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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 09:19

Plus que 2 jours avant le début des hostilités à Cazaubon (Gers), territoire d'aviron...

En effet, ce week-end se déroule le traditionnel Championnat de France "bateaux courts", épreuve qui sert de sélection pour l'Equipe de France.

Cette année, l'événement revêt un caractère particulier puisqu'à quelques mois des Jeux, (rappelons au passage que les JO, sont avant tout un événement à caractère sportif, on aurait tendance à l'oublier), les places sont chères, TRES CHERES, pour ceux qui rêvent de porter du bleu/blanc/rouge cet été...

A l'approche de ces Championnats, j'ai voulu en savoir un peu plus sur l'état d'esprit de nos champions. Et pour ne pas faire les choses à moitié, j'ai choisi de m'adresser à la JET SET des bassins, à la crème des rameurs...
JC (Bette) et Adrien (Hardy), tous deux Champions Olympiques à Sydney pour l'un et à Athènes pour l'autre, et tous deux actuellement en stage de préparation à Souston et Saint Cassien ont accepté de se poser les questions qui vont bien...

Une interview croisée des 2 hommes qui permet d'en savoir un peu plus sur leur motivation et leur état d'esprit à quelques mois de leur envol pour Pékin...

 


Adrien :

"JC, pour commencer cette interview, j’ai appris que tu avais des conditions d’entraînement difficiles, penses tu que cela puisse être préjudiciable pour les championnats de France Bateaux Courts ?"

 


 


JC :

"Non, ce n’est pas préjudiciable... Même si le programme d’entraînement en bateau n’a pas pu être réalisé à la lettre à cause des conditions météo qu'on a subi à Souston, l’expérience de ces dernières années nous permet Franck et moi, d’être moins exigeants sur le nombre de kilomètres à faire ensemble.
L’important reste le travail de vitesse qui est fait la dernière semaine et par lequel il faut retrouver les sensations de course.

... En parlant de conditions difficiles et du fait que l’on ne s’entraîne pas au même endroit, une question me vient à l’esprit....
Cela fait maintenant quelques saisons que le choix à été fait de séparer le groupe « couple » du groupe « pointe », aussi bien en termes de lieux de stage que de budget. Penses-tu que cela a pu installer une sorte de rivalité entre couple et pointe, et au final penses-tu que c’est une bonne chose pour les rameurs ?"


 


Adrien :

"Je pense qu’il a toujours existé une rivalité entre les deux secteurs, même du temps ou nous faisions les stages ensemble. Cette rivalité qui a toujours été saine entre les rameurs est, je pense, un des facteurs de la réussite du groupe comme celle qui existe entre TC et PL.
Maintenant, le fait de faire des stages séparés a peut-être pu créer des dynamiques différentes et un manque de repères pour certaines catégories en manque de leader, comme les filles ou la pointe TC sur l’olympiade précédente.
Cela leur a demandé de se forger tout seul, ce qui prend plus de temps. Mais maintenant l’équipe de France est, je pense à un niveau de performance très élevé dans presque tous les secteurs, et va aux Jeux avec un potentiel exceptionnel. Du coup, au final ces rivalités auront été une bonne chose.


... De ton côté, cela fait maintenant 6 années que tu gagnes ce titre de Champion de France, quelquesoit ton coéquipier. Quels sont tes secrets pour que ta motivation reste toujours intacte au moment d’aborder la tête de rivière ?"

 


 


JC :

"Chaque année est un challenge différent. Chaque année on se remet en question. Le passage des Championnats de France bateaux courts est une étape importante et c’est en même temps la première vraie course de la saison. J’ai donc à chaque fois la même envie d’en découdre à l’approche des courses, et plus les titres s’accumulent, plus le challenge est beau...

Mais dis donc Adrien! je pourrai te poser la même question ?!
Cela fait maintenant quelques années que tu es le leader du groupe couple en étant Champion Olympique en titre et régulièrement médaillé au niveau international. Comment abordes-tu l’étape des Championnats de France bateaux courts, sachant que tu n’es pas forcément le skiffeur N°1 chaque année ?"

 

 


 


Adrien :

Dans ma catégorie, comme dans d’autres, le niveau individuel général s’est densifié à vitesse grand V en 4 ans. Pour rappel, en 2004 un bon ergo était autour des 5’56. En février, pour être simplement dans les 3 premiers, il fallait taper le 5’51!!
Le niveau technique s’est bien homogénéisé aussi en 3 ans. C’est pourquoi, comme tu l’as fait remarquer, je ne suis plus qu’"outsider" sur les championnats de France Bateaux Courts !
Mais mon palmarès, l’expérience qui va avec, et mes qualités dans un bateau long me servent encore et j’essaie toujours d’en faire profiter le groupe en vue de ces tests... Mais, il est évident que je ne suis pas dans ta position et qu’il ne faudra pas que je « laisse ma part aux chiens » ce week-end, les jeunes ont les dents longues !!


En ce qui te concerne, vu que nous sommes en année olympique, j'aimerais savoir si tu as fait quelque chose de spécial dans ton entraînement pour parfaire ta préparation ?

 


 


JC :

Non, de mon côté la préparation reste la même qu’une année normale, la seule chose qui change c’est que je serai détaché complètement de mon travail après les Championnats de France bateaux courts, comme ce sera d’ailleurs le cas pour un certain nombre de rameurs sous convention.


