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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 16:09

Il y avait bien longtemps que je n'étais pas allée faire un tour du côté du col de Portes dans le Bugey. Alors ce matin, faisant fi de mes récentes bonnes résolutions (pas de course à pied cet hiver), je décide d'emmener mon ami et voisin Pierrot ainsi que ces 2 collègues découvrir un de mes terrains de jeux locaux préférés...

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Bravant le brouillard, nous voilà partis pour une belle sortie trail au départ de Villebois, à travers les forêts bugistes et les petits sentiers escarpés que j'affectionne tant!

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Bilan 25,5km et 1250m D+ de bonne humeur ! 

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Allez cette fois, c'est promis, je range les baskets ...

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 09:56

Posons d'abord le cadre : mon calendrier de courses s'est réduit comme peau de chagrin cette année à cause de mes genoux. Passant successivement de la résignation à l'énervement pour finir par la frustration, je ne pouvais me résoudre à terminer cette saison 2011 de telle manière! Alors il y a quelques semaines, la passion l'emportant sur la raison, je fais le forcing auprès de mon capt'ain Seb pour m'aligner sur le Marathon des Causses (les Templiers étant non négociables) et assouvir ainsi mes envies de compétition. Je le sais, il va falloir gérer les descentes pour pouvoir terminer sans trop souffrir et ne pas mettre 6 mois à retrouver mes articulations.

Me voilà donc alignée avec le dossard n°9 sur cette course de 38km et 1600m D+ au départ de Millau. 6 mois se sont écoulés depuis ma dernière course au Lioran... Quel plaisir de se retrouver au milieu du peloton des coureurs même si ce profil est court et roulant pour un diesel comme moi plutôt habituée à des trails de 70km!

A 13H15 le départ est donné. Céline Lafaye s'envole telle une gazelle vers la tête de course ... intouchable. Pour ma part, après quelques centaines de mètres, je me cale derrière la 2ème féminine en me promettant d'être raisonnable!

Première bosse, casse pattes! Les jambes sont raides, le souffle est court, mais c'est normal, un diesel, ca met du temps à se mettre en route... Une féminine me passe puis deux. Nous atteignons le sommet de la bosse, je suis 5ème.

Au premier ravitaillement, pas le temps de trainer, juste quelques précieuses secondes, le temps de remettre un peu d'eau dans mon camelback et je repars en 4ème position talonnée de près par mon amie Florence Le Gallic...  Je me sens bien mais mon ventre fait des siennes (ceux qui ont courru à mes côtés peuvent en témoigner.... non non ce n'était pas ma poche à eau qui faisait ce bruyant glouglou!! c'était bien mon ventre!).

Je reprends petit à petit la 3ème féminine jusqu'à la doubler au sommet d'une côte. Florence me rejoint rapidement. Nous voilà 3ème toutes les deux. Flo impose un rythme soutenu sur les sections roulantes, ca me va!  Prochain objectif : aller rejoindre la seconde qui est à à peine 2mn devant nous.

Au 26ème kilomètre, je cale dans la bosse ... "Un petit coup de bambou de derrière les fagots!"  Voilà 3 heures que je cours au taquet et que je n'ai pas pu avaler quoique ce soit à cause de mon système digestif récalcitrant, voilà sans doute l'explication... Florence me prend 1'30'' dans la montée. Heureusement, j'aperçois mon ami Jean Baptiste qui est là pour m'encourager et me donner un coup de boost au moral. Une bénediction!  Objectif : la rejoindre le plus vite possible pour rester dans le tempo. Hop ! Ravitaillement express et minimum au 30ème kilomètre: 300ml d'eau, 5 secondes...  et rien d'autre! Je raccroche le bon wagon ! Il reste à peine 8km, c'est le moment où jamais pour tenter un retour sur la seconde place. On y met toutes nos forces mais l'amie Flo fait une belle chute dans une descente technique. Bilan, rien de méchant mais un genou en sang. Pas le temps de réfléchir, je lui "ordonne" de me suivre et de s'accrocher. Les gars qui courrent avec nous depuis un moment nous encouragent, nous motivent et semblent enthousiastes en observant notre petit duo... Le terrain devient vraiment technique et demande une attention de tous les instants, j'apprécie ces passages ludiques!

