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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 12:36
Songeant au TGV depuis des mois, comme une gamine qui lorgne la boite de bonbons Haribo dans la vitrine du boulanger, je n'attendais que ça... L'aboutissement d'une saison, le rêve d'un trail en Vanoise dans un décor idyllique...



Je le touchais du doigt. Malheureusement, la météo capricieuse m'a ôté le pain de la bouche... Trop dangereux du fait des orages violents prévus en cours de journée, le parcours du TGV a finalement dû être modifié la veille, au profit d'un tracé plus court de 25km mais tout aussi escarpé... Une grande déception pour tous mais la sécurité de chacun en dépendait. On ne peut pas jouer à défier les éléments surtout en montagne...

Samedi après-midi, la déception passée, je prépare donc mon petit sac pour le lendemain. Ce n'est pas la forme des grands jours, je traîne un ganglion à la gorge depuis 3 jours, rien de bien méchant mais je tente tout de même un passage chez le doc qui décèle une petite laringythe et un coup de fatigue.


Dimanche matin, après une courte nuit et un lever à 4h, nous voilà tous réunis sur la Place de la Mairie. 500 coureurs venus de France et de navarre... Parmi eux, Muriel Ulianna et son mari David venu l'encourager, un certain nombre de sympathiques "kikoureurs", des trailers croisés sur les courses précédentes... L'ambiance est conviviale et détendue.



Mais moi, à ce moment là... Je sens que mon ventre va faire parler de lui pendant la course.... J'étais loin de me douter à quel point!

6H : C'est parti pour 47km et 2900m D+...
Le parcours forme un 8, nous faisant repasser par le centre de la station aux environs du 30èkm.
Je décide donc d'y laisser mes bâtons et de ne les prendre que pour la seconde partie de la course. J'économise ainsi mes bras pour la suite. (J'en profite pour dire un grand Merci à David qui a eu la gentillesse de me les garder...)


Au programme de cette 1ère partie : une looooongue montée jusqu'au refuge du col de Chavière, une petite boucle et une loooongue descente jusqu'à Pralognan par le même chemin.
Je me sens plutôt bien pendant la première heure. Les courses d'aviron du week-end dernier m'ont donné un coup de boost, me permettant de partir un peu plus vite que d'habitude. La montée est suffisamment douce pour me permettre de trottinner sur certaines portions. Après quelques kilomètres, je retrouve Dominique, un copain coureur invétéré du Parc de la tête d'Or.


Tout se passe à peu près bien, je suis aux côtés de la 3è fille, Sandrine Barioz (vainqueur l'an passé).... jusqu'à ce que mon ventre fasse parler de lui. Après 1H de course, je sais qu'il va falloir s'arrêter aux toilettes quelque part très rapidement, sinon je cours à la catastrophe. Je parviens avec peine jusqu'au refuge de Peclet Polset à 2500m où je me précipite au petit coin.

3mn aux toilettes et hop! je laisse passer 2 filles pour me retrouver à la 5è place.

Pas le temps ni l'envie de me ravitailler. Je file vers Pralognan (1100m D- et 15 km plus loin). Dans la descente, je croise tous les concurrents suivants, encore en train de grimper. Les encouragements vont bon train, chacun y va de son petit mot de soutien. L'ambiance trail ... y'a pas à dire c'est vraiment motivant!


A la descente, je cours sur des oeufs. Mes boyaux se tordent dans tous les sens. Je tente de limiter les chocs au maximum, mais rien n'y fait. J'ai envie de me jeter derrière chaque buisson! J'attends le hameau des Prioux avec impatience, 2è escale WC dans un restaurant... Celui-là même où, la veille, j'admirais la montagne en buvant une bière !



3mn aux toilettes et me voilà à la 6è place... Dégoutée... Je repars avec mon mal au bide toujours omniprésent. L'arrivée à Pralo se fait sous l'orage. On dirait que la nuit tombe en milieu de matinée. Il fait froid, il tombe des cordes et les éclairs transpersent le ciel. HEUREUSEMENT! David est là... sous son kway, mes bâtons à la main.