 


 

Adrien :

La hiérarchie française paraît assez stable dans ta catégorie. Penses tu que ce soit plutôt un avantage ou un inconvénient pour progresser en bateaux longs ?

 


 



JC :

C’est vrai que la hiérarchie en deux sans barreur poids-léger n’a pas beaucoup changé ces dernières années, mais le niveau de performance des leaders s’est toujours situé parmi les meilleurs si l’on s’en réfère aux temps pronostiques.
Par contre, la densité n’est pas là... Et même si pour l’instant, on arrive à sortir un collectif A de 6 rameurs compétitifs au niveau international, la relève n’est pas encore là et c’est un petit peu inquiétant pour les années futures...

 


 


 

Adrien :

Tu es déjà champion olympique et tu seras le seul dans ton bateau à avoir déjà participé aux J.O. Comment comptes-tu partager cette expérience et utiliser cet atout ? Tes coéquipiers sont-ils demandeurs et curieux ?

 


 


 


JC :

J’ai la chance de ramer avec les mêmes équipiers depuis le début de l’olympiade et cette expérience j’essaie de la partager à chaque fois que cela est possible. A l’heure actuelle, je n’ai plus grand chose à apprendre à mes équipiers en termes de gestion de course ou de sensation, la seule chose que je puisse leur apporter en tant que Champion Olympique, c’est la confiance en notre équipage et l’envie de gagner.

Et toi de ton côté Adrien,  tu es Champion Olympique en titre du 2X. Cette année si tout se passe bien, tu vas avoir la chance de défendre ton titre et pour cela beaucoup d’adversaires et aussi beaucoup de médias vont t’attendre au tournant ! Est-ce une pression supplémentaire sur tes épaules ou une autre source de motivation ?

 




Adrien :

Le fait d’être champion Olympique sortant sera évidemment une pression supplémentaire qu’il va falloir gérer parmi tous les éléments de la performance. Je compte plus utiliser la construction du titre que l’on avait mis en place il y a 4 ans avec Jean-Raymond (Pelletier, entraîneur) et Seb (Vieilledent, coéquipier), qui elle est une source d’inspiration de tous les jours.
Enfin en ce qui concerne la pression au départ d’une course, on a tous 2000 mètres à faire et on va tous en chier si tu me permets l’expression ! Aux JO, j’essayerai surtout d’aborder cette course comme n’importe quelle autre, de façon à ne pas perturber mon jugement!

Question subsidiaire à réponse facultative...
Si on met sur un même pied d’égalité les médailles olympiques et non olympiques, JC tu es le rameur français qui a le plus beau palmarès. Sur les trois dernières années, tu es dans le seul bateau médaillé à chaque fois. Pourtant tu n’es pas forcément le rameur le plus sollicité par les médias. Comment expliques-tu cela et comment le vis-tu ?

 

 



JC :

 

Je pense qu’une grosse part de l’explication réside dans le fait que je fasse partie d’un équipage de 4 rameurs. Du coup, c’est beaucoup moins facilement « médiatisable », du moins si l’on veut mettre en évidence une seule personne.
Mais ce n’est pas une chose qui me gêne... Bien sûr j’aimerai que l’on parle parfois un peu plus d’aviron dans les médias, mais personnellement je ne cherche pas spécialement à être mis sous les feux des projecteurs.

Et maintenant à mon tour de poser la question subsidiaire à réponse facultative!
Ce sera pour toi la 3è participation aux JO et donc déjà quelques années passées loin de ta femme et de tes enfants en cumulant les stages d’entraînement. Comment gères-tu ta vie de famille ? Comptes-tu continuer le haut niveau une fois les JO passés ?

 

 


Adrien :

Parmi mes qualités, j’ai surtout une femme formidable !!! En plus de comprendre la situation, elle a aussi eu l’excellente idée de devenir institutrice.
Cela nous permet de nous voir assez souvent même pendant les stages car elle et mes filles, viennent me voir.
En plus de cela, mes résultats internationnaux  et les quelques pépettes qui en ont découlées nous permettent aussi d’aménager encore son temps de travail pour que tous les 4 nous puissions trouver un équilibre.
Enfin, en ce qui concerne l’après JO, pour l’instant j’ai toujours la fibre alors j’espère pouvoir continuer encore un peu, mais je vais prendre chaque année l’une après l’autre!

 


 

 

JC : 

Nous avons tous les 2 cette année, l’opportunité d’être les premiers doubles Champions Olympiques de l’aviron. Déjà ma question c'est : est-ce que cela représente un aspect fort de ta motivation pour les JO ?

 

 




Adrien :

Depuis 4 ans, j’ai cette idée en tête, ce n’est pas mon leitmotiv tous les matins, mais de temps en temps je l’utilise pour me motiver ! En effet, qui m’aurait dit qu’un jour je pourrais égaler et peut être dépasser les grands noms de mon enfance : Rolland-Andrieux ?
Comme en plus, je ne me présente jamais à un Championnat quelqu’il soit pour faire autre chose que premier, il est évident que je ne compte pas aller en Chine pour la visite... et toutes les sources de motivation sont bonnes à prendre.

 


 

 


JC:

Ok, et penses-tu que le fait de rentrer dans le cercle fermé des multiples Champions Olympiques, pourrait permettre à la discipline d'avoir une place plus importante de le paysage médiatique français?  

