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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 14:05
Qui aurait pensé qu'un véritable désert se cache sur les hauteurs de Passy, à quelques encablures du Mont Blanc?


Le Désert de Platé bénéficie, à juste titre, de l'appellation "Site classé". On y découvre avec surprise et émerveillement une immensité naturelle aux lignes épurées de presque 2000 ha. Le monde minéral y règne en maître. Mais loin d'être un milieu hostile et aride, le désert de Platé regorge de richesses insoupsonnées. C'est également un balcon avec vue imprenable sur le massif du Mont Blanc.

Un désert loin de tout ce qu'on imagine. A chaque pas, c'est un angle de vue différent qui nous laisse découvrir une nouvelle ambiance, une végétation toujours changeante, un sommet jusque là caché...et parfois même la silhouette élégante d'un chamois haut perché.


Pour Seb et moi, la découverte relève presque du miracle tant et si bien que notre conversation est régulièrement entrecoupée de formules plus ou moins élégantes du genre: "p... que c'est beau". Impossible de trottiner car les paysages sont trop saisissants.


Nous décidons de pousser jusqu'au refuge de Sales pour y engloutir un coca avant de prendre le chemin du retour avec une "petite boucle" plus longue que prévue par le Dérochoir : un cul de sac impressionnant où la paroi abrupte se jète 1000m plus bas! Mieux vaut avoir le pied montagnard!

(on y aperçoit même une cordée de grimpeurs fous en tout petit au milieu de la falaise!!)

Retour à la voiture après 7h53 de marche, 24 km et 2170m D+

Pour s'y rendre : carte IGN 3530ET (Samoëns, Haut Giffre)
En voiture : Direction le Plateau d'Assy (à côté de Passy) puis Plaine Joux
Parking à Praz Coutant
Prendre le sentier balisé vers les Chalets de Platé puis suivre le Col de Portette pour atteindre les Chalets de Sales.
Mais chutttt... Ne le dites à personne....

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 09:36
Le jury nous a choisi...
Et depuis l'union est scellée !


L'amitié entre nous 4, "ex ambassadeurs" du Merrell O² Challenge ne s'est pas effacée avec la passation de pouvoir, bien au contraire... C'est donc avec un grand plaisir nous nous sommes retrouvés en terre lyonnaise, Julien, Coralie, Seb (sa moitié) et moi. Ne manquait à l'appel que Benoit, qui n'a dorénavant plus de joker. (obligé d'être de la partie la prochaine fois!!)



Et que font des ambassadeurs quand ils se retrouvent?
Ils s'adonnent avec fougue à une inévitable séance shooting ! (mais cette fois c'est sûr... on ne fera pas la couv' des magazines!)


Le fameux "saut de biche"

Après une petite sortie trail, un plouf dans l'eau du lac Genin, une séance de Bike and Run et l'inévitable apéro/BBQ un peu trop arrosé, les petits amis sont repartis avec la promesse de se revoir très bientôt!

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 18:45
Résumé d'une belle aventure autour des glaciers de la Vanoise, un dimanche de juillet.



Samedi, le temps du doute...

Sous le soleil radieux de Pralognan, la carotte entourée de ses amis et de sa maman, n'est pas au mieux de sa forme... Un blocage des cervicales et de toute la partie supérieure gauche me fait des misères depuis maintenant 8 jours. Impossible de tourner la tête et de me servir correctement de mon bras gauche malgré l'intervention de l'osthéo.
A l'instar de la douleur, la question est lancinante : "Vais-je pouvoir prendre le départ demain, pour une course de 72km et 3800m+"? Mais la réponse qui suit est à chaque fois la même : comment ne pas tenter l'aventure sur un terrain de jeu aussi fantastique! Le Tour des Glaciers de la Vanoise... Rien que le nom de la course fait rêver. Et puis l'an passé les alertes orageuses nous ont privé de ce parcours mythique! Alors quoiqu'il arrive, je prendrai le départ et j'aviserai le moment venu...
Flo, Elie et moi allons donc retirer notre dossard avant d'enfiler l'éternel plat de pâtes rituel de veille de course.
Accompagné pour ma part, d'une bonne dose de cheval d'anti inflammatoires.

Dimanche, l'heure des réponses

Le départ

Il est 3h30 quand le réveil sonne. Silencieusement, consciencieusement, chacun revêt ses habits de lumière: cuissard, t-shirt, manchons, buff, chaussettes, guêtres, casquette vissée sur la tête, pieds enduits de noc, la panoplie complète du parfait traileur est de rigueur pour cette longue journée qui s'annonce. Un petit déj rapide, j'enfile ma 2è dose de cheval d'anti inflammatoires et nous rejoignons nos condisciples sur la place de Pralognan. L'ambiance est comme à son habitude, cordiale.
5h : dernières congratulations entre Flo, Elie et moi puis les fauves sont lâchés!