Je tente de me ravitailler mais rien ne passe à part un coca. Quelques mots d'encouragements et me voilà repartie pour 1200m D+, en 5è position.

Je suis vidée, j'ai froid et mal au ventre. Pourtant, il faut grimper 600mD+ secs jusqu'en haut du téléphérique du Mont Bochor. Je m'arrête de temps en temps pour tenir le ventre, pliée en deux... A ce moment là, dans ma tête, une petite voix me sussure  "ne lâche pas, ne lâche pas... tu bosses le mental là".

Et comme pour ajouter à l'épreuve, j'attrape une grosse douleur à l'intérieur du genou. Arrivée en haut du téléphérique, le ciel s'est un peu dégagé dans le ciel, mais pas dans ma tête! Impossible de descendre en courant. Je trotte en boitant pendant quelques mètres. Un coureur me double, me demande si ça va.

Non... pas vraiment... Il me propose gentiment une barre, de l'eau et s'excuse presque de ne rien pouvoir faire pour moi... Encore une fois, j'ai la preuve que les traileurs ont vraiment un esprit solidaire.


Le 3è ravito est quelques centaines de mètres plus bas. Il annonce le début de l'ascension vers le col de la Vanoise. Je bois un coca et parviens a avaler mon 1er gel depuis le début de la course, il y a plus de 4H30 ...

Je reprends un peu de poil de la bête et parviens à trouver mon rythme de croisière dans la montée. Quelques mètres devant moi, j'aperçois la 4è fille... Derrière, Ginette Moretto (vainqueur ily a 2 an) produit sa remontée... La grimpée au refuge s'annonce sportive! Je double une bande de traileurs sympas qui m'encouragent. Je resterais bien avec eux à papoter...

A 2400 m d'altitude, mon coeur bat fort dans ma tête. Je passe la 4è.
Il reste 200m D+ avant le refuge du col de la Vanoise, point culminant. Après... ce n'est plus que de la descente jusqu'à l'arrivée.

Je pars du refuge quand Ginette Moretto arrive. Je suis aux côtés d'un coureur sympa avec qui j'entame la descente. Mon genou gauche me fait souffrir, et je suis certaine de me faire doubler dans la descente... Mais finalement, emboitant le pas de mon partenaire du moment, la douleur passe (dans la tête?).


Surgissant alors du brouillard ambiant, j'aperçois le refuge des Barmettes, annoncant la dernière 1/2 heure de descente. Je me sens mieux, j'accélère. Mon "coéquipier" me suit. Je vole de cailloux en cailloux, je vais de plus en plus vite... enfin! Je me fais plaisir!

Un sentier en lacet dans les sous-bois, une petite rue pavée (glissante), j'accélère, un virage et me voilà dans la rue principale de Pralognan! Je me retourne, personne à part mon co-traileur ... Je franchis la ligne sous les applaudissements des spectateurs en 4ème position, quelques minutes derrière Sandrine Barioz et juste devant Ginette Moretto à ma poursuite ...



3ème sénior, derrière 2 fusées...

Une course de 6H19 au mental, qui va certainement laisser des traces dans les jours à venir.

Mais quel bonheur d'être allée au bout malgré tout...

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 08:36
A la question de Laurent,
"Alors les filles, qu'est-ce que vous retenez de ces Championnats de France?"...
je répondrais sans hésitation :

Le massage des pieds de Maïa!!
Un vrai régal et un pur moment de détente!
Rien que pour ça, je suis impatiente de faire les Championnats Sprints dans 2 semaines!

Mais ce qui restera surtout de ce week-end, c'est cet état d'esprit convivial et déterminé qui a régné au sein de notre petite équipe. Pas de pression, que du plaisir. A chaque course, toutes les 4, nous avons gagné ce petit cran en précision technique, en cohésion et une grosse envie d'aller au front ! Et ça, c'est bien là le principal !

Bon là, on  voit encore pas trop ma tête...
Mais je vous jure que ça pique les jambes d'en remettre une couche dans les derniers mètres !
7'06 d'effort, comment voulez-vous aussi? C'est plus d'mon âge!