 




 

Adrien :

Je pense en effet que ces résultats amèneront une meilleure connaissance de notre discipline mais surtout une meilleure connaissance de 1 ou 2 personnalités de l’aviron français.
En effet, si on prend Tony Estanguet, Laura Flessel ou Florian Rousseau, ils ont acquis auprès du grand public une meilleur notoriété. Mais ce n’est pas pour ça que l’on voit plus d’escrime, de canoé-kayak ou de cyclisme sur piste à la télévision ou dans les journaux...
Hélas, à mon avis, le foot restera sport numéro un !



Je n'ai qu'une chose à ajouter ... Vivement ce week-end, qu'on assiste à des courses à suspens, et des finishes impressionnants sur le lac de l'Uby.

Et bon vent à vous deux...

 

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 10:48
Nul besoin d'être un sportif de haut niveau international pour faire partie de ces personnes d'exception qui accomplissent des choses extraordinaires et qui font l'objet de toute mon admiration. Aujourd'hui, c'est une de mes meilleures amies que j'ai décidé de mettre à l'honneur sur Carotte pour Tous : Irène Szataneck (ok, avec un nom comme ça, on est forcément exceptionnel me direz-vous!). Son projet : un défi personnel, une aventure humaine et sportive à la hauteur de sa personnalité: la Sénégazelle. 

Présentation !Ir--ne.JPG



Portrait express : Irène
Née le 01/11/76 à Bron
Profession: Professeur des écoles en CE1
Résidant à Meyzieu (région lyonnaise)

Irène, la « Sénégazelle »…. En quoi ça consiste ?

C’est une course 100% féminine à allure libre qui se déroule en cinq étapes successives au travers de la brousse sénégalaise, dans la région du Siné-Saloum, à 200 km au sud de Dakar. Nous courrons entre 9 et 15 km par jour. Chaque jour notre point d’arrivée est une école. En effet, chaque concurrente s’engage à apporter environ 25 kg de fournitures scolaires qui sont distribuées sur place aux écoliers.  Nous devons simplement être en autosuffisance en eau, l’organisation se chargeant de transporter le matériel scolaire. Il n’y a pas d’orientation et le Sénégal est un pays plat, il n’y a donc pas de dénivelé et très peu voire aucun passage dans le sable.

Tu te lances dans un beau projet ! Comment t’es venue cette idée, quelles étaient tes motivations premières pour partir ?

J’ai connu cette course en allant à une course d’orientation sur Lyon. Il y avait là une jeune femme qui faisait un retour en image sur son aventure, pour remercier sa commune qui l’avait soutenue dans ce projet. J’ai une amie très proche qui préside une association à but humanitaire au Sénégal. Lorsque j’ai vu ce stand j’ai flashé tout de suite et j’ai engagé la conversation. Il m’est alors tout simplement venue l’idée : « et pourquoi pas moi ? ». En allant voir le site internet de la course, je suis tout simplement tombée amoureuse du concept. Découvrir le continent africain, participer à une action humanitaire, se mettre au défi sportivement. L’épreuve sportive avait l’air d’être à ma portée… et j’avais besoin de me mettre au défi pour me reconstruire et me sentir vivre…

Avec qui as-tu choisi de te lancer ?s--n--gazelle-2.jpg

Deux de mes amies m’accompagneront dans cette aventure. Celles que j’ai réussi à motiver autour de moi ont les mêmes intentions que moi : se donner un but pour s’entraîner mais sans se mettre de pression, découvrir l’Afrique avec un autre statut que celui de « simple touriste »…. Nous sommes toutes trois mamans d’enfants en bas âge, et je pense que nous avions toutes les trois, pour des raisons différentes, besoin d’ajouter le défi, le piquant, l’aventure à nos rythmes de mam’s…

Chapeau, tu as réussi à monter un beau projet, mais comment tu t’y es pris? Ça a été laborieux ?

L’inscription a été très laborieuse, car j’ai laissé filer le timing imparti pour s’inscrire par internet. Je n’avais pas réalisé que c’était une course assez confidentielle (nous sommes 60 à courir par semaine) et lorsque je me suis décidée à franchir le pas de l’inscription, elles étaient closes…. HIC… J’ai tout de suite eu l’organisateur qui a bien senti que j’étais hyper motivée et puis nous étions trois, ce qui a joué en notre faveur… Dès les premiers désistements, il nous a contacté et on a envoyé nos chèques tout de suite ! Nous avons vécu une petite semaine de déception où nous avons réalisé que cette aventure allait se faire mais sans nous. Du coup, cela a d’autant décuplé notre motivation par la suite…
Quant à la recherche de sponsors, je dois bien avouer que je n’y ai pas passé beaucoup de temps. Peu habituée aux raids en équipe je n’avais pas non plus de « carnet d’adresses » et puis je n’ai pas un niveau sportif suffisant pour intéresser une quelconque entreprise. Mon seul espoir viendra peut-être du Conseil Général car j’ai mené une petite action à l’école avec mes élèves. Pour moi, il  était plus facile de récolter du matériel scolaire que de demander des sous… Par contre ma petite fierté vient du fait que je représente l’association « Jangalekat ». Cela reste symbolique : je vais porter des tee-shirts au nom de cette associationjangalekat.gif qui œuvre en direction des écoles du Sénégal et inciter les participantes à s’intéresser à  l’action de Jangalekat… Me voici en quelque sorte  devenue son ambassadrice…

Comment réagissent les gens autour de toi ?