Première ascension
L'aventure commence par 1100m+ jusqu'au col de la Vanoise à travers un sentier assez étroit pour les quelques 450 coureurs que nous sommes. Mais l'heure n'est pas aux incivilités. Ici, chacun sait que la route est longue avant de boucler la boucle. Alors on emboite le pas de celui qui est devant, on s'excuse, on laisse passer. Bref, un départ comme on les aime. Tandis que Flo prend le large avec le groupe de tête, Elie se cale quelques dizaines de mètres devant moi. J'emboite le pas d'une autre coureuse, Claudine Trécourt, qui me convient parfaitement : une montée énergique mais régulière, sans se mettre dans le rouge. Une allure de fille quoi...
Sur le chemin je retrouve quelques connaissances : j'aperçois Thierry des 3D Trail qui me salue, puis Dom avec qui je partageais mes innombrables tour du Parc de la Tête d'Or autrefois. Nous atteignons le magique Lac des Vaches puis le col de la Vanoise à 2500m où je rejoins Elie.
Le Lac des Vaches

Premier ravito, premier contrôle puis nous repartons pour 14km en direction du refuge de l'Arpont sur une partie plus roulante. L'occasion de courir un peu, toujours aux côtés de Claudine puisque notre allure est identique. Son pied montagnard (elle habite à Bourg Saint Maurice) se révèle efficace dans les gros blocs de pierres que nous traversons sur cette section! J'ai du mal à suivre et manque d'assurance avec mon épaule gauche en vrac. Je la rejoins donc une fois le pierrier franchi.  Les km s'égrènent tranquillement, jusqu'au  refuge (km 21) où nous rechargeons un peu en eau. Les paysages sont grandioses depuis le col de la Vanoise, les glaciers se découvrent au fur et à mesure, accueillant les premiers rayons du soleil teintés de couleurs orangées. Dommage que mon torticoli m'empêche de regarder autour de moi et de lever les yeux car le spectacle est vraiment magique!

Refuge de l'Arpont - Refuge de Plan Sec : la course commence
C'est reparti pour 15km entrecoupés d'une ou 2 belles grimpettes sous le soleil qui commence à chauffer. Je trempe ma casquette dans l'eau glacée des torrents pour maintenir la t° du cerveau (ça peut toujours servir!). Claudine passe derrière moi dans les montées, histoire qu'on se relaye un peu. J'essaie d'imprimer à mon tour un rythme régulier. Tout pourrait rouler pour le mieux dans le meilleur des mondes... Oui mais voilà ... je le ressens depuis un moment mais je tente de ne pas y penser .... j'ai mal au ventre...
Sans doute l'effet implacable des anti inflammatoires sur mon petit ventre sensible. Le temps passe et les choses ne s'arrangent pas. Pourtant, à quelques km du troisième ravito, je me sens vraiment bien physiquement, prenant progressivement mes distances avec Claudine dans un faux plat montant jusqu'à ne plus la voir. A l'approche de Plan Sec, je me motive en pensant à ma copine Maud Giraud qui m'attend de pied ferme. J'atteins Plan Sec (km 36) en tête chez les filles, Maud et ses filles sont là pour m'encourager. Elle attrape mon sac au vol pour remplir ma poche à eau tandis que je me jette dans les toilettes, les boyaux tordus. Exactement le même scénario que l'année dernière! Zut!
J'avale 3 abricots secs et je reprend ma route sous les applaudissements. Maud fait quelques foulées à mes côtés et me lance un "prend soin de toi ma belle!" Ok message reçu on va tâcher!

Refuge de Plan Sec - refuge de l'Orgère : une section tord boyaux
Une section de 15km surplombant le lac du Plan d'Amont nous hisse - après quelques hésitations - sur la direction à prendre jusqu'au col du Barbier à 2400m. Je me joins à 2 coureurs sympathiques histoire de ne pas me perdre au milieu de la montagne. Mon ventre fait des siennes même dans les montées. A tout hasard, je demande à mes 2 compères s'ils n'ont pas un smecta qui traîne dans leur sac. Et comme tout traileur averti qui se respecte, l'un d'eux me répond oui!
Gentillement il me lègue un précieux sachet. Je met la poudre directement dans la bouche, un peu d'eau du camel puis me gargarise.  Malheureusement, le smecta tant espéré ne fait pas son effet... 1/4 heure plus tard, je suis obligée de les abandonner pour faire une pause urgente ! Une fois repartie je les aperçois au loin et me met en tête de les rattraper. Ce que je fais dans la grande descente qui nous conduit à travers les bois jusqu'au refuge de l'Orgère. Une descente de 500m - qu'il faut gérer car la suite s'annonce très corsée!
J'atteins le ravito de l'Orgère en compagnie de Matthieu (dont je ne connais pas encore le prénom à ce stade de la course!) et sous les applaudissements des bénévoles. Tant d'encouragements font vraiment plaisir. Le temps de boire un mélange coca / eau plate censés faire du bien à mes boyaux et nous attaquons tous les 3 la montée d'enfer jusqu'au col de Chavière....