Dernière grimpette sévère à 4km de l'arrivée, je suis lessivée. Heureusement, notre petit groupe de coureurs est solidaire, les gars m'obligent à rester dans le groupe et à ne rien lâcher dans la côte. "Si tu ne restes pas avec nous, tu ne vas jamais revenir, allez zou !"

Et soudain, alors que nous atteignons enfin le sommet de la dernière difficulté ... alors qu'il ne reste plus que 2 ou 3km de course, nous apercevons la 5ème à nos trousses juste derrière, à quelques secondes ! C'est la dernière descente, je décide de jeter mes dernières forces dans la bataille et de mettre de côté mes préoccupations "articulaires" pour ne pas perdre le podium. Je crie à Flo de s'accrocher pour qu'on termine ensemble au taquet. C'est ce que j'espérais depuis la mi-parcours... Malheureusement, elle ne suivra pas. Me voilà en train de galopper comme une forcenée comme si une armée de soldats armés étaient à mes trousses. Derniers virages, plus que quelques centaines de mètres...  je me retourne, elles sont à ma poursuite. Une lutte âpre s'engage contre des crampes aux 2 mollets qui apparaissent soudainement comme pour rajouter un peu de piment à ce final à suspens ! L'arche n'est plus qu'à quelques mètres, les applaudissements, le speaker, c'est gagné...Je termine 3ème en 4h11, à la 52ème place au scratch et à 2'55'' de la seconde féminine.

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Photo René Vallée

Florence franchit la ligne tout juste 25'' derrière moi puis 20" derrière c'est au tour de Sophie Gagnon !

Une belle course à rebondissements, un beau moment de partage avec Florence avec qui j'aurais tant aimé monter sur la boite, un parcours magique qui mériterait d'être fait en mode "rando" pour apprécier les paysages, un beau compromis entre sections roulantes et parties vraiment techniques.

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Photo Mike Guillot

Pour le reste, je ferai l'impasse sur mon opinion concernant l'organisation et l'esprit général du festival des Templiers, notant simplement qu'on a ici, semble-t-il définitivement tiré un trait sur certaines valeurs du trail qui me sont chères telles que la convivialité, la simplicité et le respect de tous les coureurs. Mais ne serait-ce pas malheureusement l'inéluctable destin de cette discipline?

Bravo en tous cas à Céline Lafaye, la vainqueur du jour, qui pulvérise littéralement la course en terminant 12è chez les hommes! Un autre univers...

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 21:34

Il est simple, il est sympa, il aime le partage, il aime la convivialité... il s'appelle Sébastien Chaigneau et il a un palmarès gros comme la lune (avec notamment 2 podiums à son actif sur l'Ultra Trail du Mont Blanc).

Enumérer ses résultats prendrait toute la place sur cette page tellement la liste est longue pour ce traileur qui fait partie des meilleurs athlètes mondiaux du moment, alors du coup, je vous laisse le soin d'aller jeter un oeil sur son site : http://www.sebchaigneau.com/

Ce fut donc un réel plaisir de crapahuter en sa compagnie et celle de nos 6 stagiaires, lors du dernier week-end trail organisé à Manigod.

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La tribu, 100% mâle!

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Passages de chamois! 

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Petite explication au sommet...

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Une expérience partagée à renouveler dès que possible !