Très très bien. Ma famille est fière, je crois. Mes amis sont interpellés par ce projet. Ce n’est pas une course connue alors les gens me posent spontanément beaucoup de questions. Et en général ils trouvent génial l’association du sportif et de l’humanitaire, ce qui m’a séduite aussi. Ceux qui ne sont pas trop sportifs me prennent pour une extraterrestre (!) et ceux pour lesquels courir est avant tout un plaisir et une manière de vivre sont heureux de me voir reprendre l’entraînement avec ce bel objectif en tête.

Il reste quelques jours avant ton départ … Tu es prête ?

En tout cas les vaccins sont faits. Mes fournitures scolaires quasiment rassemblées. Je vais faire une simulation de sac dans les jours qui arrivent. J’espère réussir à voyager « léger » en affaires personnelles pour emmener le maximum de fournitures. J’hésite encore entre Camel bag ou ceinture ventrale pour courir. J’ai peur que le premier me tienne chaud mais il me permet de transporter plus facilement mon appareil photo notamment et d’avoir plus d’eau… j’hésite encore. Je vais reprendre conseils auprès de celle qui a gagné l’an passé : Laurence Archambault, une Majolane comme moi… Je pense qu’elle sera de bon conseil.

Mis à part le Camel, qu’est-ce que tu vas emmener dans tes bagages là-bas ?  moi??


Du léger ! Nous allons affronter les 32° voire 35 ° là-bas. Et en même temps du long pour le soir car dès la tombée de la nuit, la température baisse et surtout les moustiques attaquent ! Répulsifs anti moustique, traitement contre le palu, crème solaire ne vont pas me quitter ni mon appareil photo !

Ok, l'appareil photo, c'est bien, mais... tu t’es préparée physiquement ?IMG_0033.jpg

Et bien ma foi mes entraînements même s’ils sont restés insuffisants ont été réguliers et je me rends bien compte de la marge de progression que j’ai eu. Je sais que sur place, je serai face à des filles qui courent bien mieux que moi. Mais ma réussite ne sera pas dans le résultat sportif en lui même…. Il m’importe peu. Je n’ai pas les moyens de rivaliser avec celles qui courent beaucoup et depuis longtemps. Mon objectif était de ne pas subir la semaine de course, même si je reste inquiète sur l’enchaînement des 5 jours…

Qu’est-ce que tu attends de cette semaine ?

Rencontre – efforts – convivialité – dépaysement – dépassement  - solidarité – découverte – bonne humeur : quelques notions « phares » de ce voyage.

Qu’est-ce que tu redoutes le plus ?

Je crains de souffrir de la chaleur. Il m’arrive  déjà d’avoir du mal à la supporter en France en été… Alors là, le choc thermique va être impressionnant.
Comme je l’ai déjà dit j’ai un peu peur de l’enchaînement des 5 jours de course… Et puis j’ai peur de ne pas au être au top de ma forme : traitement anti palu, chaleur, tourista ??? Je vais prévoir ce qu’il faut en pharmacie et puis voilà…

D'après toi, quelles sont tes qualités pour mener à bien cette aventure ?

Une énorme motivation,
Ma famille qui me soutient et m’entoure,
Mes proches qui m’encouragent,
Et paradoxalement : ma fille… Maintenant que je suis engagée, c’est comme si je mettais un point d’honneur à me donner à fond… Je ne veux pas avoir à regretter de la laisser… Comme si c’était une semaine « pour rien »… Je veux être à la hauteur des envies que j’avais… C’est un peu philosophique…. Mais bon, il est tard….

Quelques petits points faibles peut-être ??


Un entraînement qui reste un peu insuffisant mais qui a été aussi fonction de mes obligations personnelles + quelques kilos en trop …. AIE, AIE, AIE… Et puis, mon esprit de fille, qui cogite, se pose mille et une questions : COURS ET ARRETE DE PENSER ! TU VERRAS BIEN !

  Belle philosophie... Alors pour conclure, le dicton du jour par Irène :

J’ai envie de me rappeler Pierre de Coubertin -cet ennemi du sport féminin, mais il était d’une autre époque, on lui pardonne- qui disait quelques chose du genre : « l’important s’est de s’être bien battu… » Cet état d’esprit me plait bien.

Irène, ce projet suscite toute mon admiration. Volontaire, courageuse et toujours positive, beaucoup de filles devraient s'inspirer de ton état d'esprit! Alors je te souhaite de vivre cette aventure à fond les ballons et surtout, ramène nous de belles photos!

IMG_0040.jpg

Et pour ceux qui veulent en savoir plus :


s--n--gazelle.jpg

 


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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 09:17

Toujours heureuse de mettre à l'honneur des personnes d'exception, j'ai choisi de vous présenter Sébastien Combot, kayakiste...
Un titre de Champion du Monde en poche à tout juste 20 ans, Sébastien n'a pas l'intention d'en rester là! A quelques mois des Jeux, son regard est déjà tourné vers l'or olympique en terre chinoise. Une consécration à portée de main pour ce garçon qui a connu une ascencion fulgurante depuis ces débuts... Actuellement en stage de préparation sur le bassin de Penrith en Australie, (lieu de la consécration de JC en 2000), Sébastien a eu la gentillesse de consacrer un peu de son temps à répondre à mes questions.

Extrait :



Portrait express:
seb-combot-2.JPG
Né 09/02/1987 à Landerneau (29)
Mensurations:
1m 69  63kg
Profession:
Etudiant en IUT mesures physiques

Palmarès:
2007:
Champion du Monde individuel, Vice champion du Monde par équipe, 4ème aux Championnats de France
2006 : 5ème aux Championnats de France
2005 : Champion d'Europe Junior par équipe, 3ème en individuel
2003: Champion de France Cadet


Tu as choisi de faire du kayak à 9 ans, comment t’es venue cette idée ?