Refuge de l'Orgère - refuge de Péclet-Polset : l'ascension finale

Nous voilà unis dans la difficulté... Tous les 3 décidons de nous lancer dans l'ascension du col avec prudence. Il y a 900m+ et nous sommes déjà à 51km de course. Pas le moment d'y laisser des plumes car il faut penser aux 14km et 1400m- de descente qui nous attendent derrière le col avant de rejoindre la ligne d'arrivée... Je repense à Dawa, qui grapille souvent des places dans les descentes et me dis que je n'aimerais pas voir débouler une fille à toute allure à quelques km de l'arrivée! Une première grimpée nous conduit à mi-hauteur. L'occasion de voir au loin le sommet de la difficulté! Pas une mince affaire ce col! Chacun notre tour, nous passons devant pour varier les plaisirs et imprimer un rythme constant. Je suis souvent obligée de m'arrêter pour laisser mes boyaux se reposer un peu. A chaque fois, les garçons m'encouragent et me pousse à avancer. J'apprécie leur présence et leur solidarité. Allez Caro, en haut c'est fini, après tu n'as plus qu'à dérouler...
Un dernier raidillon nous conduit au pied du col, dans un névé. Mes 2 coéquipiers sont exténués, à mon tour de les encourager. Nous franchissons le col, je regarde ma montre : 9H15 de course. Un dernier coup d'oeil en arrière, personne à l'horizon en contre bas. Il est temps de descendre vers le dernier point de contrôle quelques centaines de mètres plus bas : Péclet Polset.
Dans la descente, je m'égare à travers les rochers et entraîne Matthieu dans mon sillage. Heureusement, quelqu'un nous fait signe tout en bas qu'il faut revenir vers la droite. Je peste de perdre quelques précieuses minutes! Un peu plus bas, spectacle étrange et magnifique : nous traversons une vallée de cairns, d'innombrables cairns qui balisent le chemin... témoins du passage de centaines d'amoureux de la montagne.
Péclet Polset... Dernière étape d'un long périple. J'arrive en frissonnant, toujours une barre lancinante au ventre. Une nouvelle fois, je confie mon sac aux bénévoles pendant que je m'enferme dans les toilettes. J'ai envie d'y rester des heures mais je sais que je suis en train de perdre un temps précieux. Et encore une fois, impossible de manger autre chose que quelques abricots secs. Je remercie chaleureusement les bénévoles et randonneurs présents qui applaudissent avant d'entamer la descente, seule, laissant mes 2 compères au ravito.

Peclet Polset - Pralognan : une descente ébouriffante
C'est parti pour plus d'une heure de descente ! Le large chemin est emprunté par de nombreux marcheurs qui me regarde avec un mélange de curiosité (une fille... 72km... faut être timbrée), de compassion (ils doivent lire dans mes yeux que le chemin a été long et semé d'embûches) et d'enthousiasme. Les plus vifs encouragements viennent d'ailleurs souvent des femmes (solidarité féminine oblige). Un jogger qui montait décide de faire 1/2 tour pour m'accompagner quelques km mais il est difficile pour moi de tailler la bavette à ce stade de la course. Il finit par regagner sa voiture garée un peu plus bas après avoir immortalisé le moment avec son appareil photo.
Matthieu me rejoins progressivement, lui aussi, les traits marqués par l'effort. Quelques km plus bas, nous atteignons le hameau des Prioux où j'aperçois maman. Ca sent la fin tout ça! Mon coéquipier m'annonce encore 25mn. 25mn à tenir jusqu'à la ligne salvatrice, 25mn à se retourner régulièrement pour voir si une silhouette féminine ne pointe pas à l'horizon et 25mn à se retenir d'aller aux toilettes...
Nous aperçevons les premières habitations, le camping, le pont... Ludo Pommeret, grand vainqueur arrivé plus de 2H avant est là pour nous applaudir. Un virage et nous voilà dans la rue principale de Pralo sous les tintements des cloches et la chaleur des applaudissements des spectateurs et de mes amis! Quel soulagement de voir l'arche jaune. Main dans la main et bâtons brandis vers le ciel, nous franchissons la ligne en 10h30mn10sec à la 23è position au général (et 1ère chez les filles).



Quelques mots au micro de Philippe Delachenal (GO du TGV... pour parler en abbréviations)
Un squatt dans les WC publics (avec l'envie de vomir qui s'ajoute au reste), une douche pour se réchauffer
Et voilà Elie qui arrive, 37mn après moi sous une pluie battante et l'orage qui gronde.

Mon bilan :
Quelques chiffres à mon actif :
- conso pendant la course : 2 gels, 2 barres (dont une pas finie), 1 pâte de fruit, une dizaine d'abricots secs.
- Arrêts urgents : 3
- Km parcouru : 73, D+ : 3800m, heures de courses : 10h30
=> ratio calories consommées / calories évacuées = hmmm je vous laisse faire le calcul mais une chose est sûre ... "j'avais pu d'jus à l'arrivée!"
- Une multitude de remerciements aux bénévoles sur le parcours qui ont tous été plus gentils les uns que les autres et qui ont dû affronter les intempéries de fin de journée
- Un immense bravo et respect pour tous les coureurs qui sont arrivés après parfois plus de 15H de course, sous l'orage et dans la nuit!
- Mes félicitations à mon pote Flo qui termine de la plus belle des manières sur le podium en 3è position!!
- Mes excuses à Elie pour ne pas l'avoir fêté comme il se doit à l'arrivée (la carotte était vraiment cuite à ce moment là)
- Merci à Maman et Julie pour les encouragements, l'assistance, les repas, les médocs etc...
- Merci à mon fournisseur officiel de smecta et à Matthieu pour le (long) bout de chemin partagé, RV fin aout à l'UTMB!