Nous repartons donc avec une 7ème place aux Championnats de France en 4 de couple (victoire en finale B), sans aucun regret ni frustration...

JC quant à lui s'adjuge un titre de Champion de France en 4 sans barreur. Le 13è de sa carrière...
La grande classe quoi (et pas la même tête que moi) !


Merci Papy Dudu pour les photos!
et RV dans 2 semaines pour les Championnats Sprints!
En attendant... il y a juste le Tour des Glaciers de la Vanoise à boucler dans quelques jours...


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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 10:16
Bien décidés à prendre l'air en ce dimanche de grisaille, histoire de récupérer du raid Urbain si malchanceux, nous nous donnons rendez-vous, Cédric et moi en habits de traileurs.

La destination du jour est choisie par Cédric et ce sera : Villebois, dans le Bugey, à 40mn de la maison. Villebois est un vieux petit village situé à 1km du Rhône, dominé à l'est par des montagnes escarpées, derniers contreforts du massif de Portes.


Au programme du jour, une rando tranquille à durée indéterminée. Tout dépendra de l'état de forme et de l'évolution météo...

9H30, carte IGN à la main nous voilà fin prêts mais avant... nos estomacs respectifs nous rappellent à l'ordre! La course d'hier a bien entamé nos réserves et mes 2 petits yaourts de ce matin sont déjà loin!  Une petite halte à la boulangerie du coin s'impose donc. Quelques bouchées d'une pizza fort gouteuse, assis sur un banc de la place publique et nous voilà d'attaque! (il est 10H)

De Villebois à 250m d'altitude, nous grimpons le long du Rhéby, où se trouve un départ de canyon. Nous empruntons un petit sentier qui nous hisse à travers la forêt domaniale de Porte jusqu'au "Calvaire de Porte" à 1010m d'altitude.
Durant la montée, nous traversons les paysages et des types de végétations incroyablement variés. Entre les sous-bois humides et tapissés de mousses et de fougères, les sentiers secs et caillouteux, les forêts de pins puis de feuillus, nous sommes sous le charme.

Dommage pour nous, tout en en haut, la pluie s'invite à la table (d'orientation) et nous ne pouvons que deviner les sommets enneigés des Alpes.

13H30 : la fatigue et les températures dignes d'un mois de février nous poussent à raccourcir le parcours. K-way de rigueur à la descente ! Avant de regagner la voiture, nous faisons une petite boucle pour découvrir une petite cascade cachée en sous bois, l'eau y est pure et les vasques donneraient presque envie de s'y baigner. Dommage qu'il fasse si gris!

14H30: C'est l'heure de rentrer pour savourer une bonne bière en pression à la maison, et apprécier le barbeuc !

Une bonne récup de 4H30, histoire de s'achever !! et un dimanche comme on les aime...
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 16:13
Cette année, bien qu'ayant franchi la ligne d'arrivée en 2è position,
point de podium pour le team Planète Tonique...



Au terme de 77km et 6 heures de course, nous ne serons effectivement pas classés. La raison? 2 erreurs aussi bêtes que fatales et qui nous valent ce podium pourtant acquis de haute lutte.

Résumé:

11H : Le parcours Open débute par une petite CO dans le parc du Fort de Saint Priest. Nous y perdons de précieuses minutes, à jardiner et à tourner en rond.

De retour au parc à vélo, nous sommes donc bien loin au classement. Les débuts sont certes difficiles mais peu importe, il reste 60km et nous savons que nous avons les moyens de rattraper le retard. L'enchaînement en VTT au road book nous permet effectivement de revenir progressivement dans la course.

Nous rejoignons l'équipe des triathlètes de Saint Priest, en 3è position, avec qui ce sera le jeu du chat et de la souris jusque dans les derniers km... Plusieurs hésitations et quelques erreurs nous retardent dans notre progression et obligent à passer puis repasser devant eux, puis... rerepasser devant eux.

La crevaison des seconds nous permet de gagner encore une place au classement.