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 14:05

Tout commence par une discussion autour d'un verre avec l'ami Tony Sbalbi, coéquipier du team Garmin, militaire de son état et guide de Haute Montagne à Chamonix. Tony, c'est aussi un sportif de haut niveau en ski alpinisme : vainqueur de la Pierra Menta, vice champion du monde militaire et bien d'autres résultats à son actif encore ! Bref, un montagnard plus qu'aguerri... Attablé chez lui, à Passy, nous parlons de nos métiers respectifs qui ont tous deux un point commun : le Mont Blanc. Lui monte au sommet, et moi j'en fais le tour. La boucle ou le sommet ? : nos clients ne sont pas les mêmes, mais l'envie de défier le géant blanc, par le bas ou pas le haut, elle, est toujours là, aussi puissante.

Je lui dis que j'aime bien les prés à vaches et que l'idée de monter  tout là-haut ne m'attire pas plus que ça... Trop de monde, trop "classique", trop haut... Alors, en réponse, il me lance une idée comme ça : et si on se faisait l'ascension du Mont Blanc depuis le fond de la vallée, tout en bas? Et pour corser le tout, sans s'arrêter dormir au refuge... comme ça, d'une seule traite et du plus bas possible ?

En voilà une idée : Faire l'intégrale du Mont Blanc, comme l'ont fait les premiers alpinistes autrefois. 4000m d'ascension d'un seul trait. Un sacré défi, un peu fou même... surtout quand on n'a jamais fait d'alpinisme comme moi. Il n'en faut pas plus pour que l'idée fasse son petit bonhomme de chemin dans ma tête...Une période est fixée : ce sera en septembre!

Il est 22H38 ce jeudi soir 15 septembre, lorsque nous nous élançons JC, Tony et moi depuis la gare du téléphérique des Houches (1010m) à l'assault du mastodonte blanc.

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Les Houches, 22H38 !

Plus de 4000m de dénivelé positifs à avaler d'une seule traite dans la nuit. Un défi physique assez faramineux pour moi, qui entre dans l'univers de l'alpinisme par la grande porte. La lune est presque pleine et le ciel est totalement dégagé, donnant à la montagne une ambiance particulière.

Nous prenons un rythme soutenu dès les premiers virages (trop soutenu pour moi mais avec les 2 gazelles, il faut bien que je tente de rester au contact si je ne veux pas me perdre dans la nuit...). Nous atteignons le col du Mont Lachat, 1000m plus haut à 23H10. Nous empruntons ensuite la voie de chemin de fer du Tramway du Mont Blanc jusqu'à la gare terminale du Nid d'Aigle. Pour les prétendants à l'ascension du Mont Blanc, cette gare terminale constitue le point de départ classique d'une course de 2 jours, incluant une étape pour dormir en refuge à Tête Rousse ou au Goûter...

La lune éclaire les sommets, je me dis que je resterais bien là, à observer la nature endormie et les ombres des crêtes, allongée dans un duvet... Mais non, je ne suis pas là pour ça et je ne l'oublie pas ! Mon coeur bat très fort mais il reste encore 770m D+ avant d'atteindre notre première étape au refuge de Tête Rousse ! Il est 2H15 du matin lorsque nous ouvrons la porte de l'abri.... Les premières cordées sont déjà en route pour le sommet. Les alpinistes encore là terminent de ranger leur duvet et nous observent avec un oeil interrogateur.. "Mais d'où ils arrivent ces 3 là, à cette heure çi?" Le gardien du refuge nous accueille avec un thé chaud et le sourire. Du pur bonheur pour moi qui suis déjà en vrac ! Il nous traite de dingues mais comme il connait Tony, il n'est finalement pas plus étonné que ça...

Notre chef nous accorde une pause de 20mn pour nous changer, enfiler des affaires sèches, mettre le pantalon de montagne et le baudrier, ranger les baskets pour mettre les chaussures de montagne (que nous portions jusque là sur le sac) et manger une barre. Jamais le temps n'a défilé aussi vite ! A peine le temps d'avaler le bol de thé que nous saluons le gardien et repartons encordés à l'assault du couloir du Goûter puis de l'éperon rocheux qui nous conduit au refuge suivant.