- Une course à inscrire dans son calendrier tant par la beauté des paysages, que la difficulté du parcours et l'ambiance conviviale et sans prise de tête qui règne parmi le peloton...

Reste maintenant à se reposer pour donner un peu de vacances à mes vicères et à mon dos qui ont pris cher ce we !

Le trio Zoom Zoom Husky : Flo - Caro - Elie
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 19:00
.... Ou sur le toit du monde devrais-je dire!

C'est qu'il faut y grimper en haut de ce col !



... Mais le jeu en vaut la chandelle...
La Tête Nord des Fours c'est une vue en 360° à couper le souffle. La tête en tournerait presque!



Devant : le Mont Blanc dont les premiers sommets sont à peine à 7km
Sur la gauche : la chaîne des Aravis et  les préalpes



Sur le côté droit : le col de Seigne, les sommets Italiens du Mont Blanc et plus loin le Mont Rose...
Derrière : le Mont Pourri, les Chapieux et la vallée de Tarentaise avec ses sommets encore enneigés,



Pour y grimper, nous empruntons l'itinéraire de la Crête des Gittes depuis le refuge du Plan de la Lai
(Départ en bordure de la route qui mène du Lac de Roselend à Bourg Saint Maurice)



Un petit arrêt pique nique au refuge du Bonhomme me permet de m'imprégner de l'ambiance UTMB.
Eh oui... si tout va bien, je devrais y faire étape dans le courant de la nuit du 28 aout après 40km de course!



La dernière portion se fait à travers les névés, dans une ambiance magique. Une fois au sommet, difficile de redescendre face à de tels paysages! Mais les nuages font leur apparition à l'Est. Il est temps de rentrer au bercail, des images plein la tête (et des coups de soleil plein les jambes)

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:30
Quelques heures après le passage des coureurs, nous empruntons les sentiers du Trail de Faverges au départ de l'Abbaye de Tamié (célèbre pour son fromage). Mais à la différence du matin où la lutte fût rude et semble-t-il acharnée pour la victoire (notamment chez les filles : 68 secondes entre les 3 premières filles après 5h de course !!!! ), nous choisissons le mode rando, histoire de profiter des superbes paysages de ce petit coin des Bauges.




Nous atteignons le pied de la Pointe de la Sambuy, 1000m+ plus haut.
De là haut, la vue plonge sur le lac d'Annecy, la fameuse Tournette qui m'a donné le vertige cet hiver en ski de rando, le sommet du parmelan et la lointaine suisse ...


Mais il est déjà 17h15, pas le temps de rêvasser, il nous faut redescendre vers la communauté des moines cisterciens où nous attend la voiture. Une belle journée pleine de soleil et ma première marmotte de l'année !

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 18:00
Samedi, après une journée sur le bassin d'aviron d'Aiguebelette à regarder les copains ramer, il fallait forcément se dégourdir les jambes...Alors en fin d'après-midi après un petit footing d'1 heure sous la pluie, je décide de rentrer à Lyon pour être au RV Place des Terreaux le lendemain matin.

Décision est prise : pour moi ce sera le 23km du Lyon Urban Trail, histoire de voir où en est la récup' depuis le Merrell O² Challenge. Il est 8h quand je débarque sur la place envahie par les coureurs du dimanche... Juste à l'heure pour faire une bise à Patricia, la célèbre serre-file du grand parcours!

Le temps de prendre en photo les "urban traileurs" du 42km et je file aux inscriptions du petit parcours. Il me reste 50mn avant le départ. Petit échauffement dans les rues désertes du Centre Ville avant de retrouver mon pote Cédric puis à 9H, le peloton s'élance à l'assault des marches lyonnaises tant redoutées. J'emboite le pas de Cédric dès la première montée puis le laisse filer pour prendre mon allure.

Le début de parcours est cassant, mais l'Urban Trail .... c'est ça! Des montées, des descentes, des marches, encore des marches et toujours des marches! De toutes les tailles, de toutes les formes et pas toujours régulières.

J'atteins le ravito du 10è km en compagnie de Benoit, du team Running Conseil Lyon. L'occasion de jeter un coup d'oeil en arrière et de constater que je suis talonnée de près par la seconde féminine. Pas le temps de traîner ! La suite du parcours est un peu plus roulante me permettant de récupérer un peu et de réguler la température qui a tendance à sérieusement grimper.

Benoit et moi courons en compagnie de 3 joyeux lurons qui ont décidé de se prendre en photo avec toutes les filles croisées sur le parcours (moi y compris!), de faire des figures accrobatiques devant la Saône et "éventuellement" quand l'occasion se présente, de montrer leurs fesses au reste du peloton... Joli spectacle!