Au fil des heures, c'est un enchaînement d'épreuves en tous genre  : VTT' O , CO mémo, CO à pied, épreuves en piscine, nage en lac, canoé, cordes, patinette, tir à la carabine, run&bike, et même un petit canyon... Bref un cocktail d'activités qui permettent de reprendre un peu d'énergie et de rigoler un coup...



Mais .... c'était sans compter sur la balise 19 ! Cette fameuse balise où nous attendait une épreuve sur mesure : 1000 mètres à l'ergomètre en relais! 3 rameurs dans l'équipe, autant dire que cette épreuve était faite pour nous!
Sauf que?...
Sauf que?...
Et bien nous avons eu la bonne idée de la "zapper" sur le road book! (tout comme les triathlètes d'ailleurs).

Avant l'arrivée, nous passons donc par la case "ergo" avant de bipper la balise que l'on croyait être celle de l'arrivée  (Pauv' Lolo! Tu avais l'air d'en chier sur l'engin...).

Un bon ravito pour se consoler de cette erreur, quelques discussions avec les organisateurs, nos poursuivants... bref fin de course quoi! Sauf que 20 mn plus tard, nous nous rendons compte qu'il y a une arche d'arrivée à quelques mètres de là.
Et devinez quoi?
Oui.... c'est bien ça!
Le bip d'arrivée était là...
20mn plus tard, nous voilà en train de bipper sur la ligne !!
De quoi s'en morde les doigts non?

Voilà! On appelle ça un raid "rondement" mené! Nous sommes seconds à l'arrivée, mais n'ayant pas réalisé les épreuves dans l'ordre, nous ne serons tout simplement pas classés...


M'enfin positivons! Il faisait beau, les épreuves étaient une nouvelle fois vraiment sympas, et mes équipiers aussi!!
Merci Lolo (Tissot) d'avoir sacrifié ton inscription au trail de Faverges pour venir jouer aux apprentis raiders avec nous (parce que là... on peut vraiment dire qu'on a joué aux touristes...)

Merci Arnaud pour les photos!

 
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 21:52
Petits papotages de fin de course avec Karine Herry et ma prédécesseuse au Merrell Oxygen Challenge
Là, j'étais en train de dire : "Mais euh... vous courriez vous, dans la montée du dernier ravito??"
Quelle question...Karine, elle court tout le temps!

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 14:33
Extrem'Trail pourrait-on l'appeler...

En effet, cette 7è édition du Trail des Allobroges aura été marquée par des conditions dantesques. Après les pluies de ces derniers jours, le parcours s'est transformé en un véritable champ de bataille noyé de boue...

Plus que ma 2è place, c'est donc le fait d'avoir bouclé ces 55km et surtout 3800 m+ qui me donne satisfaction aujourd'hui! Après une semaine chargée et marquée par un gros coup de fatigue, le doute était là...et pourtant je suis allée au bout après 9H16 d'effort.



Petit résumé:

7H, le départ est donné. Tout le monde a le sourire aux lèvres prêt à en découdre avec les montagnes alentours... Mais ca ne va pas durer. A peine 2km que nous sommes partis et nous voilà en forêt à pateauger dans la boue sur un sentier devenue patinoire après le passage des premiers coureurs. En montée, à chaque pas on recule de 15cm...accroché à une racine ou à une branche. Une chose est sûre, ca va être très long.

De mon côté, les sensations ne sont pas bonnes. J'ai les jambes lourdes et mon coeur bat fort. Une descente dans la forêt puis dans un pré me rappellent un peu le ski ... Mais en beaucoup moins drôle. Je suis sur des oeufs.... Le risque de chute est omniprésent, et je suis empêtrée entre mes bâtons et mon petit doigt hors service depuis 1 semaine.. Tout le monde me double.



Au 10èkm,décision est prise.... Je ferai le petit parcours.

En effet, 5km plus loin, les deux parcours se séparent : le 32 km avec ses 2200m+ et le 55km avec ces 3800m+. Au départ, la direction de course nous avait prévenue : "Avec les conditions d'aujourd'hui, mieux vaut être sûrs de terminer le 32km que d'abandonner sur le 55km, à vous de voir!"