La Haute Montagne commence ici... Nous quittons mon univers pour rentrer dans celui de Tony... Mes 2 équipiers tiennent la forme. Quant à moi, pas vraiment... Depuis qu'on a passé la barre des 2700m d'altitude, je sens que mon coeur bat de plus en plus fort et que mes jambes sont lourdes. Mais je prends sur moi et je mets un pied devant l'autre sans trop rien dire.

Il est temps de traverser le fameux couloir du Goûter, passage délicat dans l'ascension. Ici de nombreuses chutes de pierres rendent le couloir dangereux, parfois meurtrier, surtout lorsque les températures d’été font fondre le ciment de glace et de neige qui les retiennent. D'ailleurs, au moment où nous décidons de passer, les pierres se mettent à dévaler... Pas de temps à perdre par ici ! Nous traversons les 200m du couloir d'un pas rapide ... et sans encombre ! OUF Ca, c'est fait! Reste maintenant à escalader l'Eperon du Goûter, un sacré morceau ! 1H30 de varrape dans les rochers. Je suis obligée de faire des micro-pauses pour que mon coeur ne sorte pas de ma poitrine. Je dois bien l'admettre, je suis HS. Plus on se rapproche du sommet du Mont Blanc, plus dans ma tête ... il s'éloigne. Au milieu de l'escalade, je commence à penser que je ne monterai pas en haut... Je ne suis plus en état et je ne veux pas risquer de faire échouer ma cordée. Tony le voit bien et me prend entre 4 yeux : "Caro, la montagne c'est comme ça. C'est un milieu hostile, incertain. C'est toujours elle qui décide et il faut l'accepter, rester humble. Et toi, tu n'es pas là pour prouver quelque chose, tu es là parce que tu en as envie. C'est tout. Alors si tu n'es pas en état et que tu ne peux pas monter en haut, personne ne te le reprochera. C'est déjà bien d'être montée jusqu'ici. De toute façon, on fera le point au refuge. S'il faut tu restes là-bas et tu nous attends, le temps qu'on monte au sommet avec JC".

A 5H15 du matin, nous atteignons le refuge du Gouter. C'est le moment de prendre une décision mais mon cerveau fonctionne déjà au ralentit, abruti par l'altitude, la fatigue et un énorme mal de tête. Je le sais, si je m'engage, c'est pour aller au bout car renoncer en route, c'est faire échouer toute la cordée. Pourtant, malgré mon état physique, l'envie est trop forte... Ce sommet, à la fois si proche et si lointain. Je demande aux garçons comment c'est au dessus. "C'est de la marche, une longue ascension mais moins technique que l'éperon". Je me dis "la marche, je connais... mettre un pied devant l'autre je sais faire, alors je dois tenter". Pas le temps de réfléchir plus longtemps, Tony m'a déjà arnaché : crampons, corde, casque, doudoune... Le temps de prendre 2 cachets d'aspirine et je suis parée. 

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Refuge du Gouter, 5H du matin... Sourire crispé!

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JC en pleine action pour mettre ses crampons

Nous reprenons la route en direction du Dôme du Gouter. Adieu la roche, place à la neige et à la glace.

La suite est assez floue, un peu comme dans un lointain rêve. Mes facultés de réflexion sont réduites au minimum. Avancer, mettre un pied devant l'autre, ne pas trébucher car le moindre faux pas pourrait s'avérer fatal... C'est tout ce auquel je pense. Au fil de l'ascension, l'effort s'intensifie. Chaque pas est une lutte, mon coeur sort de ses gonds et mes membres pèsent une tonne. Les rares pauses sont de vraies bouées de sauvetage, permettant au coeur de redescendre et au cerveau de refaire surface.

Un pas après l'autre, nous atteignons le sommet du Dôme du Gouter puis le refuge Vallot, 4261m. Il est à peu près 6H45 du matin lorsque nous arrivons à l'Observatoire Vallot. Les premières lueurs du jours ont déjà commencé à poindre sur le sommet de l'Aiguille du midi. Magnifique spectacle...