Les km s'égrènent rapidement et Benoit décide finalement de m'accompagner jusqu'au bout, me servant de lièvre. 21km, ma vue se trouble et les mêmes symptômes qu'au raid de Vallon Pont d'Arc apparaissent... Hypo? Je n'en sais rien, toujours est-il que je suis en tête et qu'il ne reste que 2km. Je m'accroche pour terminer, un dernier escalier puis nous passons dans l'enceinte de l'Hôtel de Ville, j'aperçois avec soulagement l'arche d'arrivée à travers le voile blanc qui recouvre mes yeux.

Main dans la main, nous passons la ligne en 2:09:40, à la 75è et 76è place sur 1012 arrivants.
Et une victoire pour moi chez les filles!


A peine le temps de se restaurer au copieux ravito d'arrivée tenu de main de maîtres par les bénévoles du Marathon du Beaujolais, quelques mots échangés avec les 3 loustics rencontrés sur le parcours et il est déjà temps de reprendre la route pour aller encourager JC à Aiguebelette (4è en Huit) et assister au titre de Championne de France des copines!! J'allais pas manquer ça quand même!!!

Bilan : une sacrée journée, une migraine carabinée dans la voiture (heureusement j'avais Ced mon chauffeur particulier)

Un sacré Merci à l'organisation du LUT qui a tout mis en oeuvre pour contenter les coureurs !
Merci aux bénévoles toujours aussi sympas...
Merci aux (rares) automobilistes rencontrés qui se sont arrêtés aux croisements!





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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 21:59
En manque de rando, je branche Fred pour aller crapahuter dans les Bauges pour la journée.



Mais, le destin en décide autrement, c'est finalement la direction de la Rochette que nous prenons pour rejoindre Lolo et son training partner Raph. Après 1 petite heure de montée dans les sous bois, nous les retrouvons sur mon lieu de pélerinage : Le Refuge de la Grande Montagne au pied de la Pointe Rognier (Belledonne).


Photo Lolo

J'y retrouve avec plaisir des paysages familiers toujours aussi sauvages...

Photo Lolo

Une sympathique petite rando de 16km et 1400m+ qui révèle que mes genoux demandent encore quelques jours de tranquillité avant de retrouver toute leur patate !


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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 21:40
Me voilà réconciliée avec le Ventoux qui m'a tant fait souffrir en mars...


Forcément, le gravir confortablement installée sur le siège passager d'une 206 ... ca aide!
L'occasion d'admirer le ciel menacant les sommets des Alpes du Sud et les collines provencales alentours.


Un week-end consacré (pour une fois) au farniente et aux balades avec les copains.


Elle est pas belle la vie Julien ??

Moi les triathlètes, je les prends quand j'veux en VTT dans l'ascension du Ventoux!

Bref, de quoi se refaire une santé pour attaquer l'entraînement de plus bel!

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 08:20
L'émerveillement aura été à la hauteur de la souffrance...

Il est 4H30 quand le réveil sonne, annoncant le début d'une grande journée. A peine le temps d'ouvrir les yeux que Benoit et moi sommes déjà en tenue, prêts à rallier le départ. Nous avons choisi un réveil tardif (un peu trop même!) histoire de récupérer un maximum des efforts de la veille. Pour ma part, les courbatures sont bien là !
Pourtant, il va falloir parcourir 75kM,  gravir plusieurs puys et 4500m de dénivelé positif et autant de négatif...

Notre fan club VTTiste se lève en pleine nuit pour nous encourager, quel courage...

5H15 nous sommes sur la ligne, frontales allumées. Le briefing, quelques photos des leaders (Seb et moi-même) et le speaker sonne le début de ce qui sera un long voyage au pays des Merveilles.

Quelques 200 coureurs s'élancent à l'assault du Plomb du Cantal (celui-là même que l'on avait gravi avec le téléphérique la veille). 700m D+ en trace quasi directe qu'il va me falloir attaquer avec grande prudence. Il faut que mes jambes s'échauffent. Je me dis que ces courbatures ont finalement du bon car elles vont m'obliger à gérer pour tenir la distance.

Je prends un rythme qui me convient parfaitement et me retrouve au milieu de la file des coureurs dont certains me félicitent pour mes résultats précédents et me complimentent (j'ai même droit à un "merci, vous embellissez le peloton!"). De quoi me mettre de bonne humeur pour le reste de la journée. Benoit est quelques mètres en dessous de moi. Flo, lui, est déjà loin devant.
Le Plomb apparait, je tape dans la main de Benj et Baptiste qui attendent au sommet. De là, le spectacle est à couper le souffle : le soleil se lève sur les volcans alentours, l'ambiance est surréaliste, on se croirait sur le toit du monde...

Une longue crête surplombant le Cantal nous mène au pas de course jusqu'au Buron de la Tuillière (cf la soupe aux yeux de boeuf cet hiver). Ici est installé le 1er ravitaillement où je décide de ne pas m'arrêter puisque mon camel est rempli. Je me sens vraiment bien mais je m'obstine à en garder sous le pied en permanence, surtout en descente. Je me remémore en permanence les objectifs fixés : "terminer et me faire plaisir".

