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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 14:14
A nous les pentes immaculées!


Ce week-end ensoleillé aura été l'occasion de tester nos nouveaux joujoux sur le domaine de Crest Voland encore épargné par les dameuses... Un vrai bonheur que de glisser seuls dans le silence de la montagne...

Petit message à Juju : je t'avouerai que, sur cette photo, la Saintélyon est loin, TRES loin de mes pensées...
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 16:24

Grosse séance pour moi dimanche matin


C'est en compagnie de 3 fusées que je choisis d'aller gambader sur le parcours de la Saintélyon entre Saint Christo et Soucieu-en-Jarrest... Jérémy (Pouge), Franck (Bussière) qui termine sur le podium en relais l'an passé, et l'ami Flo (Racinet) qui, quant à lui, s'adjuge tout de même la 4ème place en individuel en seulement 5h21...



Bref, vous l'aurez compris, il fallait avoir le coeur bien accroché et les jambes coriaces pour rester en leur compagnie durant plus de 30km!!


Partis de bon matin après avoir sortis Flo du lit... (ah... la bonne vieille panne de réveil du dimanche matin, elle fait mal celle là!), nous déposons une voiture à Soucieu en Jarrest. C'est reparti pour 35km de route givrée avant d'atteindre le petit village perdu de Saint Christo.


Séance enfilage de gants & bonnets et nous voilà enfin prêts à affronter le froid extrême des Monts du Lyonnais!!!

Nous gambadons au milieu des champs enneigés, profitant de l'air vivifiant, carte IGN à la main.



12è km, je sens apparaître un échauffement sous la voute plantaire, échauffement qui se transforme rapidement en véritable ampoule. La descente de Sainte Catherine est fatale... L'ampoule éclate au contact des pierres et je me mets à courir comme un crabe pour compenser la douleur... Difficile de maintenir le rythme endiablé des fusées précitées dans de telles conditions...


Une petite pause s'impose, histoire de vérifier l'état du pied. Une belle ampoule bien circulaire ! Petit instant de réflexion puis la décision est vite prise  : impossible de faire encore 16km en courant comme une éclopée. Il y a trop de risques que je me fasse mal ailleurs à vouloir compenser, et je n'ai surtout pas envie de louper la "vraie" Saintélyon dans 2 semaines à causes d'une sale ampoule !

Tanpis, à contre coeur, je les abandonne là en attendant qu'ils viennent me chercher en voiture à la fin du parcours. D'ici là, je tâcherai de passer le temps et de résister aux morsures du froid en marchant tranquillement ... Dégoutée je suis... moi qui commençais à bien m'éclater avec mes 3 compagnons.


Je les vois donc s'éloigner au galop avec regret et amertume. C'est alors qu'un coureur que nous avions doublés quelques km auparavant apparaît, tel le messie. Je lui saute quasiment dessus pour lui demander si, à tout hasard, il a un pansement dans ses poches. Par chance, sa voiture est garée à 100m de là et il a "peut-être" quelque-chose.




Je tente de rattraper mes 3 lascards pour les prévenir. En vain, ils sont trop rapides. Mon sauveur se met alors en mode sprint pour les rejoindre et les prévenir que je ne suis peut-être pas totalement perdue! J'aperçois quelques instants plus tard tout mon petit monde revenir au trot jusqu'à la voiture du gentil monsieur.


Nous élaborons un pansement de fortune avec 2/3 bouts de hansaplast et un morceau de scotch enroulé autour du pied pour faire tenir le tout. Quelques remerciements, puis nous donnons RV à mon sauveur dans 2 semaines avant de repartir au galop! Trop contente la carotte!




Quelques km plus loin, une bifurquation nous fait hésiter. On tente le chemin qui grimpe à gauche... Manque de bol! C'était celui de droite!


Le fameux panneau


Une fois encore, un marcheur arrive a point nommé pour nous recaler sur la carte... Décidemment c'est un jour de chance! Hop c'est reparti dans l'autre sens.

Grand moment d'explication de Flo, ca promet pour les prochains raids....