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Premières lueurs sur l'Aiguille du Midi

Le vent souffle fort et le froid pince les doigts (d'ailleurs mon nez a bien failli geler. Mais heureusement, l'ami Tony était là pour veiller!)...

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Tony, toujours là pour veiller sur moi

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Magnifique spectacle sur l'horizon depuis le refuge Vallot

Cachés derrière l'Observatoire nous enfilons la doudoune et attrapons nos piolets. C'est reparti pour l'ascension finale. Pas à pas, à une allure frôlant celle d'un escargot en fin de vie, nous franchissons l'arête des Bosses. Le sommet est tout proche et pourtant, je n'en vois pas la fin ! Régulièrement, Tony m'explique ce qu'il reste à gravir, j'en ai besoin pour avancer et garder le moral. Chaque bosse constitue un micro-objectif a atteindre, chaque replat est pur moment de soulagement.

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Tony, encore et toujours là pour m'expliquer, patiemment...

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L'arête des Bosses puis le sommet, tout la-haut!

Dernière grimpée, encore quelques mètres sur l'arête sommitale, et nous voici enfin à la cîme du Mont Blanc ! Un sourire incontrôlé pointe au coin de mes lèvres... J'y suis arrivée! Incroyable instant de satisfaction sur le toit de l'Europe. Embrassades et accolades de rigueur puis quelques petites photos prises sur le vif (ne nous mettant pas forcément en valeur mais tanpis, c'est tellement bon d'être arrivés jusque la-haut!).

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Notre petite cordée au sommet !

La suite est une looooongue descente en sens inverse et un mal des montagnes qui, curieusement, ne fait que s'accroître au fil des heures... jusqu'aux environs de 15 ou 16H.

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Descente sur l'arête du Gouter

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La France vue d'en haut...

Au passage à Tête Rousse pour récupérer nos vêtements de traileurs laissés à la montée, nous sommes connus comme des loups blancs : "ahh revoilà les grands malades qui sont passés à 2H du matin! Alors alors??"

Alors?, ben.... Je dirai une expérience assez incroyable. Dure, très dure, épuisante même... mais tellement belle! Paradoxalement, je ne me suis rarement sentie aussi vivante que quand j'étais au plus mal. J'ai senti mon corps réagir au quart de tour, passer par toutes sortes d'états, j'ai vécu des instants de détresse physique, d'absence morale, tout ça mêlé à de l'émerveillement et une réelle satisfaction personnelle d'être allée au sommet.  

Je remercie du fond du coeur l'ami Tony pour nous avoir conduit tout là-haut. Dorénavant, grâce à toi, je regarderai le Mont Blanc d'un autre oeil !

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:31

Rien ne me prédisposait  à aller courir hier soir...

Un temps maussade, une grosse fatigue, pas beaucoup de temps... Et pourtant! Je décide malgré tout de sortir la tête de l'ordinateur pour tenter un petit footing autour de Crest Voland, histoire de faire tourner les jambes.

Et bien j'aurais dû m'abstenir!

15mn après m'être élancée, je débouche à l'angle d'un chalet. En un millième de seconde, un énorme chien blanc surgit de la maison et me bondit dessus en aboyant, le truffe collée à mon mollet... L'angoisse... Heureusement, mon sang froid et la présence du maître dans son jardin semble faire effet, puisque la bête décide finalement de me laisser tranquille. Le temps que le propriétaire s'excuse, je recupère mon souffle et reprends la route.

45mn plus tard, je déroule les jambes dans la descente jusqu'à ce que, levant les yeux, j'aperçoive un gros chien (oui ils sont toujours gros dans ces cas là) errant tout seul au milieu de la route, 50m devant moi. Mais pourquoi moi??

L'animal décide de camper là en m'attendant.