Je pratiquais beaucoup de sports différents, et un jour en passant devant le bassin de Lannion, où j’ai toujours habité,  je me suis dit pourquoi ne pas essayer ça ? Et ça m’a tout de suite plu. J’ai d’abord commencé par le slalom, mais très vite j’ai pratiqué de la descente, course en ligne qui sont les autres disciplines du kayak.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui t'attire le plus dans ton sport?

Tous les jours, il y a tout à reconstruire, c’est tout le temps différent, pas le temps de s’ennuyer. C’est un jeu perpétuel avec l’eau, que l’on soit à Bourg Saint Maurice, sur l’un des plus gros bassins du monde ou sur un filet d’eau, tu dois te servir du courant pour te déplacer et parfois c’est pas simple !!

Depuis tes débuts, quel est ton meilleur souvenir?

J’ai énormément de bons souvenirs, j’ai toujours beaucoup aimé surfer à la plage de St Michel en Grève (près de Lannion) avec 2m de houle. C’est de la balle !

Et sinon en compétition mon plus beau souvenir est ma victoire aux Championnats du Monde cette année au Brésil, je ne pensais pas que j’y arriverais si tôt.

Et le plus mauvais si tu en as un….seb-combot-6.JPG

Ma luxation à l’épaule en junior 1 en stage équipe à Goumois, un mois avant les piges. On faisait une séance de Freestyle, et l’objectif était de faire la plus belle figure dans un rouleau.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes entraînements, c'est combien de fois par semaine ?

Je m’entraîne en moyenne 12 fois par semaine

En quoi ça consiste ?

Je fais de la musculation, du VTT, de la course à pied, de l’escalade, et du kayak de slalom !!
En hiver il y a une grosse concentration de PPG (prépa physique généralisée pour les non initiés).
Et au printemps, c’est le bateau qui prime.

Avant une échéance importante, quel adjectif te qualifie le mieux ? Survolté, concentré, associal, expansif… ?

Lors de compétitions, je dois avouer que je suis un peu un autiste, en mode « ipod » sur les oreilles et lunettes de soleil !!! Je suis généralement un peu dans mon monde lors des compètes importantes.

Tu es aligné au départ, le starter, il reste quelques secondes avant de lâcher les chevaux … Qu’est-ce qu’il y a dans ta tête à ce moment là?seb-combot-4.JPG

3 minutes avant le départ dans le Start, je ne pense plus à rien. Je chantonne, je me relâche pour être le plus efficace possible par la suite.

200 jours avant l’ouverture des JO…. Tu comptes faire quoi là-bas ?

Je joue la gagne aux JO!!

Qui seront tes principaux adversaires ?

Tous les concurrents seront mes adversaires, et en même temps mes seuls vrais adversaires seront moi-même et le chrono !

Quels sont tes atouts face à la concurrence ?

Je suis très léger, réactif, tonique, j’ai un bon feeling avec l’eau.

Après au niveau mental, on ne sait jamais comment ça se passe, ce seront mes premiers JO, on verra bien !! J’aime bien les nouveaux défis.seb-combot-5.JPG

Des points faibles peut-être ??

31cm de circonférence de biceps !

Ah oui... Pas top pour la plage l'été... Et après les JO, tu comptes faire quoi ?

Après les jeux de 2008, il y a une nouvelle olympiade qui commence, et je compte bien aller jusqu’au bout de celle-là aussi.

Une longue carrière pour toi alors...
Peux-tu nous parler des relations qui existent au sein de l’Equipe de France :

Il réside au sein de l’équipe une supère ambiance, c’est à mon goût, un des éléments clé de la performance. L’équipe, c’est une émulation, tout le monde était présent au mondiaux pour gagner.

Côté famille : ils seront où tes amis et ta famille pendant les JO ?

S’il y a sélection, ils seront pour la plupart en pays chinois !!...s’il y a toujours des avions de libres !!

Est-ce que tu penses que le kayak joue un rôle dans la construction de ta personnalité, dans ta vie quotidienne ?

Je pense que le sport en règle générale structure les gens, du fait des impératifs horaires, on doit s’organiser, optimiser son temps au maximum.seb-combot-3.JPG

Par rapport au respect, de soi et des autres, le sport est une bonne école.

Une belle parole qui nous amène  à la conclusion de cette interview exclusive! Avant de te laisser t'échapper pour rejoindre tes collègues à l'entraînement, quelques petites questions subsidiaires auxquelles tu ne peux pas échapper :

Des gens que tu admires particulièrement ?

J’aime bien , sans le connaître Zinedine Zidane, pas pour son dernier match, mais plutôt pour le sang froid qu’il a gardé tout au long de sa carrière. Au meilleur niveau de l’excellence, il garde la tête sur les épaules, il se la pète pas et j’aime bien ça.

Un petit plat ?

Tagliatelle au saumon avec de la crème fraîche, quelques oignons, un peu d’herbe, un petit moment de paradis !!

Le moment préféré de ta journée :

Le meilleur moment de la journée pour moi, c’est après un bon déjeuner, la sieste qui suit !!

Une bonne adresse à nous donner ?

Chez ma maman !!!