J'arrive au ravito... Là le fléchage indique qu'il est temps de prendre la bonne décision... Petit, grand?
Sans raison ni hésitation, mes pas me conduisent finalement vers le grand...Incorrigibles ces pieds... D'un seul coup, Les rangs sont beaucoup plus clairsemés.

Petit à petit, je trouve un rythme et me mets à penser à JC qui est en finale de la Coupe du Monde à Lucerne. Je me demande à quelle heure il court (j'ai oublié de lui demander) et espère que la perf sera au RV. Je pense aussi à Anne, je me dis qu'un jour on fera un truc comme ça ensemble...Bref, j'occupe mon esprit.


Un peu plus loin, dans une montée interminable et raide, je commence a rejoindre quelques coureurs, dont une femme et son mari. Elle semble souffrir physiquement et pourtant ... il reste encore beaucoup à parcourir.

Mes sensations sont finalement plutôt bonnes au bout de 3h de course. Vers le 25km, je rattrape une autre fille. On discute un moment... Bénédicte connaît mon blog, son mari Marc Paturel fait des raids, ils sont lyonnais, ont bossé à Compiègne & sont passionnés de sport nature... Bref pleins de trucs sympas en communs. Vraiment cool de tomber sur toi Béné !


Après quelques beaux passages dans la neige ( l'occasion de faire un peu de luge sur les névés, ca change de la boue!), nous pointons en 3è et 4è positions au ravitaillement du 29èkm.

Puis peu à peu, au fil des grimpettes, je m'éloigne pour finalement me retrouver seule au monde. Point de coureurs à l'horizon... Je croise des randonneurs, ils m'encouragent et me disent que la 2è fille n'est pas loin... Aie, il va falloir tenter une remontée, et ca va faire mal aux cannes... Je décide donc de garder mon rythme sans accélérer...Il reste tout de même 25km à parcourir et pas des moindres!

Je l'aperçois devant moi au 35èkm.  Je passe devant en montée, elle repasse devant en descente... Pas la même ambiance qu'avec Béné... Je la laisse finalement derrière moi au ravito du 37èkm, dans la montée vers la Pointe d'Ireuse, point culminant du parcours à 1891m.


Là... Gros coup de mou de la carotte qui tire la langue... Voilà plus de 7H que nous sommes partis. Depuis le début, le parcours est d'une exigence extrême tant physiquement que techniquement. Chaque descente est un défi aux lois de la gravité et demande une concentration de tous les instants pour éviter l'entorse ou pire.

Après l'ascension à 180 de puls'... la descente de la Pointe d'Ireuse est un vrai calvaire pour moi... avec mes bâtons et mon p'tit doigt en l'air, au milieu des rochers glissants et de la boue. L'arrivée au ravito du 45èkm se fait par un passage de cordes en quasi rappel... Le top quand on a 3 doigts! Bref, je me fais reprendre par la 3è.

Au ravito, j'aperçois Maman qui attend là depuis 3H... Pas trop le temps de m'arrêter si je veux garder ma position. Un verre de coca, un abricot et je repars donc aussi sec (jeu de mots...).


Une dernière montée au Perthuis, plus douce cette fois et il nous reste une longue LONGUE descente dans la boue (pour changer) de 1200m-. Je décide de me lâcher un peu dans cette descente qui ressemble beaucoup à celle parcourue tant de fois avec Laurent au refuge de la Grande Montagne. La fin approche, il reste 8km. Je me retourne, personne à l'horizon à part le coureur qui m'accompagne depuis le dernier ravito. La descente se fait sans encombre mis à part un beau plouf dans une marre de boue.


En bas, il reste encore 3 ou 4km de plat qui me paraissent interminables. Heureusement nous sommes 2... Une dernière bosse et nous arrivons dans le centre du village... pour enfin franchir l'arche salvatrice, épuisés mais heureux d'avoir vaincu ce parcours difficile après 9H16 de course.