Descente du bois d'Arfeuille, Saint Genoux, Marjon... Les kilomètres défilent au compteur. Nous atteignons les portions descendantes et bitûmeuses qui nous conduisent jusqu'au village tant attendu de Soucieu en Jarrest. Il est environ 12H30 quand nous ouvrons le coffre de ma voiture pour engloutir un bon croissant et mettre des vêtements secs !

Résultat des courses, 33km et 1270m+ et des jambes en coton à l'arrivée...




Un grand merci à mes compagnons de route qui ont eu la gentillesse de m'emmener avec eux, malgré le fossé - que dis-je - l'abîme qui nous sépare ! Vivement la nuit du 7 décembre, où, j'en suis sûre, Franck et Flo vont tout péter !



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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 09:45
6H15, 1700m+, 30km et....
2 barres de céréales"Grany"

Voilà comment se résume notre balade "trail" au dessus des nuages samedi, en quelques chiffres .
 

Tout commence avec une matinée bien brumeuse le petit village de Crest Voland, désertique en ce mois de novembre. Il est temps d'enfiler gants et bonnets et de se munir de la carte IGN du coin pour aller explorer les forêts alentours.


Nous atteignons le village de Cohennoz à travers les bois, traversant les torrents chargés d'eau, au pas de course.



Encore quelques km et nous entamons une belle grimpée jusqu'à la Croix de Coste, où les nuages laissent place à un grand soleil. La neige est au rendez-vous, masquant les sentiers pour ne nous laisser que les traces de lièvres variables et autres chevreuils comme points de repères.
 
Une belle mer de nuage s'étend à perte de vue,


Nous atteignons le sommet du Mont Bisanne avant de redescendre tout schuss à travers les pistes de ski jusqu'aux Saisies au point d'en perdre haleine... Que du bonheur!

(Attention cette vidéo peut heurter la sensibilité des personnes en manque de neige...
et peut accessoirement donner mal au coeur!!)


P1030579
envoyé par carottef

La pause déjeuner tant attendue à la Station se termine en queue de poisson... Voilà 4H que nous crapahutons, il est 13H30 et il n'y a pas un chat dans la rue principale... pas une superette, pas une boulangerie, pas même un resto pour soulager nos estomacs!
Nous déballons 2 pauvres barres de céréales esseulées dans nos sacs, pour éviter l'hypo et repartons aussi secs pour ne pas trop penser à la faim. C'est reparti pour une grimpette en trace directe dans un champ de neige vierge sous le télésiège du Chard du Beurre pour atteindre le sommet et rejoindre le sentier du Tour du Beaufortain.

Une belle descente "freeride" dans la poudre à travers les sapins nous attend, suivi d'un long single forestier à flanc de montagne au dessus d'un torrent. Nous avons la chance d'y croiser une harde de 4 magnifiques chamois.

Je me sens bien faible et il fait froid dans ces sous bois. Il est temps d'arriver...
C'était sans compter sur une rencontre impromptue avec quelques magnifiques chanterelles... Arrêt obligatoire pour remplir un petit sac ! 10mn de cueillette et c'est reparti pour 45 mn de crapahute. J'apprécie la session "tractage", activité que découvre JC.


16H30, nous sortons de la forêt et arrivons pile poil au pied de la résidence... Quel bonheur de mettre les pieds au sec de de boire un thé chaud accompagné de tartines de fromage! Le brouillard et la nuit tombent déjà sur le village tandis que nous sommes bien au chaud affalés sur le canapé... hmmm, belle récompense!



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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 17:41
Récit d'une course pittoresque à plusieurs égards :

D'abord parce que la course se jouait à domicile... à seulement quelques mètres de la maison avec un départ donné par le père en personne.  Impossible dans ce cas, d'y échapper !
Ensuite parce-qu'il s'agissait d'un 10km sur route, distance jusque là inconnue pour mes petites jambes, qui regroupait 90% de "bitûmeux"...
Et enfin parce qu'elle fût l'occasion de partager un moment avec les vieux copains, assez courageux pour se lever un dimanche matin pluvieux et chausser les baskets !