Nous atteignons le fond de la vallée et le village de Thiézac avant d'attaquer une belle grimpette, puis arrive le second ravito. Je m'y arrête 1mn pour attraper un bout de pain et unquartier d'orange. Prochaine étape : la fameuse cascade de Faillitoux, de toute beauté. Déjà 28km et 3h55 que nous sommes partis, je n'ai pas vu le temps passer.  On nous a prévenu : pour la traverser ça glisse! Alors je choisis de passer carrément dans l'eau plutôt que sur les rochers.

C'est ici que le trail commence vraiment : l'ascension du Corpou Sauvage à 1500m. Comme son nom l'indique, ici ni l'Homme ni le temps ne semblent avoir de prise. La grande montée dans les sous bois commence à laisser des traces sur le visage de certains coureurs. Nous atteignons une crête où les genêts foisonnent, je pense à Flo qui adore leur odeur au point de se shooter en plongeant le nez dedans! Ici je me souviens avoir croisé un chamois l'année dernière, mais cette fois, rien, les êtres humains sont trop nombreux aujourd'hui ...

Pour y être déjà passé, je sais qu'une grande descente à fort pourcentage nous attend au milieu d'un pré à vache et des champs de myrtilles. (je les avais dévoré l'année dernière). Je l'attaque bien tranquillement tandis que d'autres la dévalent, trop contents de profiter enfin d'une descente. Je sais qu'ils vont le payer plus tard... Mais chacun gère à sa manière...

En bas, la chaleur se fait sentir mais je bénis le ciel, voyant que les nuages s'accrochent tant bien que mal pour me faire un peu d'ombre! La météo avait annoncé 30° aujourd'hui et pour l'instant je touche du bois. 32èkm, je profite d'un abreuvoir à vache pour plonger ma tête, mes bras, ma casquette dans l'eau fraîche, un bonheur sans nom. Je partage ce moment de délice avec un autre coureur et lui propose de rester là toute notre vie! Il est d'accord mais pris de remords, nous reprenons la route.

Arrive le 3è ravito où je vide 2 bouteilles sur ma tête et avale des quartiers d'oranges avant de repartir à l'assault du Puy Chavaroche 700mD+ plus haut. Après 7 heures de course, je sens qu'une ampoule éclate dans ma chaussure, noyant tout mon pied droit. Elle me brûle tellement que je suis obligée de m'arrêter pour gémir un coup avant de repartir... Au sommet, j'aperçois le ravito suivant, plus bas, au col de Redondet.

J'apprendrai plus tard que c'est ici que de nombreux coureurs ont été déviés n'ayant pas passé la barrière horaire fixé à 14H30 dont le malheureux Benoit. J'y passe à 13H07 (contrairement à ce qu'on annoncé certains coureurs mal léchés affirmant qu'on avait laissé passé Madame l'Ambassadrice après la barrière horaire...).

Le vent à décorner les boeufs se lève, il faut pourtant repartir sur une nouvelle crête. J'aggripe mes bâtons dans une main, ma casquette dans l'autre et essaye de tenir debout... Un coureur est en ligne de mire, je tente de le rattraper pour partager un bout de chemin avec lui mais sans succès, il faudra attendre le fameux ravito du Falgoux pour y parvenir.

Le Falgoux... L'étape fatidique dans mon périple. Voilà déjà 9h08 que je chemine. Mes jambes et le haut de mon dos commencent à sérieusement me rappeler à l'ordre. Mais mon GPS indique 61km. Alors je me dis que ce ne sont pas 14 derniers petits km qui vont me faire peur! Dans le village du Falgoux, beaucoup de spectateurs appaludissent, admiratifs. J'arrive au ravito fatiguée mais souriante et j'échange même quelques mots avec un couple qui habite Meximieux à côté de chez moi!

Sauf que la sentence tombe! Les bénévoles me claironnent que nous sommes au ... 54èkm! Je reçois l'information comme un gros coup de massue (7km d'écart .. c'est énormissime à ce niveau de la course). Ils admettent que tous les coureurs précedents ont eu la même réaction que moi et annoncent tous 61km au compteur, mais les malheureux ne peuvent rien pour nous.

Il faut bien repartir, avec un nouveau défi de taille en tête, rallier les 21km qui me séparent de l'arrivée et non 14! Ca tombe bien ...Une belle ascension nous attend jusqu'au Suc Gros (700mD+)! Là, la carotte est cuite. J'attaque la montée en mode escargot, le moral dans les chaussettes. Je fais des pauses régulières, les yeux rivés au sol, essayant de reprendre mon souffle. Mais jamais, oh grand jamais, l'idée d'abandon ne me traverse l'esprit. Et pourtant! un bénévole du staff médical en moto trial me croise et me propose de me ramener! A lire dans mes yeux incrédules, il comprend vite qu'il a dit quelque chose qu'il ne fallait pas!!