Mes remerciements:
- A Catherine pour l'accueil, le prêt de voiture... et le gouter/apéro de récompense... Ah cette Auberge d'Anthy...
- A Maman qui est venue spécialement de Touraine pour assister à son 1er trail, et quel trail!
- A Barbara, fidèle lectrice de mes récits, qui me donne envie de continuer à faire vivre ces modestes pages...
- A toutes celles et ceux qui m'ont encouragé sur la parcours, coureurs comme bénévoles, spectateurs ou randonneurs de passage. Dans ces moments là, chaque petit mot de soutien a son importance!


Un grand merci aussi aux organisateurs pour le bouquet de fleurs et ...(après négociation) la bouteille de vin du Jura et le Reloch'....Ben oui quoi... Après tout, pourquoi il n'y aurait que le podium masculin qui aurait droit aux bonnes choses...



Mon bilan:
Juste la satisfaction d'avoir été au bout une nouvelle fois, alors que rien ne m'y prédisposais...

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 15:57
Et ....

En ce samedi 24 mai, la journée, pourtant déjà forte en émotion, était loin d'être terminée.
A l'issue de la remise des récompenses, avait lieu l'élection des Ambassadeurs du Merrell Oxygen Challenge.

Le principe :  " A l’issue de l'épreuve "trail"  & "VTT", 4 participants (2 hommes et 2 femmes) seront sélectionnés et pourront devenir les Ambassadeurs du nouvel événement d’Amaury Sport Organisation jusqu’en mai 2009"

Et à16H30, les résultats sont annoncés. Les nominés sont ....
En VTT : Julien Gaulandeau & Coralie Mounier
En trail : Benoît Boistard &.....moi!!


Tout simplement un truc de dingue...
Me voilà donc représentante "trail" de l'événement durant 1 an de façon tout à fait inattendue!

Pour mener à bien cette mission, l'organisation a décidé de nous aider dans notre pratique sportive de tous les jours. Comment ? à travers une aide matérielle conséquente (un VTT, un GPS et une dotation textile), le remboursement aux frais d'inscription à 3 courses de notre choix, mais aussi la possibilité de participer à des stages d'entraînement avec des stars, les conseils de pros, etc...


L'idée est de véhiculer l'image de ce futur événement qui se veut festif, tout public et surtout respectueux de "l'esprit trail", un esprit convivial et nature, sans prise de tête... Bref, je suis emballée!



 
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 10:09
Un week-end incroyable que ce dernier!

Vendredi soir, décision est prise de sauter dans le Kangoo et de filer en direction du Cantal et plus précisément au Lioran, pour participer au trail organisé par ASO : le "Merrel Oxygen Challenge".
Pour m'y accompagner, une supportrice de choix : Anne!

Une soirée sympathique au Gîte de Grandval près de Chaudes Aigues et  du barrage de Grandval.

Bernadette et Gilles nous y accueillent de la meilleure des manières: avec un aligot et une terrine maison (le bon régime pour préparer une course) ! Une très bonne adresse que je conseille vivement, surtout aux amateurs de pêche sportive (Gilles étant guide de pêche pro). Toutes les infos ici

6H: Petit déj puis départ au Lioran pour retirer le dossard. Un énorme petit déj est servi dans le bar partenaire de la course.

Sur place, je prends conscience que la partie va être serrée : les stars sont là ... Dawa vient me saluer et prendre des nouvelles de ma cheville...cool... puis j'aperçois Karine Herry, tout de vert vêtue.

9H: Le départ est donné, je décide de rester au contact de Karine, histoire de prendre un petit "cours de trail"...


Nous échangeons quelques mots et au bout de 6km, elle file devant dans une montée. Je sais que la 1ère partie du parcours est descendante, mais il faut gérer car il y a 2000 + derrière...

8èkm : 1ère chute de la carotte (il en fallait bien une!). Une belle glissade avec un atterrissage en beauté sur la cuisse gauche. Rien de mal ouf! Je reprends ma route en me faisant super plaisir. C'est bien mon truc moi, la descente! Alors je décide d'en profiter.