9H00: Arrivée de Mathieu et Maïa à la maison pour un petit échauffement dans les rues de Rochecorbon.
Nous attendons Loulou qui, rentré au petit jour d'une virée festive dans les rues de Tours, avait décidé la veille après quelques verres de Champ', de venir risquer sa vie sur le 10km.

9H30: Nous voici de retour de l'échauffement, constatant avec satisfaction que Loulou a tenu sa parole... Il arrive comme une fleur pour le petit déj'... (le départ est dans 30mn et il n'est pas encore inscrit, mais ça...c'est juste un détail!). Un petit café, quelques tartines et notre athlète international est fin prêt!

9H45: Epinglage du dossard n°1293 de Loulou.

10H00: Le coup de pistolet est tiré par le papa en personne.


C'est parti pour 2 boucles de 5km sur les chapeaux de roue! Je me place derrière la première ... Difficile de tenir sa cadence, on est sur du 15 ou 16km/h mais je m'accroche... On verra jusqu'où ça tient...
Première côte au bout de 3km. Je vois la 3è à mes trousses, encouragée de vive (très vive...trop vive?) voix par son lièvre. Je tiens ma position pendant la première boucle. Une descente rue de Vaufoynard et nous repassons devant les supporters... C'est reparti pour une 2è boucle. J'entends ma poursuivante et son coach se rapprocher progressivement "On la tient on la tient"...

8km et je me fais finalement doubler dans les derniers km n'ayant pas les jambes pour tenter un accélération. Dernière descente dans la rue de Vaufoynard, JC est là pour m'encourager et faire les dernières foulées avec moi. Je passe finalement la ligne en 3è position à quelques secondes des 2 premières...


JC quant à lui, après avoir mené la course pendant 9,8 km, se fait passer au sprint dans les 200 derniers mètres...


Quelques minutes derrière moi arrive Mathieu,

puis Maïa :

puis enfin... la star locale : Loulou! Qui, bien évidemment, s'arrête directement au stand pour y déguster un bon verre de vin chaud

La fine équipe est de nouveau réunie pour trinquer à cette matinée mémorable, autour d'un verre de Vouvray ! C'est qu'on commençait presque à avoir soif!


Mon bilan:
Une expérience sympa de la route, qui mériterait un peu de préparation spécifique plutôt que quelques soirées trop arrosées pour être en haut du podium. Mais bon... Mon choix est vite fait!
L'expérience inédite de partager un podium avec Maïa (9è féminine)
Le souvenir d'une matinée improbable à courir dans Rochecorbon avec des potes!




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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 10:16
Après la rubrique Aviron, c'est dans celle du trail que JC se fait remarquer...

Petite photo en compagnie de Cathy et Pascale


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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 08:40
Une semaine de récup ponctuée d'un petit footing, 2 séances d'ergo et une sortie bike&run pour recharger les batteries après le marathon des Causses, et me voilà prête à enfiler le dossard du Lyon Urban Trail.

Alex et Benjamin, dignes représentants du Merrell Oxygen Challenge sont justement là pour m'encourager... Impliqués à tel point qu'ils décident au dernier moment de s'aligner eux aussi sur le 20km en compagnie de JC!


Il est 8h quand le départ est donné. Contrairement au week-end dernier, je gère plutôt mal mon positionnement au départ et je me retrouve au milieu du peloton. Mais peu importe, aujourd'hui c'est entraînement, donc ....

J'en profite d'ailleurs pour tester plein de nouveautés:
    - la ceinture porte bidon Adidas avec 4 petites fioles qui m'évite de porter le traditionnel sac à dos,

    - les nouvelles" socquettes trail" de chez BV Sport dont le vendeur m'a vanté les mérites (censées te masser la plante des pieds pendant que tu cours, le rêve quoi... Remarque à 18 € la paire, elles peuvent au moins faire ça!)

    - les manchettes Husky pour ne pas avoir froid à mes petits bras...
Bref, avec tout ça je suis parée pour parcourir les 6000 marches et 40 km des escaliers lyonnais...

A peine la ligne de départ franchie, je tente de me faufiler à travers la troupe de coureurs, ce qui me vaut un bon début de course de slalom à 16km/h dans le parc de la Tête d'Or... Je rejoins Pascale Bouly avec qui j'ai déjà partagé quelques courses mémorables (Cabornis, Nivolet Revard, etc...). Quelques foulées ensemble et je m'éloigne pour tenter de gagner un peu d'espace.