Un chemin nous conduit au Pas de Peyrol, lieu touristique du Cantal. Le contraste est saisissant et presque difficile à vivre. Les badauds sont nombreux, ils parlent forts, rient, mangent... tout ce que fait un touriste normal! Je cours 20 mètres au milieu des cars, des voitures, des gens qui me regardent avec curiosité. Je me sens oppressée presque angoissée. Le décalage est trop important. Il faut vite que je retrouve ma solitude et le silence de la montagne.

Ici, nouveau coup de massue. Le ravito est installé au pied du célèbre Puy Mary. J'arrive au moment où un coureur décide d'abandonner là après 12 heures de course, apprenant qu'il reste encore l'ascension de cet Everest qu'est devenu le Puy Mary, 9km et presque 2 heures pour atteindre le Lioran. Depuis belle lurette ma bonne humeur s'est envolée et je lui en veux de ne pas poursuivre... Les pauvres bénévoles essuient mon amertume.
Une fois encore, on me propose de rentrer en navette... Refus catégorique, jamais de la vie! Je reprends mes bâtons et entame l'ascension de l'Everest (où plutôt la muraille de Chine) marche par marche, tête baissée. Un retraité me suit un moment et me parle de sa vie. Je n'écoute plus, ma tête est ailleurs, centrée sur ce qui se passe dans mon corps et dans mon coeur.

Un bénévole du staff médical me rattrape marche à mes côtés un moment. Nous entamons la discussion malgré que ma concentration et ma conscience soient au niveau le plus bas! Il m'explique où nous allons passer et m'encourage sans cesse en me disant que j'avance encore bien pour quelqu'un qui courre depuis 12h30... Une main courante pour descendre à travers les rochers, un sentier en balcon, un col puis je bascule vers la descente qui me ramène au Fond d'Alagnon. Olivier, le bénévole, m'a abandonné pour "ramasser" un autre concurrent. 3km puis 2 puis 1km.
Il reste une petite grimpette qui me parait interminable et où je me fais passer par 2 coureurs... jusqu'à la délivrance : la Prairie des Sagnes, le Lioran...

Il est 19H30, j'aperçois Seb qui m'applaudit et d'autres têtes inconnues. Un dernier virage, puis l'arche d'arrivée où je m'écroule, épuisée, assise la tête dans les genoux. Je n'ai même pas la force de pleurer. Benj s'assoit à mes côtés. Il n'y a pas besoin de parler...  C'était dur, très dur, mais j'y suis arrivée. J'ai gagné mais surtout je suis allée au bout alors que tant d'autres ont abandonné ou se sont fait dévié (seulement 73 coureurs ont franchi la ligne d'arrivée).

3 jours, 3 victoires et surtout un beau combat contre ou plutôt avec moi-même pour boucler ces 84km et finir à la 27è place au classement scratch.
14H05 d'effort et la plus belle récompense, celle qui restera gravée dans mon esprit : celle de voir tous mes copains fiers de moi derrière la barrière après que j'ai retrouvé mes esprits : Benj, Flo, Bertrand, Seb, Coralie, Pascal, Baptiste, Julien, Benoit, Bilbo (et même Seb Chagneau)... Il n'y pas de moments plus géniaux.
 







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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 14:16
Une bonne nuit de sommeil et nous voilà frais comme des gardons pour avaler les 29 km, 1900m+ et 2700 m- de l'Enduro Trail Traking.

Le principe est simple : effectuer un parcours composé de 5  "Spéciales" chronométrées et reliées entre elles par des liaisons non chronométrées. En somme, un rallye à la Sebastien Loeb sauf qu'au lieu de la voiture, ce sont les gambettes qui doivent avoir un gros moteur!

Chacune de ces spéciales (en jaune sur la carte) de 300m à 1200m de long, présente un profil et une distance différente, permettant ainsi aux traileurs les plus complets d'exprimer leur polyvalence.

Il est 7h30 quand Benoit, Flo et moi nous présentons au pied du téléhérique du Plomb du Cantal. L'engin nous hisse jusqu'au plus haut sommet du département. C'est ici que l'aventure commence! Un vent chaud souffle déjà de bon matin...

8H, les 3 premiers coureurs s'élancent après avoir bipé leur puce.
Puis c'est à notre tour. Nous décidons de rester tous les 3 ensemble tout au long de l'enduro et de s'attendre après chaque spéciale, histoire de partager l'expérience. BIP! C'est donc parti pour 6km sur les crêtes avant de redescendre dans la vallée où nous attend la première section chronométrée. Dans les bois, nous nous faisons rattraper puis doubler par les grands noms de la discipline Vincent Delebarre, Julien Chorier, Seb Chaigneau, Thomas Lorblanchet etc... L'ambiance est au beau fixe, ca papote, ca rigole et je trouve ça excellent de pouvoir trotter un (petit) bout à leur côté! Ils s'éloignent puis c'est au tour de Dawa de nous emboiter le pas. Pas de dossard pour lui aujourd'hui, il est là pour le fun et en profite justement pour m'accompagner et me servir de lièvre de luxe pour la première spéciale!

