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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 08:21

Il est des week-ends où l'on aimerait voir le temps s'arrêter... Le dernier était de ceux là.

Soleil, douceur et bonne humeur étaient au rendez-vous de ces deux jours passés en compagnie de mes amis Seb et Fred. (concours de voisinage!)

Le parcours que je choisis le samedi nous conduit à la montagne d'Outray, un lieu magique.

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Symphonie des couleurs et ode au silence de la nature.

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Superposition des teintes en ce début d'automne qui s'annonce prometteur pour l'oeil des photographes

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Le lac noir, blotti au creu de la montagne, où les marmottes profitent des derniers rayons du soleil avant de se cacher pour de longs mois

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Entre mon voisin et mon "ex" voisin, avec la chaîne des Aravis en toile de fond, je suis bien lotie!

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 13:35

Chers lecteurs,

Il est grand temps pour moi de revenir sur cet épisode dantesque de la CCC 2010. Dantesque par la distance à parcourir (98km), dantesque par le dénivelé à avaler pour atteindre la ligne d'arrivée (5600m +)... Et cette année, surtout dantesque du fait de conditions météo invraisemblables où pluie, fort vent, coulées de boue, grêle et froid sont venus s'inviter à la fête, transformant la Grand messe du trail en un grand bazard et une source de frustration et de tristesse pour nombre de coureurs.

Mais de mon côté, le côté dantesque était ailleurs... Une longue et âpre lutte intérieure pour rester dans la course et aller au bout malgré tout. Lutte que j'ai fini par abandonner à 15 petits kilomètres de l'arrivée.

Résumé d'une longue journée:

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La fine équipe - photo Jorges Alves

Courmayeur. Il est 10H du matin lorsque le speaker libère les quelques 1800 coureurs inscrits à la CCC, trépignant d'impatience, derrière la ligne de départ. Je suis en première ligne à côté de mes amis Maud (Giraud), Flo (Racinet) et Franck (Bussière). Super bien placée pour engranger les ondes positives des meilleurs athlètes et pour m'imprégner de l'atmosphère électrique du départ. Je suis stressée par l'aventure mais sincèrement heureuse d'être là. D'autant plus que je me sens physiquement préparée à l'aventure et, luxe suprême... le temps est frais et maussade. Une aubaine pour moi qui ne supporte pas la chaleur ! Cette édition 2010 est faite pour moi.

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Derniers échanges avec Maud Combarieu (5ème fille CCC)

Je m'élance à un rythme vraiment cool, histoire de profiter à fond de l'ambiance dans les rues de Courmayeur, d'attaquer la première ascension dans de bonnes conditions et de préparer mon organisme à encaisser 18 à 20 heures d'effort. Je garde à l'esprit les consignes que je me suis fixée : "la course ne débute qu'à Champex (km55), d'ici là il faut se préserver".

Premières foulées et déjà, premiers coups de tonnerre au dessus de nos têtes. Après 1H30 de course, j'atteins le refuge de Bertone, d'où j'aperçois Fred Bousseau (Endurance Mag) qui m'annonce 5è ou 6ème fille et me prévient qu'il fait froid là-haut. Je sais que la tête de course est déjà loin mais je connais la musique .... "tout peut arriver aussi bien aux autres qu'à toi alors fais ton truc, reste calme et advienne que pourra".

Oui.... Tout peut arriver... La suite me le confirme rapidement. J'atteins le sommet de la Tête de la Tronche où le vent froid sévit. J'enfile ma veste coupe-vent avant d'entamer la descente : une descente relativement abrupte sur les premiers mètres. C'est là, dans cette descente, qu'une vive douleur me fusille les 2 genoux. Je connais cette douleur, elle me poursuit depuis plus de 2 semaines au niveau des rotules : les séquelles d'un séjour intensif à Val d'Isère où j'ai enchaîné les sorties en montagne en mettant de côté les rappels à l'ordre de mes articulations . J'ai bien essayé de l'oublier cette douleur, de la masquer à coup de pommade anti-inflammatoire mais non.... Elle est là, elle ne veut pas se faire oublier...

N'ayant pas trop d'autre option, je ralentis l'allure dans la descente et me met à établir un schéma de course "positif" dans ma tête : "Cette douleur va m'obliger à calmer le jeu dans la descente, et donc! je vais pouvoir envoyer un peu plus dans les montées et puis en plus, je tiendrai mieux la distance."