Sortie du Parc, la première montée s'annonce. Pascalou (Lillaz) me rattrape, on échange quelques mots puis ce sont les 1ers escaliers. Je prends mon rythme de croisière et me sens plutôt bien. Une poubelle se jète alors sur moi brusquement, venant s'écraser sur l'angle de mon coude où se trouve le nerf... Sympa comme sensation! 2 ou 3mn à me tenir le bras en courant et je retrouve progressivement l'usage de ma main engourdie. Ca tombe bien car les escaliers s'enchaînent et je bénis ceux qui ont eu l'idée d'y installer des rampes ! Une deux! Une deux! La main droite qui s'aggripe à la rampe, la main gauche posée sur la cuisse et ça grimpe en rythme.

Dès qu'il y a un plat, j'ai l'impression de pouvoir sprinter! 13èkm, c'est déjà le premier ravito. Pat est là, elle attend de prendre son relais. Un petit mot d'encouragement : "Allez Caro, Cathy n'est pas loin! A peine 3mn!". Et là je me dis... Bon ben, tant qu'à être 2è autant essayer de rester au contact... Du coup, j'avale cul sec 2 gobelets d'eau et c'est reparti jusqu'au ravito du 21è km. Tous les coureurs qui sont à mes côtés m'encouragent et me donne la pêche... C'est un vrai plaisir.

Une petite hésitation sur le balisage me fait perdre 1mn en haut de la Sarra mais le coup est vite rattrapé grâce aux autres concurrents qui se mettent à hurler quand ils me voient partir dans la mauvaise direction. Des escaliers en descente, le centre ville, les ruelles escarpées en montée, Fourvière... tout s'enchaîne jusqu'au ravitosuivant. Il est temps de recharger mes petites fioles... 2 verres de coca, 1 gel énergétique histoire de remettre un peu d'essence dans la machine et hop, en route pour le 3è ravito. La vue est magnifique sur Lyon, avec en toile de fond de gros nuages noirs menaçants sur les Alpes.

Yann & sa moitié sont là, au bord du chemin. "Allez Allez Caro, tu n'es pas loin! Faut envoyer!" Il reste une quinzaine de km. Je jète un oeil à mon GPS et constate que je suis encore à 13,7 km/heure sur le plat. Tout va bien, les articulations sont raides, les crampes aux ischios ne sont pas loin mais... tout va bien. Je m'aide maintenant de mes 2 mains sur les rampes pour grimper les escaliers. Je me dis qu'au moins là, tirer sur les rames pendant des années ca sert!

Dernier ravito, dernières difficultés, puis nous traversons le Rhône. J'aperçois la Cité Internationale à quelques centaines de mètres. La ligne d'arrivée est toute proche. JC, Alex, Benj sont là, appareils photos à la main... Encore quelques mètres et je franchis l'arche d'arrivée 2ème à 2:50 de Cathy Dubois mais surtout ... contente d'avoir pris du plaisir malgré le bitûme!

Mon bilan:
- Une course rassurante pour moi qui commençait à sérieusement douter,
- Un plaisir fou à crapahuter dans Lyon et dans certains lieux habituellement fermés au public. Un passage sous l'hôtel de ville, à travers la place des Terreaux, au milieu du théâtre antique de Fourvière, dans les traboules, sur les collines de la Croix Rousse, etc.... que de souvenirs.
- Une ambiance vraiment sympa au sein du peloton
- Un bémol cependant sur le rapport qualité/prix du reste de l'organisation (Pas de ravito à l'arrivée, pas vraiment d'animation sur le village d'arrivée...). Quand on sait que l'inscription était de 35 € le jour même, je trouve ça un peu chéro...
- Un grand bravo à JC qui termine 4è sur le 20km à à peine 20 sec du 3è
- Le même bravo à Franck (Bussière) qui frappe fort en terminant 5è et Flo à sa poursuite (8è)
- Mes félicitations à Benj et Alex pour leur perf extrême


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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 09:13
Une cocotte-minute fonctionne selon un principe  simple : elle constitue une enceinte hermétiquement close qui retient la vapeur d'eau au fur et à mesure que l'eau chauffe afin d'arriver à une pression suffisamment importante pour que l'eau atteigne une température d'environ 120°C. (Ce qui a pour but d'accélérer la cuisson).