Spéciale n°1:

Cette section fait 300m de montée régulière. Flo s'élance puis c'est à mon tour quelques secondes plus tard. Je suis au taquet sous les encouragements de mon lièvre népalais ! Résultat : 01'57''.
Le temps de reprendre notre souffle et nous repartons, direction la 2è section ... le sommet du Puy Griou! Cette journée me plait déjà...

Spéciale n°2:


Là, c'est 250m de grimpée droit dans la pente au milieu d'un pierrier.
Encore une fois, Flo part au taquet. Je m'élance derrière lui et monte très vite dans les tours. Mon coeur est à bloc quand Vincent Delebarre m'encourage au 3/4 de la montée: "Allez Allez C'est facile là, tu y es presque!" (Mouai facile, c'est vite dis ça! parle pour toi hein!). Je m'aide de mes mains comme je peux, j'attrape les rochers et atteins le sommet à bout de souffle en 04'25'' (Flo mettra 3'37" et Benoit 4'43").
De là haut, les chronométreurs nous montre les sommets alentours. La vue en 360° est magnifique mais pas le temps de traîner, il faut déjà repartir pour atteindre la 3è section!

Spéciale n°3 :


En mode rando trail, nous atteignons la 3ème spéciale, au milieu des bois. Ici c'est l'inconnu, on ne voit pas l'arrivée et la seule info dont on dispose c'est que ça monte (pour changer) pendant 550m. Notre gazelle Flo se lance, j'enchaîne quelques secondes derrière lui en le gardant de visu. Le sentier est jonché d'un épais tas de feuilles mouillées et de racines glissantes. Les chaussures dérapent dans la montée, demandant encore plus d'effort pour garder de la vitesse. Je fais le forcing pour garder le rythme mais toujours pas d'arrivée en point de mire. Heureusement, j'entends au loin les encouragements de Flo qui me hurle que c'est bientôt la fin! Plus que 5 marches et hop, je brandis la puce au chronométreur : 5'33". Encore une bonne décharge dans les poumons! Le seul ravitaillement du parcours est installé ici. Nous remplissons les poches, une banane, quelques mots pour les bénévoles et nous repartons en direction de la Spéciale n°4. Ouf fini les montées place aux choses sérieuses!

Spéciale n°4:


Les jambes commencent à accuser le coup pour Benoit et moi. A tel point que je fais un beau vol plané rattrapée in extremis par Flo qui réussit à choper au vol la lanière de mon sac à dos avant que ma tête n'atteigne le sol!
Pour atteindre le départ de la spéciale, il faut d'abord grimper au sommet du Puy de Peyre Arse. Cette fois, c'est 1,5km de descente sur un sentier en balcon! Je m'élance en tâchant de rester lucide car certains passages sont traîtres. Le plaisir est là! Au taquet pour atteindre l'arrivée en 6'35" (ma puce ayant mis au moins 2/4 sec à biper). Flo me met tout de même 1 minute sur cette section, va falloir travailler ça!

Spéciale n°5 (et la dernière)


Avant d'avoir le plaisir de courir la dernière spéciale, il faut d'abord escalader le terrible Bec de l'Aigle. Il est déjà plus de midi et il fait chaud! La carotte baisse de régime... Plus de jambes (comme Benoit d'ailleurs) et un gros coup de chaud sur cette partie. Heureusement, nous tombons miraculeusement sur un névé dans lequel je me jète toute entière, Flo me balance des boules de neige et je commence à renaître de mes cendres volcaniques (on est bien dans le pays non?). Nous sommes tous les 3 à sec d'eau, il est temps d'en finir... Le Bec de l'Aigle : dernier sommet avant de rentrer au bercail!
La dernière spéciale est une longue descente de 880m que j'ai déjà eu l'occasion de tester en juillet l'année dernière, avec Guillaume Millet aux trousses... Je pars à bloc sans me poser de questions. C'est la dernière alors il faut tout lâcher! En 4'51" je suis en bas, toujours avec un problème de puce qui bippe 3 secondes après!. Pour Benoit la descente s'achève en 5'26 et Flo en 4'16".

Une dernière montée jusqu'au Lioran et nous voilà arrivés au Lioran main dans la main tous les 3 après 5H30 de rando trail ! Il nous faudra attendre plus tard dans l'après-midi pour connaître les résultats. En attendant, miam miam des pâtes (comme depuis 2 jours!), un tour chez l'osthéo car le dos est coincé... Et repos!

Vers 14h, les jambes en l'air dans le canapé de l'appartement, à tchatcher avec Julien et Benoit,  j'entends le speaker qui annonce ma victoire au micro! Excellent! De quoi me donner la patate pour le reste du week-end!
J'ai donc l'honneur de remonter sur le podium et d'endosser de nouveau la veste de leader des Series aux côtés de Seb Chaigneau qui termine 3è de l'Enduro et Leader des Series !


  Flo termine à la 15è place quant à Benoit il s'adjuge la 48è place.


Encore une belle journée qui s'achève avec le repas des partenaires où nous autres Ambassadeurs sommes conviés.  Place au ensuite au dodo car la plus grosse journée nous attend demain matin dès 5h!


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