Le dicton du jour par Seb Combot :

Carpe diem

Maintenant que nous en savons un peu plus sur toi, il ne me reste plus qu'à te remercier et te souhaiter tout le bonheur du monde pour cette année 2008. Qu'elle soit remplie de succès et de souvenirs impérissables!! Un grand Merci en tous cas d’avoir accepté de te soumettre à mes questions et d’y avoir répondu sans hésiter...
Et pour ceux qui veulent en savoir plus : le blog de seb

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 20:50
Fred... Vous en avez déjà entendu parlé sur ce blog, et peut-être aussi en dehors...
Alors, aujourd'hui, je vous propose un petit zoom sur notre triathlète national qui a tout juste... 1 jour de plus que moi!


Portrait express:
fred-B-8.jpg
Né le 14/02/80 à Poissy
Situation : Célibataire
Employé à la SNCF
Mensurations: 176cm, 64kg
Club : Beauvais

Web : www.belaubre.com

Palmarès international:
    Champion de FRA 2002.2004.2006.2007
    Champion d’Europe 2005.2006
    3e au Championnat du Monde 2006
    Vainqueur de la Coupe du Monde : Salford. Madrid. Pékin
    5e aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004
    Champion du Monde junior



Fred, dis moi comment tu as attéri dans le monde du triathlon ?

Mon père étant entraîneur triathlon, je voyais tous les jours des triathlètes, j’étais toujours dans le milieu du triathlon, que ce soit à l’entraînement sur les stades ou sur les compétitions avec les concurrents. Il y régnait une superbe ambiance !

Si tu devais résumer ce qui te plait dans ton sport ?

C’est la diversité, les variantes de ce sport. Les différentes situations en fonction des niveaux de  pratique, les enchaînements.

Est-ce qu’il y a quelque chose que tu détestes ?

Les organisations galères : où nous nous marchons dessus en natation, où nous prenons des coups.

Les parcours vélos étroits sans difficultés de dénivelé, et très dangereux comme à Hambourg.fred-B4-copie-1.jpg

Sur une grande épreuve, voir le peloton de cyclistes revenir, alors que tu te défonces devant en  échappée. Sinon je déteste attendre lors d’un RDV.

Comme son nom l’indique le triathlon, c’est 3 disciplines... On ne peut pas être aussi bon partout ! Toi tu maîtrises plutôt quoi ?

Je maîtrise bien la natation, j’ai fait beaucoup de natation tout jeune, ça me sert maintenant.

Mais le triathlète d’aujourd’hui doit être complet, il faut pratiquer les 3 disciplines à niveau égal. C’est ce que je fais.

En quoi consistent tes entraînements ? Plutôt qualitatif ou quantitatif ?

Les 2 sont indispensables, ils varient en fonction des saisons : En début d’hiver ce sera le quantitatif qui va primer et à l’approche des compétitions ce sera le qualitatif.

Ca arrive souvent d’avoir des pépins en tri ?

Cela arrive, nous avons une partie mécanique avec le vélo, nous sommes donc tributaires de cette mécanique qui peut nous apporter quelques fois des soucis.

Cédric Fleureton s’entraîne seul, de ton côté, comment gères-tu ta planification et ta prépa ? Tu es suivi ? Tu as un entraîneur spécialiste par activité ?FRED-b--.jpg

Après mon père comme entraîneur, j’ai eu Patrick Dréano dans les débuts de ma formation, ensuite est venu se greffer les connaissances et la présence de Pierre Houseaux, puis seulement Pierre Houseaux, en l’absence de P.Dreano alors directeur de la piscine à St Raphaël.

Depuis quelques mois c’est Patrick qui refait mes programmes.

Tu n’as jamais des moments de lassitude, des envies de prendre ta retraite ?

Non, je pense avoir encore de beaux jours devant moi avant la retraite. J’ai des moments de fatigue, dû aux entraînements proposés, rien de plus normal.

Ton meilleur souvenir en tri ?

Les moments de victoires, les Chts d’Europe à Autun, les Coupes du Monde comme celle de Pékin, mais aussi les instants de délire avec les triathlètes à l’entraînement.

Et le plus mauvais souvenir de ta carrière si tu en as un….

Ma crevaison à  Edmonton lors d’une Coupe du Monde, alors que j’étais en tête avec une minute d’avance.semaine-olympique-018.jpg

Quel est ton objectif sportif ?

En permanence les meilleurs résultats possible dans un maximum d’épreuves, pour moi, pour le club de Beauvais, et sur les courses internationales. Ma première cible reste les Jeux de Pékin.

Tu comptes continuer après les JO ?

La forme est là, l’envie de réussite m’anime toujours, le jour où ce ne sera plus le cas on verra.

La vie de triathlète me plait, je la vis avec passion.

De ton côté, comment tu gères l’avant course ? Certains sont très détendus, d’autres expansifs, d’autres s’isolent dans leur coin… Qu’en est-il pour toi ?

Sans trop de stress dans l’ensemble, avec un peu la pression comme pour tous les athlètes. Lors de grosses épreuves, nous nous retrouvons entre triathlètes quelques jours avant, ce qui détend l’atmosphère. Je m’isole un peu seulement quelques heures avant le départ.