Voilà en gros ce qui s'est produit à l'intérieur de mon corps au Marathon des Causses ce samedi...

Le fameux viaduc de Millau

Récit d'un week-end ensoleillé (un peu trop pour moi) :

Trois jours après avoir eu la confirmation de notre inscription au Marathon des Causses, nous voilà en route pour Nant, petit village de l'Aveyron, coincé au coeur des gorges de la Dourbie. Sur le site, entièrement dédié au trail le temps d'un week-end, l'effet est de taille : tous les organisateurs de courses de France et de Navarre se sont réunis à l'occasion du Festival des Templiers. De quoi se concocter un programme pour les 10 ans à venir!!

Il est 13 heures samedi quand le coup de fusil retentit, annonçant le départ du Marathon des Causses: 900 coureurs s'élancent pour 40 km et 2000 m D+.
JC et moi sommes placés en première ligne (sans forcément l'avoir fait exprès d'ailleurs), en compagnie de Juju.
Je les vois s'éloigner rapidement et je prends mon rythme de mon côté. La première partie est relativement roulante en faux plat montant. Je suis dans le trio de tête, laissant les 2 premières à vue à quelques mètres devant moi. Tout va plutôt bien... Le seul truc gênant pour moi c'est, comme d'habitude... la chaleur...


1,5km... 2km... toujours pas une goutte de sueur ne vient perler mon front. Pourtant... j'ai chaud. Le soleil vient réchauffer les pierres sur le chemin et pas un coin d'ombre à l'horizon. J'ai l'impression qu'il fait 40° dehors et 100° à l'intérieur. En quelques minutes, l'effet "cocotte minute" fait son apparition. Chez moi, la fonction sudation n'a pas été fournie en option à la naissance, alors mon corps n'évacue pas du tout la chaleur.

Troisième km, les pulsations sont au max, je suis blanche et j'ai la chair de poule, presque froid. J'arrête tout... Un coup d'oeil au GPS et une question : Est-ce que je fais 1/2 tour maintenant ou est-ce je me fais rapatrier au prochain ravito?

Benoît  (Boistard) puis Véro (Dupraz) me doublent  - ainsi que des centaines d'autres d'ailleurs - dans une grimpette en sous-bois. Véro me conseille de marcher un peu pour faire redescendre doucement la température.
Un c... en me doublant me lance : "Ah c'est ça de vouloir partir comme une balle !...". Je lui réponds que quand on ne sait pas on évite les jugement trop hatifs. Enervée... je me mets à bougonner toute seule...


Alors, je me dis que c'est nul d'abandonner là, que tant qu'à être ici à autant faire la balade... que je me dois de continuer pour ma famille qui est venue m'encourager, pour Alex qui s'est démené pour m'avoir un dossard, pour tous ceux qui sont encore derrière moi... Et pour moi aussi. Car l'abandon, c'est vraiment pas mon truc... Je connais déjà ma frustration et le sentiment d'inachevé qui va me poursuivre des jours durant si j'arrête là.
Après quelques minutes, je prends la chose avec philosophie et me met à marcher tête baissée, abandonnant l'idée d'un résultat qui n'est plus à portée de chaussures. Aujourd'hui, ce sera "rando trail"jusque là où mes jambes pouront me mener.

11ème kilomètre, je marche toujours, je me retourne, il y a encore du monde derrière moi... Et tant qu'il y a du monde, il y a de l'espoir! Ma maman et ma tante m'attendent là, depuis un bon moment. Je leur demande si elles seront au 30è km, au cas où ça n'irait plus du tout. Et je prends quelques nouvelles de JC qui pointe dans les six premiers... loin... TRES loin devant moi.