Débute alors une nouvelle expérience pour moi, qui suis habituellement plutôt à l'aise dans les descentes. Le jeu du "Tu me doubles dans les descentes, je te redouble dans les montées". J'atteins Arnuva en ayant conservé ma position de 6ème féminine et 126ème au général. Un petit coucou à la famille, le temps d'apprendre que la fusée Maud est à 22mn devant moi (pfiou elle est vraiment trop forte) et j'entame l'ascension de la 2ème difficulté : le Grand Col Ferret : 750m + que je sens passer dans les jambes et dans le coeur. Mais apparement je ne semble pas être la seule! Autour de moi, tout le monde a la tête dans les chaussures, et le souffle court.

Un coup d'oeil à ma petite fiche plastifiée "maison" m'indique que la descente s'annonce longue et régulière jusqu'à Praz de Fort. Effectivement, ça se confirme! J'ai l'impression de perdre un temps fou à marcher comme une grand-mère, notamment sur les parties bitûmées. J'atteins le ravitaillement de la Fouly au km 41, où je m'empresse de recharger en eau et en barres. Je suis d'ailleurs tellement pressée que j'en oublie mes bâtons pour la 2ème fois ! (la précédente étant au 1er arrêt pipi). Dommage pour moi, je fais quelques centaines de mètres avant de m'en aperçevoir et suis obligée de rebrousser chemin jusqu'au ravito - en montée bien sûr - !

Champex : 55ème kilomètre, il est déjà 17h30 quand j'arrive. Je me suis un peu ennuyée dans la montée à force d'être toute seule, j'en ai donc profité pour épier les champignons dans les sous-bois. (Pas vu de bolets... mais quelques girolles). Je prend le temps de changer de chaussettes et surtout de chaussures. L'amorti et la légéreté des Hoka vont me permettre de soulager un peu mes articulations en souffrance. Un bol de soupe, derniers encouragements de mon assistant de choc JC et de ma famille et me voilà remontée à bloc pour poursuivre ma route. Le moral est plutôt bon puisque je constate que j'ai quasiment 2H d'avance sur les temps que je m'étais fixé! Si je continue sur ces bases, je peux boucler la CCC en 16H ! Je suis d'ailleurs 113ème au classement scratch à cet instant.

Un coup d'oeil sur ma fiche : Bovine approche. "Bovine": ce nom résonne en moi comme LE lieu cauchemardesque de tout traileur qui se respecte. J'ai toujours entendu parler de cette ascension comme la plus difficile du parcours. Je me remémore les propos de mon pote Elie : "Celle là... faut que tu la fasses de jour Caro, sinon c'est vraiment la m..."

Effectivement, je confirme! Une belle grimpette comme on les aime ! Bien longue, bien pentue, des racines glissantes, des rochers qu'il faut escalader avec les mains et aujourd'hui, de la boue et de l'eau à foison le tout sous une pluie battante...Pourtant, je le vis plutôt bien. Je partage ce moment intense en émotions avec un autre coureur que j'abandonne avec regrets au sommet. Là haut, le vent violent et la pluie glacée me gèle les os. Je décide d'enfiler mon manche longue mais il est trempé et congelé lui aussi, tout comme mes gants et mon buff d'ailleurs... grand moment de bien être! Les Hoka me permettent de faire la descente jusqu'à Trient en petite foulée (et en grosses glissades dans la boue). La nuit tombe déjà sur la CCC, il est 20H11 quand j'atteins le ravito de Trient. Une impression étrange m'envahit en arrivant : c'est un peu comme passer de l'enfer sombre, froid et solitaire à la chaleur réconfortante d'un abri où tout le monde vous applaudit, où des visages connus vous réconforte. C'est presque irréel et ça en devient d'autant plus dur de repartir dans l'enfer de la nuit froide et ventée.

Le temps d'enfiler un t-shirt à manche longue sec, un coupe-vent plus costaud, ma frontale et je repars pour Catogne, 700m+. Je prend un coup de massue dans la montée... Je me sens seule, obligée de m'arrêter 3 fois pour reprendre mon souffle mais il fait trop froid pour se reposer trop longtemps. Au sommet, je n'arrive plus à mettre un pied devant l'autre tellement mes genoux me font mal. Chaque glissade dans la boue est un supplice pour eux. Pourtant il faut que j'avance pour ne pas geler sur place car au sommet, la tempête fait rage et la pluie s'abat sur nous comme jamais. Je lâche mes premiers sanglots, trop plein de souffrance...  la tête n'y est plus. Je sais que pour moi, la course est finie. Jamais je ne pourrai remonter à la Tête au Vent et surtout en redescendre. Je ne peux plus courir. Il me reste 5km de descente avant de pouvoir arrêter tout ça. 5km qui me paraissent une éternité. 70ème au classement général et 6è féminine au sommet de Catogne, je perd alors 30 places dans cette descente interminable.