Sur la ligne de départ d’une course hyper importante, tu penses à quoi ?FRED-B-9.jpg

J’essaies de faire le vide de ne pas trop penser à quoi que ce soit, de toute façon je me dis qu’à ce moment précis tout est déjà programmé. C’est le meilleur en présence qui gagnera. Inutile de penser à ce qui a été fait ou à ce qui aurait du être fait. Reste la configuration de la course : «  faut-il rouler ou pas rouler en vélo suivant ce qu’il y a devant »

Le triathlon, un sport exigeant, difficile qui fait souffrir… Qu’est-ce ça t’apporte dans la vie de tous les jours, dans ton boulot, dans tes attitudes, dans tes relations avec les autres ? (Des choses bien, des choses moins bien…)

Rien de spécial je crois que je vis comme tous les sportifs de haut niveau : avec des obligations, les habitudes d’entraînement par exemple, et une passion. Une passion qui permet d’accepter les contraintes de ce sport. Il ne reste pas beaucoup de loisirs, pas de vacances l’été. Les loisirs sont courts mais intenses également. La pratique d’un sport est parallèle au comportement dans la vie de tous les jours. Le sport reste l’école de la vie.

Tu es un sportif de haut niveau reconnu en France et par les médias… à ton avis, à quoi le dois-tu (mis à part que tu es le meilleur triathlète français)?

Difficile de répondre sans paraître prétentieux. Il faudrait poser la question dans mon entourage. Je crois pour l’avoir entendu :

- Que j’ai un caractère jeune,
- Que je ne me prends pas la tête,
- Que je suis curieux de toutes les nouvelles technologies,
- Que j’aime ce contact avec tous les jeunes qui sont passionnés par le triathlon comme moi et qui m’écrivent pour m’encourager et pour me regonflent à bloc.

Est-ce que tu estimes que le tri est suffisamment reconnu ?

Non j’estime que le triathlon n’est pas suffisamment reconnu, il faut le dire très fort. Tant que nous n’attirerons pas les télés, la reconnaissance sera difficile.FRED-B-10.jpg

Quels sont les autres activités qui me tiennent à cœur :

Tous les sports surtout la glisse !! Il n’y a qu’à faire une petit tour sur mon site pour s’en rendre compte… www.belaubre.com

Qu’est-ce que tu penses des raids multisports ?  Est-ce que tu penses qu’un bon triathlète ferait un bon raideur ? Quels pourraient être ses points forts/ faibles ? Est-ce que tu as déjà pensé toi-même te reconvertir ?

Un bon triathlète sera forcement bon sur une épreuve très physique, surtout sur les raids.
Ses points forts "l’endurance". Ses points faibles "sa fragilité".

Tu as une deuxième passion, le design… notamment dans le textile … C’est suffisamment rare venant d’un mec pour être souligné ! Est-ce que tu peux nous parler un peu de tes créations ?

Cette facette là de ma passion est dans un petit coin de mon cerveau. Je n’ai vraiment pas le temps avec le triathlon de développer aucune autre activité, mais j’ai des projets, je verrais plus tard.

Ces projets me permettent de m’évader quelques fois sur d’autres horizons.fred-B-11.jpg

Dernières questions subsidiaires pour toutes les filles qui vont, à coup sûr me harceler pour avoir ton n° après cette interview…

Des gens que tu admires particulièrement ?

Tous ceux qui peuvent vivrent autour de moi : famille, club, etc.
Mes copains d’entraînements qui forment le noyau dur.

Un petit plat ?

Le nougat fait maison

Le moment préféré de ta journée :

L‘arrivée chez moi après le vélo. Ou alors la sieste du sud (avec le soleil)

Une bonne adresse à nous donner ?

La plage de St Raphaël au mois de novembre

Le dicton du jour par Fred :

« Chercher n’est rien, le principal est de trouver »FRED-B-12.jpg


Merci bien Fred pour cette petite interview qui permet d'en savoir un peu plus sur toi et tes passions... Bien que le mieux pour te connaître, est de passer quelques semaines Olympiques avec toi et te voir à l'oeuvre en soirée ou sur le snow... avec tes compagnons Guigui et Vincent!
RV à Pékin alors...

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 11:03

Fait volontaire ou pur hasard, pour ses 30 ans, JC est mis à l'honneur sur le site de la Fédé Française d'aviron et sur Rowing TV : tous à vos écrans!


Désolée mais nous, pendant ce temps là, on va tester son nouveau joujoux!!!
anni-JC-006.jpg


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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 17:23
Fabien,  un de mes meilleurs potes .... 


fab-et-moi-4.jpgfab-et-moi-4-copie-1.jpg
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Et aussi, le chef de nage du 4 sans poids légers :

4--10.JPG


Fabien...  28 ans bientôt, garçon plutôt discret et généralement peu enclin à être mis sous les feux de la rampe, nous fait le plaisir de parler de ses rêves olympiques sur Rowing TV...

Comment ne pas sauter sur l'occasion?... le voici donc a l'honneur sur Carotte pour tous!

ALORS... Portrait...!
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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 22:20
Il semble que la virilité soit dans l'air du temps...

Il suffit pour s'en convaincre, de constater le succès de Chabal auprès des femmes.
Pour ma part, à cette icône d'un genre particulier, je préfère les hommes bien bâtis, version.... Benjamin Rondeau...


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Benj...  grand colosse aux yeux bleus,.. aux mains aussi grandes que le coeur, nous ouvre ses  portes, le temps d'une petite interview, depuis le Temple / Lot, lieu de stage des pointus en cette année olympique, ...