Coup d'eil à droite, impossible de passer. Coup d'oeil à gauche... je tente une échappée à travers les champs dans la montagne, sauf que je dois traverser un enclos rempli...d'oies ! Forcément, elles se mettent à hurler en me voyant débarquer. J'ai donc le choix : me faire mordre par un chien ou me faire chiquer par une oie ! Demi-tour, retour à la case départ et le chien qui est toujours là.

Une voiture arrive enfin. Après une tentative pour le repousser avec sa voiture, le chauffeur constate que l'objectif de l'animal est clair : s'occuper de mon cas! Résultat, il fait marche arrière, me prend en stop et me pousse 200m plus loin avec sa voiture ! Et d'après lui, j'ai bien fait de m'arrêter car il connait le chien et m'avoue qu'il n'est pas très fin...

Bref, j'aurais mieux fait de rester devant mon ordi ce jour là!

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:10

Voilà plusieurs semaines que mes genoux me font souffrir, m'obligeant à faire forfait sur tous mes principaux objectifs de l'année (6000D, CCC etc). Pour moi, les montées sont un plaisir mais les descentes qui suivent se transforment à chaque fois en un véritable calvaire....

Alors pour me consoler et surtout pour me défouler, hier matin, je décide de tenter une nouvelle expérience : le Kilomètre Vertical organisé au plateau d'Assy. Le principe : grimper 1000m D+ sur une distance de 4km. Au moins là! pas de problème de genoux puisque ca ne fait que grimper sec ! Ce n'est pas du tout le type de course sur lequel je me sens la plus performante (gabarit oblige...) mais tanpis, je me lance ! Ce sera l'occasion de tester un nouveau format et surtout de me mettre une bonne cartouche !

Nous voilà donc partis direction le Plateau d'Assy avec l'ami Jérémy, embauché pour l'occasion pour que lui aussi se mette de l'acide lactique plein les jambes ! (plus on est de fous, plus on rit).

Au départ, une petite quarantaine de participants, c'est peu, mais pour nous c'est très bien!

Après avoir tergiversé pendant un long moment, je choisis de prendre les bâtons. C'est parti pour 4km de grimpette. Je pars en première position chez les filles. 1km, puis 2... Le coeur bat fort et le soleil tape. Je me retourne dans le dernier tiers du parcours et j'aperçois la seconde féminine qui me suit quelques virages en dessous. Ne rien lâcher...  Je me retourne quelques mètres plus haut : elle me remonte à vitesse grand V! Aie aie... il reste encore au moins 200m D+ et 10 virages ... Ca sent le roussi!

3 virages plus haut, elle est à mes trousses... plus que 10 secondes nous séparent avant le dernier virage et je suis déjà bien entamée! Je met quand même un coup d'accélérateur et balance tout ce qu'il me reste dans les jambes et le coeur... Dernier virage, il me reste 3 mn d'effort. Au mental !... J'entend Jérém qui m'encourage "allez Caro lâche rien, c'est l'arrivée". Encore 10m et je franchis la ligne en tête quelques secondes devant la deuxième.... Oufff!

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Le podium hommes et femmes dans une ambiance conviviale

Une sacrée expérience, bien sympa en tous cas! L'occasion de papoter avec Jérém et mes deux poursuivantes à la redescente et de profiter des panoramas magnifiques en cette chaude journée.

Brevo à Jérém qui, pour sa première expérience, termine 4ème non loin du troisième et du second. Vivement le prochain "KV"!

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Aux côtés de Manu Vaudan, recorman de la discipline... La classe

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 10:06

Il m'aura fallu 7 heures, 31km et plus de 2300m de dénivelé + pour boucler le tour de la chaîne des Fiz en cette magnifique journée ensoleillée. Au fil de la balade, les paysages de montagne : lacs, refuges, cols, cascades, alpages, univers minéral se succèdent pour offrir du grand spectacle aux yeux du randonneur ...

lac vert

Point de départ de la balade, le lac Vert sur les hauteurs de Plaine Joux arbore ses couleurs d'été.

ayères

Au sortir de la forêt, le petit hameau des Ayères d'en Haut se laisse découvrir. Ici, la vie prend un autre sens, le rythme y semble différent... Et dire que je suis invitée à venir y séjourner! Un jour, je prendrai le temps, promis !

col d'anterne

Plus haut, l'univers minéral de la chaîne des Fiz prend le relais. Ici au col d'Anterne, nombreux sont les randonneurs à venir admirer une vue imprenable sur le lac d'Anterne d'un côté et le Mont Blanc de l'autre.