Il est 22H51 quand j'arrive à Vallorcine. Je ne peux m'empêcher de pleurer de dépit, d'amertume et de douleur. Le médecin ne fait que confirmer ce que je pensais : "hors de question de continuer mademoiselle, vous avez 2 épanchement rotuliens, vos genoux sont trop enflés et craquent de partout". Il reste 15 malheureux petits kilomètres, mais ce sont 15 km de trop.

L'aventure s'arrête donc là, à 23H et après 83km de course.

Que dire, que faire? Pas grand chose si ce n'est remercier toutes celles et ceux qui sont venus m'encourager (Fab, Marion, Léna, ma famille et tous les autres), tous ceux qui ont cru en moi, qui m'ont suivi de près ou de loin en m'envoyant des petits messages d'amitié et d'encouragement. J'ai pensé à vous à chaque instant.

J'abandonne une nouvelle fois sur ce tour du Mont Blanc avec un gout amer et un sentiment d'inachevé. Mais je ne peux malheureusement pas retourner en arrière, tanpis pour moi. Reste maintenant à digérer, à laisser reposer mes genoux et à réfléchir à la suite.

J'adresse toute mon admiration aux finishers d'une course aux conditions vraiment difficiles, aux bénévoles sur le terrain qui ont subit les intempéries, à ceux qui ont fait Bovine de nuit ! Un bravo particulier aux potes Maud, Flo et Franck pour leurs résultats.

Je souhaite bon courage aux organisateurs qui, je le sais, doivent gérer les mécontents suite à l'annulation de l'UTMB, de la TDS et à l'arrêt de la CCC à 4 heures du matin. Pour avoir vécu la tempête de nuit à 2500m d'altitude et les réels dangers que nous courrions (hypothermie, passages dangereux, glissements de terrain), je sais que vous avez pris la bonne décision.

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 14:39

Derniers rayons de soleil avant l'arrivée de la pluie sur la Tarentaise... et dernière sortie en compagnie de mon ami Flo, avant de prendre le chemin du retour. Dernières images enchanteresses aussi...

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Edelweiss face au glacier de la Grande Motte et Val d'Isère en fond de vallée

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L'équilibre parfait  ...

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Ombres et lumières sur le lac de la Sassière

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Contrastes Vert Gris Bleu de l'Aiguille du Dôme

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La fin d'une belle série de balades et de 2 semaines intensives !! Merci à mes petites gambettes d'avoir supporté ça!

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 15:38

Et voilà ... Dernière balade pour l'Equipe de France d'aviron en compagnie de Maud et moi à 4 jours de la fin du stage de Tignes.

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Une belle rando de 23km et 5 heures autour du Mont Roup et de la Pointe Nord des Lorès qui laissera je l'espère, de bons souvenirs et de belles images au plus grand nombre!

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A la prochaine au bord d'un bassin!

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Vues depuis le col de la Rocheure

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:05

7ème sortie rando trail en 8 jours... Encore une journée pour en prendre plein les yeux .... et plein les jambes! 

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Nuages menaçants sur les aiguilles dominant le val d'Isère dans la montée au col de l'Iseran par le GR5

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Le Lac des Fours et la vallée de la Maurienne depuis le Col des Fours

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L'ancien glacier du Fond aujourd'hui disparu et le col de l'Iseran en arrière plan

Repos bien mérité aujourd'hui avec une petite balade tranquille au lac de la Sassière en plein coeur de la réserve naturelle

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 14:56

2000m c'est l'altitude du camp de base que j'ai choisi pour m'installer pendant 2 semaines. Val d'Isère, aux portes du Parc National de la Vanoise: un terrain de jeu exceptionnel pour gambader dans la montagne. (Un lieu pas vraiment innocent puisqu'à quelques km de là, à Tignes, l'Equipe de France d'aviron, elle, s'entraîne en altitude en vue des prochains championnats du Monde. Au programme, muscu, ergo, vélo et rando)

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A quelques semaines de la CCC, me voilà donc libre de "trailer" quotidiennement au fil des crêtes et des cols. Les jambes s'affutent petit à petit, le coeur aussi, battant la chamade au fil des grimpettes et en pensant à la prochaine échéance...Et pourtant, malgré l'effort physique, impossible pour moi de ne pas lever les yeux... Vallées fleuries, forêts, prairies verdoyantes et monde minéral épuré se succèdent au fil des balades.