12èkm: 2ème chute!! Et là, c'est le petit doigt de ma main droite qui prend cher. .. tout bleu et tout gonflé (ca ma vaudra une attelle pendant 10j). Tanpis, les doigts ca ne sert pas pour courir...  Je poursuis. (merci Philippe de m'avoir "ramassée")

Au 15km je suis 2è derrière Karine. Tout va bien... Je me retourne, jette un coup d'oeil sur ce qui se passe à l'arrière, et vois 2 gazelles me rattraper à toute allure. En moins de 2mn elles me doublent toutes les deux et filent. Et me voilà 4è en moins de temps qu'il ne faut pour le dire!  Pas d'affolement, il reste toute la montée, rien ne sert d'accélérer sinon le surrégime me guette. soyons raisonnable...

Au détour d'une ruelle, j'aperçois ma copine Anne, prête à déclencher l'appareil photo. Sourire de rigueur!

Hop, j'en profite pour lui refiler mon coupe vent, car je sais qu'avec la montée qui m'attend, je ne risque pas d'avoir froid. Et là... l'ascension vers le Puy Griou commence... Les choses sérieuses quoi !

Nous sommes au 18èkm quand on m'annonce que les filles devant ne sont pas loin! Effectivement, j'aperçois Karine un peu plus haut. Je prends un chrono. Il n'y a pas plus de 2mn entre nous... Mon estomac me fait souffrir mais j'essaie de ne pas focaliser. Une petite grimpette me permet de la rejoindre. Quelques centaines de mètres en sa compagnie me donnent des ailes. Elle m'encourage et me dit que les 2 autres ne plus très loin devant. Elle n'est pas au mieux de sa forme n'ayant repris que depuis 1 semaine depuis sa blessure. Du coup, elle me dit d'y aller.... "Je crois en toi, rien n'est joué avant la ligne, va les chercher!"

Vers le 27è km, le profil redevient descendant... J'accélère et rattrape la 2è. J'arrive au ravito quand la 1ère en part... On manque même de se rentrer dedans!  Mon ventre fait des siennes. Dommage, j'ai envie mais ne peux pas vraiment accélérer. Du coup, je gère pour garder ma position et ne pas avoir de crampes d'estomac.

Au bout de 4H... je franchis la ligne 2mn derrière la première et 3mn devant Karine Herry... Une belle expérience.



Mon bilan:

- Un parcours vraiment chouette malgré le mauvais temps (perso moi ça m'arrange bien). Surtout le petit passage dans le ruisseaux sous la cascade !

- Une organisation sans faille côté trail, avec des sacrés moyens mis en oeuvre,
- Et aussi, la joie et l'honneur d'avoir couru aux côtés de cette grande dame du trail qu'est Karine Herry.
- Et puis... bien contente d'avoir eu Anne comme supportrice, d'avoir tchatché avec Dawa, d'avoir rencontré plein de gens sympas etc...
- Et.... la suite au prochain épisode! (un 2 article devrait bientôt suivre)


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 09:01
.... Mais moi, c'est aux régates de Mantes la Jolie!

C'est moins prestigieux mais ça fait quand même bien mal aux pattes...
Une 1ère place en 4 de couple avec mes copines du Tours Aviron Club, Carole, Maëlle et Maïa.
Et une (bip....) place en double avec Maëlle.

Ben quoi ? On a bien le droit de filtrer l'information sur son blog non ?


En tous cas, ce week-end aura été l'occasion de remettre la combi du Tours Aviron Club 12 ans après, et de renouer avec les joies du minibus et des nuits au Formule 1!
Prochain RV : fin juin, les Championnats de France...toujours à Mantes!
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 09:00
Après d'infinies hésitations et contre toute attente (y compris la mienne), j'ai finalement retiré mon dossard pour le grand parcours du Nivolet Revard... Au programme : 50km dans le massif des Bauges, et surtout 2400m D+ !