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Une fois le col passé, je retrouve les verts alpages au pas de course. Les marmottes peu farouches se font dorer au soleil...

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Les nombreux refuges disposés sur le parcours sont l'occasion de s'arrêter déguster une bonne tarte aux myrtilles maison ou de prendre un petit café dans une ambiance conviviale. Mais pour moi, le temps presse car la route est encore longue... Je me promets de revenir très vite. Ici le refuge Alfred Wills.

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Une fois la chaîne des Fiz contournée, le milieu calcaire prend toute sa dimension. Ici la cascade de Trainant, résurgence des nombreuses galeries et lapiaz qui composent ce plateau d'altitude.

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Il est temps pour moi de regagner de l'altitude pour passer le dernier col.... Pas une mince affaire, car je commence à sentir la fatigue me gagner. Et puis, il faut le dire, le passage du dérochoir semble être vraiment scabreux!

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Ca se confirme à la descente...Le dérochoir* porte bien son nom! (* dérocher = dévisser, tomber d'une paroi) Ici, il faut avoir le pied montagnard.

Mais quels paysages! Une bien belle balade au pas de course, malgré la forte fréquentation des randonneurs en ce mois d'aout, qui se termine à Plaine Joux. Parcours que je me ferai un plaisir de partager avec mes 6 stagiaires trail la semaine prochaine (en évitant le passage du dérochoir bien entendu !)

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 22:05

Encore un tour du Mont Blanc bouclé, mais en mode randonnée cette fois... et sous l'oeil des caméras!

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En effet, durant ces 7 derniers jours, 2 reporters du magazine de la chaine M6 "Zone Interdite", nous ont suivi à l'occasion d'un tour du Mont Blanc "Insolite", Joel et moi - les deux guides du séjour - et notre petit groupe de randonneurs de 9 à 60 ans!

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Antoine, 9 ans, vaillant petit randonneur!

L'occasion de présenter notre métier et la rando sous tous ses angles : la vie en refuge, la variété des paysages traversés, les aléas (comme les traversées de torrents glacés pieds nus ou les jours de brouillard...), les bons moments (comme les pique-nique dans un alpage verdoyant face aux montagnes, les soirées conviviales en refuge, la découverte des bouquetins)...

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Alpage de la Gittaz entre neige et soleil. Photo Caro

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Bouquetins mâles au col des Fours. Photo Caro

Diffusion du reportage au printemps prochain dans "un été à la montagne", Zone Interdite, M6. 8 millions de téléspectateurs....

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 18:00

Eh bien voilà... une boucle de plus est bouclée autour de ce cher Mont Blanc, à l'issue de 7 jours de rando-trail avec mes 7 valeureux stagiaires.

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7 jours, 180km, 10100m de dénivelé positif, et autant de négatif, 3 pays, du beau temps, de la pluie, de la neige, des rires, quelques coups de fatigue vite passés, des instants magiques face aux paysages grandioses traversés, de la solidarité, de l'amitié, du partage... bref un vrai cocktail d'émotions que chacun gardera longtemps en mémoire de retour à la maison ! Un grand bravo à vous tous René, Myriam, Sarah, Benoit, Hervé, Jean Claude, Eric et Virginie!

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Rendez-vous est pris dans le Cantal pour d'autres aventures!

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 16:56

Partis depuis jeudi à l'assault du Tour du Mont Blanc, la météo nous aura laissé 3 jours de clémence pour profiter des panoramas exceptionnels du Mont Blanc côté italien alors... autant en faire profiter tout le monde !

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