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En ce début du mois d'aout, la Haute Tarentaise dévoile toutes ses richesses.

C'est donc un vrai plaisir pour moi de profiter de ces trésors chaque matin, et de faire partager un petit bout de ma passion pour la montagne et le trail à mes amis de l'aviron.

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Merci à l'amie Maud Giraud de m'accompagner dans ces aventures (je me sens moins petite d'un coup)

Encore 1 semaine avant de prendre le chemin du retour et penser à se reposer un peu avant le grand départ de la CCC!

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 17:24

L'Etape du Tour Mondovélo c'est chaque année près de 10000 coureurs cyclistes venus du monde entier. L'objectif pour tous: pédaler sur les traces des grands coureurs internationaux sur une étape mythique du Tour de France. Un RV de légende pour tous les amateurs du 2 roues, des plus anonymes aux plus célèbres.

Après Montélimar - le Ventoux l'an passé, c'est sur l'étape Pau - col du Tourmalet que JC s'aligne ce dimanche, cette fois en compagnie de son fidèle coéquipier Fabien! Tous les 2 affûtés comme des lames après leur victoire en Coupe du Monde à Lucerne il y a tout juste une semaine (et oui, Carotte pour Tous n'a même pas eu le temps de relater l'exploit!), les voilà qui se lancent à l'assault du Tourmalet avec deux dossards privilégiés : n°17 pour JC et n°18 pour Fabien!

A 7H, nous retrouvons donc nos 2 compères en 1ère ligne aux côtés d'Alain Prost, Paul Belmondo, PH Delerue de l'Equipe de France de Snowboard ou encore Laurent Brochard, prêts à en découdre avec les 181 km du parcours et les fameux cols de Marie Blanque, de Soulor et du Tourmalet...

Impossible pour moi de manquer ce duel fracassant entre les 2 frères de rames...

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JC et Fab en première ligne après quelques km de course (casque rouge pour Fabien et bleu pour JC sous les flèches)

Le temps de prendre quelques clichés des premiers coups de pédales et je file au sommet du Tourmalet. Il me faudra quand même 2h30 de voiture et 30mn de marche à pied en mode "trail" pour y parvenir... Comme l'an passé, je constate que le boulot de supporter est plus difficile qu'il n'y parait! Quelques heures après mon arrivée, ma patience est récompensée puisque j'aperçois les girophares des voitures en contrebas, annoncant l'arrivée du premier peloton.

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Le vainqueur mettra 5H59 pour rallier l'arrivée sous les applaudissements de la foule (Jean-Christophe Currit); une longue période de guêt s'ensuit pour ne pas rater l'arrivée de mes protégés! Lequel arrivera le premier? Arriveront-ils seulement?

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J'aperçois JC une petite heure plus tard qui en termine avec la dernière difficulté en 6H44

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Puis Fab apparait 11 minutes plus tard le visage marqué par l'effort...

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Apparemment il n'y a pas que les courses d'aviron qui font mal aux jambes!

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Une fois leurs esprits retrouvés, petite interview du couple de rameurs

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Après les médailles d'or en coupe du Monde d'aviron, la fierté d'avoir la médaille de finisher autour du cou

Quant à moi, je suis soulagée de récupérer mes 2 poulains fatigués mais sains et saufs! Respectivement à la 100ème place pour JC et la 163ème place pour Fabien. Bravo à eux, merci à Caro (l'autre) pour les dossards de VIP et merci à l'ami Tony pour la sympathique soirée (de VIP elle aussi!)

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 08:35

Les avirons sont rangés après une belle et exaltante saison, place maintenant trail, pratique plus individuelle mais tout aussi riche en émotions et en aventures humaines ! Il est grand temps de préparer LA course de l'année, la CCC, ses 100km et ses 5800mD+... C'est donc avec plaisir que j'accepte la proposition de mon voisin Fred, de courir la Frison Roche à Beaufort le jour de la fête nationale, histoire de voir où j'en suis.37km et 2400m D+, la journée s'annonce "montagnarde".