Petit ravito au 13ème km : je m'asperge d'eau fraîche tant que je peux. Une légère brise vient me redonner quelques forces pour continuer... Je repars tranquillement, toujours en marchant... Dès que nous atteignons les hauts plateaux, un peu plus en altitude, la température redescend et je peux me remettre à trotter.

25ème km : après 6 ou 7 km de plat sur un plateau d'où la vue est magnifique, on attaque une belle descente technique. J'aperçois Véro puis la rejoins... Elle se retourne : "Tiens tu es là toi?" Ben voui... Du coup, je décide de lui tenir compagnie jusqu'au bout pour papoter. Les km défilent plus vite en sa compagnie, les supporters sont nombreux et enjoués sur le bord de la route. Allez Véro! Allez Caro! lancent-ils en regardant nos dossards. Des encouragements qui donnent un peu de baume au coeur pour poursuivre la route.

Le magnifique village de Cantobre, dernier ravito

Le soleil commence à sérieusement baisser et je me sens progressivement revivre... Encore une belle grimpette de 400 m + où nous croisons des dizaines de coureurs crampés, une dernière descente sympa en forêt, un long plat le long de la rivière et nous voilà dans le dernier virage avant l'arche d'arrivée...

Nous arrivons main dans la main sous les applaudissements de très nombreux spectateurs et dans une ambiance de fête. J'aurais au moins gagné ça...


Au final : 5H20 et une 14è place pour un bel entraînement grandeur nature.

Mon bilan:

Une course qui m'a fait grandir encore un peu : quand le corps a ses limites, il faut savoir arrêter de courir pour la place et le résultat final, il faut simplement et humblement accepter ses faiblesses, trouver les ressources et la motivation pour aller au bout quoiqu'il arrive ...
Pendant la route, j'ai beaucoup pensé à mon ami Laurent Tissot, qui a bouclé l'UTMB loin, très loin de ses objectifs de temps et de classement... Il n'a pas pu se montrer à son meilleur niveau et pourtant, il est allé au bout alors que tant d'autres auraient abandonnés... Le genre d'attitude que j'admire profondément et qui me pousse dans mes propres retranchements.

La fierté de voir que JC termine 7ème à quelques minutes des premiers alors qu'il venait simplement pour finir...


La joie pour mon pote Cédric, qui boucle les Templiers (72km et  3100D+) en 11 heures... Promis Céd, la prochaine fois ce sera avec moi!


Le souvenir de paysages magnifiques qui donnent envie de revenir visiter la région...
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 10:35
Animée depuis longtemps par l'envie de déceler quelques uns des secrets de l'oenologie, j'accepte avec plaisir la proposition de Pierre Folliet : suivre une formation à l'art de la dégustation oenologique dans son nouvel atelier...


J'entraîne donc avec moi Jérémy et JC pour une première séance de 2 heures dans le sympathique petit magasin situé rue Vauban. Nous sommes une dizaine d'amateurs éclairés prêtant une oreille attentive aux propos de Pierre sur les cépages, millésimes et autres AOC. Passionné et lui-même producteur de Chateauneuf du Pâpe, Pierre est intarissable sur le sujet... Pour lui, hors de question de placer son vin lors de ce cours de dégustation, car il ne serait pas objectif sur la qualité.

Une véritable mise à niveau s'impose avant de déboucher la première bouteille. Déjà les questions fusent : combien de bouteilles sont-elles produites en France chaque année? (22 millions M'dame, dont 13 à14 sont vouées à l'exportation!), d'où vient le surnom de Pinard ? D'un docteur qui conseillait de fournir du vin à foison aux pauvres poilus à qui il fallait donner du courage pour aller au front...

Après une heure d'échanges fructueux, l'heure est à la dégustation. Visuelle puis olfactive avant d'être gustative, notre analyse est consciencieuse : choisir un fond blanc pour observer la couleur, préferer un verre "INAO" pour concentrer un maximum d'arômes, ne pas déguster quand on est enrumé, etc... Les conseils sont précieux pour nos prochains achats ! 4 vins, des blancs puis des rouges défilent à travers nos palais intransigeants... robe intense, notes de sous-bois, présence de tanins, teneur en sucre, dominante alcooleuse, le vocabulaire me laisse rêveuse en même temps que je griffonne quelques notes... Mais il est déjà 22H30 et il est grand temps de rentrer à la maison!