La veille au soir, devant la table d'inscription, le doute était encore là, lancinant ... Faisant fis de mes incertitudes sur ma capacité physique et mentale a encaisser une telle course après 1 an d'arrêt, je décide de suivre Cédric (Frno) et Franck (Bussière) dans cette aventure.  Inconsciente la carotte? Certainement oui....


Pour une fois, je prends le départ sans aucun objectif mis à part celui de faire un bel entraînement, d'admirer les paysages et surtout de terminer...

8h, le départ est donné pour plus de 400 coureurs. Je vois la tête de course s'éloigner sans aucun sentiment de frustration, c'est étrange mais tellement "reposant" en même temps !


Nous attaquons la montée au Revard au bout de quelques kilomètres. Je décide de rester tranquille. Cette fois, c'est contre moi que je me battrai ! La montée est rude : presque 1400 m de déniv + à enquiller d'entrée de jeu alors que je n'ai pas d'entraînement spécifique montagne cette année....

J'arrive au premier point d'eau déjà vidée, voilà plus d'1h que nous sommes partis... des pensées d'abandon m'envahissent... je sais qu'il reste encore 40 km et je ne vois pas comment mes jambes et mon estomac vont supporter la contrainte.

Je bois un peu, enlève un petit cailloux de ma chaussure et jette un oeil sur le profil griffonné sur un bout de papier et précieusement conservé dans ma poche. C'est décidé, je file... et cette fois ne me laisserai plus jamais gagner par ce genre d'idées noires malgré la fatigue et la douleur... Il faut aller au bout.

Peu à peu, levant la tête, j'observe mon environnement... Le parcours surplombe le lac du bourget, nous laissant admirer les falaises & les sommets blancs avant de nous faire plonger dans la forêt encore enneigée, à travers les pistes de fond de la Féclaz.


J'échange quelques mots avec Pascale, qui avait elle aussi couru les Cabornis un an auparavant. Je me sens bien, galoper dans la neige me permet de reprendre un peu d'énergie avant d'attaquer la montée vers la croix du Nivolet. J'y aperçois Cédric l'air bien fatigué ... Nous sommes au 32è km et je pointe à la 10è place non loin des 8è et 9è filles, mais cette fois... je n'ai aucune envie d'aller les chercher car je n'en ai pas les moyens physiques.

34èkm : une dernière grosse difficulté nous attend... 1400m négatif, c'est-à-dire une descente interminable, histoire de bien s'achever. Je rejoins Cédric au ravito un peu plus bas, il n'est pas bien et à envie de vomir... pas la pêche des grands jours quoi... A regret, je dois le laisser là et reprendre ma route ...

Les derniers km semblent interminables, je mets un pied devant l'autre la tête baissée... Une fille me rattrape dans les 5 derniers km. Pas grave... voilà 6h que je suis partie et je sais que je vais aller au bout de ce défi personnel ... c'est bien là l'essentiel pour aujourd'hui !

Les encouragements s'intensifient, la ligne d'arrivée tant attendue est toute proche... Encore quelques pas douloureux et me voilà sous l'arche... tellement fatiguée mais si contente d'avoir bouclé le parcours au bout de 6h15mn en 11è position


Mon bilan :
- D'abord, la joie d'avoir été au bout,
- Ensuite, l'envie d'aller plus loin et plus vite sur les prochaines courses,
- Mais aussi le plaisir d'avoir enfin fait la rencontre de Yann et de Laurent ! que j'espère revoir très vite...

Mes spéciales dédicaces:

- A mon ami Cédric qui a eu le courage de finir lui aussi, quelques minutes après moi, malgré ses déconvenues digestives

- A mon ami Franck qui fait une belle 7è place devant mon idole Dawa et qui fait dorénavant partie de l'élite des traileurs français (si si Franck, on peut le dire sans rougir!)

- Aux bénévoles qui travaillent d'arrache-pied pour faire de ce trail, un des plus renommés du territoire par la beauté de ses paysages et grâce à son organisation sans faille

- Au podium féminin (45kg de moyenne, autant dire que je fais tache sous la douche!)
- Et enfin à mes petites gambettes qui ont droit à un repos mérité de quelques jours...





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