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Le départ est donné en comité restreint à 7H30 sur la place principale de Beaufort (environ 70 coureurs). La température matinale annonce déjà la couleur : il va faire TRES chaud... Heureusement, le début du parcours nous conduit à travers les sous-bois, préservant ainsi notre capital fraicheur. Je choisis de jouer la grande prudence car ces températures ne me conviennent pas du tout. Je sais que je peux exploser au moindre rayon de soleil! Je marche, je tâche de conserver un rythme cardiaque régulier et de m'arroser au moindre ruisseau... Derniers virages à l'ombre et me voilà au col du Pré (j'aperçois mon ami Fred au sommet). C'est parti pour une quinzaine de km sous le cagnard... La vue quant à elle, est splendide : le Mont Blanc en pleine face, la Pierra Menta trônant fièrement sur la droite et le lac émeraude de Roselend en contre bas... On aurait presque envie de s'arrêter et de dédier sa journée à l'art de la contemplation... Mais l'heure n'y est pas! Il faut se hisser jusqu'à la Roche Parstire, point culminant du parcours à 2108m. Je calme le jeu tellement la chaleur est écrasante, heureusement au sommet, une brise salvatrice vient rafraîchir mes neurones... J'entame la descente jusqu'au barrage de St Guérin (1560m)  où je rattrape enfin le Fredo qui ne semble pas au mieux de sa forme. La dernière difficulté nous conduit ensemble à la tête de Cuvy à 1991m. La-haut, je me retourne, Fred n'a pas suivi... Je poursuis donc ma route en solo. S'ensuit une longue, très longue descente de 1000m D- jusqu'à Arêches. Dernier ravito avant les 6 derniers km de descente et l'arche d'arrivée.

Voilà 5H14 que je suis partie lorsque je passe la ligne en tête chez les filles et 23è chez les garçons...

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20mn plus tard, j'aperçois le Fred qui semble avoir eu quelques difficultés dans la descente. Allez ! pour se remettre de tout ça, il est temps de déguster une bonne bière fraîche tant rêvée et bien méritée!
Merci aux bénévoles qui nous ont abreuvé tout au long du parcours et bravo à l'organisation du Ski Club d'Arêches Beaufort pour ce beau parcours. Je repars comblée avec un beau morceau de Beaufort!

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:10

Cette fois, c'est fait...

La saison d'aviron 2010 se termine en beauté avec une 2ème médaille de bronze autour du cou. Cette fois en Huit barré et sur 1000m aux Critériums Nationaux (autant dire un Sprint total pour une traileuse comme moi).

Fougue, bonne humeur et esprit d'équipe auront été les maîtres mots de ce chaud week-end parisien.

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Aux termes d'une lutte acharnée de 3 minutes et 12 secondes, nous grimpons sur la 3ème marche à la photo finish à quelques petits 40 centièmes de secondes de l'argent....

Bravo à l'équipage de Caen qui s'empare de la victoire pour 1 seconde, et à Meyzieu qui nous ravit la 2ème place dans les 50m derniers mètres de fort belle manière. Nous avons fait une course avec les trippes, sans regret et avec de bons souvenirs plein la tête. Souvenirs d'une saison courte mais intense, souvenirs des franches rigolades qui auront animé les week-ends de régates ...

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Merci les filles, place maintenant aux trails avec la CCC en point de mire et RV l'année prochaine !!!

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 14:05

Et voilà, la belle histoire du 4 sans barreuse s'achève sur une médaille de bronze aux Championnats de France...

Trop vite, trop tôt... J'aurais aimé profiter un peu plus encore de ces moments passés avec mes coéquipières de choc. Car au delà du résultat sportif, il y a des sensations et des émotions que j'aimerais ne pas voir s'envoler aussi vite.

La sensation jubilatoire de sentir la coque filer au rythme des coups d'aviron, dans un geste fluide et uniforme,
Le sentiment de faire partie d'une équipe solidaire et complice, où chacune donne le meilleur au service des autres, sans prise de tête et sans retenue,
L'excitation d'une finale de Championnats de France où rien n'est fait d'avance mais tout est possible,
Le partage et l'esprit d'équipe ... tout simplement.

Merci Béné, Jo, Elo pour ces rares mais précieux moments passés ensemble. Merci pour tout. C'est à cet instant précis que je me rappelle pourquoi j'aime tant l'aviron et pourquoi j'ai ressenti ce léger vague à l'âme hier après la course...

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Bravo à JC qui gravit la plus haute marche du podium et remporte une nouvelle médaille d'or cette année.

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