Une première soirée très instructive qui nous donne vraiment envie de poursuivre l'expérience... Vivement la prochaine séance!
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 20:09
Sur les précieux conseils de la Dubouloz Family, notre choix se porte sur le Roc de Tavaneuse pour une belle rando dominicale...


L'occasion d'aller traîner nos savates en fin d'après-midi à Montriond, petit lac blotti entre les montagnes, où se déroule justement une régate d'aviron en ce dimanche d'octobre...

11H : après avoir cherché désespérement un petit bistrot ouvert à Morzine pour y boire un café (recherches qui ont enfin abouti après 20mn d'acharnement...), nous voilà enfin sur le parking. Depuis le lac, situé à 1070m, l'ascension est directe et régulière jusqu'aux chalets de Lens (1830m) à travers une magnifique forêt.

(La seule partie à peu près roulante du parcours...)

Arrivés aux Chalets, nous découvrons avec envie une grande tablée familiale. La potée cuit tranquillement au coin du poële, dégageant un parfum fort agréable, tandis que les hommes reviennent de la chasse, la besace pleine. Toute la famille se retrouve ainsi autour du traditionnel apéro "rouge/saucisson" face aux montagnes...
Que du bonheur!

Les chalets de Lens, une halte qui se mérite

Encore une petite grimpette et nous atteignons le col puis le Roc de Tavaneuse à 2156m. De là, le vent souffle fort mais la vue est imprenable : Saint Jean d'Aulps sur la gauche, Châtel sur la droite et en face, le Roc d'Enfer puis le lac Léman... Derrière nous en contrebas, le lac de Tavaneuse.

Le lac de Tavaneuse depuis le col du même nom

Un dernier coup d'oeil émerveillé et il est temps de prendre la route du retour. 1200m négatifs que nous avalons d'un trait pour être à l'heure à la remise des médailles des p'tiots rameurs ! La bonne surprise, c'est que quand on va sur un bassin d'aviron, même au milieu des montagnes, on a des chances de retrouver des potes! Fab, le local de l'étape est venu baguenaudé, lui aussi, en famille.

JC et lui sont donc naturellement embauchés pour récompenser les jeunes pousses et leur transmettre un peu de leur passion...

Pas peu fiers les jeunes espoirs de Thonon, de poser avec 2 grands champions
Un public tout ouï quand Fab et JC encourage la jeune génération à persévérer et à donner le meilleur...

Encore un week-end montagne bien trop court à mon goût... Peut-être qu'un jour, je pourrai enfin abuser des bonnes choses?
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 21:41
Entre lac et montagnes, les paysages du Chablais se sont parés de leurs habits de feu...


Des couleurs chatoyantes dont j'ai pu profiter ce week-end pour décompresser enfin, après plusieurs semaines sans voir le jour...


2 jours pour reprendre le sport et respirer à pleins poumons.
2 jours qui commencent samedi avec une belle boucle autour de la Dent d'Oche.

Pour ceux qui voudraient découvrir un petit coin de paradis, en voici l'itinéraire:

Partis depuis le parking de la Fétuière à Bernex (1100m), nous grimpons en direction de la "Bonne Eau" puis du col de la Neuvaz (1850m). Un sentier au milieu des prés marécageux qui valent une belle chute de JC dans une mare de boue! (dommage pour l'appareil photo tout neuf)


Du col, nous redescendons sur l'autre versant en direction de Novel. Au hameau de la Planche (1200m), nous bifurquons sur notre droite pour attaquer la montée vers le col de Bise.


Un petit rincage dans le ruisseau puis une belle grimpette de 700m+ nous conduit aux Chalets de Neuteu depuis lesquels le lac Léman revêt une couleur bleue azur.


Le temps de se ravitailler et nous voilà repartis vers les Portes d'Oche (1937m).


La journée est tellement belle que nous décidons de faire un crochet vers le col de la Case d'Oche pour y admirer le Mont Blanc avant de redescendre dans la Vallée. Une très belle rando de 6 heures qui s'achève sous le soleil de l'automne...




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