Portrait express:

Né le 01.10.1983… À …Verdun…Capitale de la Paix ! Benj-4-copie-2.JPG

Mensurations: 1,96cm, 100 kg

Profession: Préparation des BEES d’Aviron

Palmarès:

Champion du monde junior en 2000 (4+) et 2001 (2-)

Finaliste en 8 avec barreur en 2003

Champion du monde des moins de 23 ans en 2004 (2-)

Finaliste en 4 sans barreur aux championnats du monde en 2006 et 2007

15 fois Champion de France en bateaux courts et bateaux longs.

Alors Benj… l’aviron, ca t’es venu comment ?

J’ai commencé l’aviron à la section sportive de mon collège en 5e.

Qu’est-ce qui te plait tant dans cette discipline?

Tout d’abord c’est un sport complet, de plein air, une discipline qui nous permet d’aller au-delà de nos limites, que se soit seul ou avec plusieurs coéquipiers et j’aime également la sensation de glisse que procure les bateaux sur l’eau !

Avec du recul, quel est ton meilleur souvenir en aviron ?

Mon meilleur souvenir en aviron, c’est la saison 2003 .

Année de qualif pour les JO d’Athènes ?

Oui… une magnifique année, lorsque on m’a dit après les tests nationaux que j’allais ramer en 8+ avec mes coéquipiers Verdunois, Germain Chardin, Laurent Cadot, Jonathan Mathis, Julien Valla ainsi que des champions comme Olivier Moncelet, Gilles Bosquet, Ivan Deslavière et Christophe Lattaignant…

Cette année fût magique. Nous nous sommes donnés à 200% toute la saison dans cette aventure du 8+. Et au final, nous avons réussi à qualifier pour les JO d’Athènes.

Encore merci a tous ces gens qui m’ont permis de progresser ! Ça restera inoubliable.

benj-1.JPG

Benj ... côté compétition :

De ton côté, comment tu réagis comment avant une compétition ? plutôt du genre détendu, énervé, isolé?

En général je suis assez calme, je reste proche de mes coéquipiers, le baladeur sur les oreilles avec une bonne musique techno (une compile spécialement mixé pour l’occasion par mon ami Johnny POPPERS) et je pense à la course. Je pense à notre bateau à ce qui nous fait avancer, nos points forts, je me prépare psychologiquement à aller au combat, comme des guerriers qui vont sur les champs de bataille.

Tu es aligné au départ, le starter annonce « 3 minutes avant le départ » … Qu’est-ce qu’il y a dans ta tête à ce moment-là?

À ce moment-là, je me dis : « ça y est mon Benj, on y est, c’est que du bonheur, ça va envoyer » Je sens une vague de bonheur qui m’envahi, mes parents, ma famille, ma petite amie, mes entraîneurs, tous ceux qu’on aime et qui nous soutienne me traversent l’esprit, je pense à tous nos sacrifices…C’est très intense ! Et à ce moment-là, il suffit de patienter 3min et y’a plus qu’à mettre la pelle dans l’eau et pousser sur les cannes…

Est-ce que tu as des objets fétiches qui t’accompagnent partout en compet’ ?

Oui oui, j’ai une petite souris que ma chérie ma confiée et qui m’accompagne partout (stages et compétition)

Ton objectif en aviron?

Mon objectif en aviron, ce serait d’être champion olympique !

Benj-8.JPG

Champion olympique… A ce propos, après les JO de Pékin, tu comptes faire quoi ?

Après le JO, je repartirai pour une olympiade car, à 24 ans, je pense qu’il me reste encore un bon bout de chemin à parcourir. Sans oublier que tous ces stages et compétition nous font voir du pays, ce n’est pas négligeable…Il faut en profiter pendant qu’on est jeune ! Et surtout j’aimerais faire un gros huit avec des gens que j’apprécie particulièrement comme D.Mortelette, G.Chardin, J.Després, JB. Macquet, PJ. Peltier, C. Berrest, J.Mathis, JP. Vergne. …Mais c’est le huit de la Speed Cup des « Barbares de la chime » dis donc…Je ne pense pas qu’on serait ridicule.

Peux-tu nous parler de ton équipe, de vos relations….

Dorian (M), Juju (D), Germain (C) et moi même sommes tous de la même génération de 1983, celle qui a participé aux Championnats du Monde Junior à Duisburg en 2001. On se connaît très bien et on s’apprécie énormément. Il y a beaucoup de confiance entre nous et depuis 2 ans maintenant, nous sommes tous les quatre rassemblés sur le pôle France de Nancy, ce qui nous permet de préparer correctement la cohésion du 4- en vue des JO. Sans oublier que nous sommes tous les quatres des « Barbares de la Chime » !! ­

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Côté famille:

Tu rames avec ton cousin… ton père est un arbitre reconnu et apprécié… (Surtout par moi pendant les pesées !). Une histoire de famille quoi…

Eh oui, Germain est mon cousin germain (comme son nom l’indique !), on rame ensemble depuis cadet ! (Sauf en 2003 et 2004), on en a fait des choses ensemble… Même si nous ne sommes  pas toujours d’accord sur tous les points, on s’entend super bien. Ce qui fait notre force, c’est la relation de confiance qu’on a l’un vers l’autre, et notre envie de progresser… 

« Les centimètres qu’il faut gagner, ils sont partout autour de nous ! Dans cette équipe, on se bat pour ces centimètres… C’est ce qui fera la différence entre gagner et perdre !» (Le film : « un dimanche en enfer »)

Toute ma famille suit nos aventures dans les journaux, sur Internet, etc …Ils sont tous derrière moi, c’est super ! Mes parents me suivent quasiment partout, sur toutes les compétitions (championnats Nationaux, Coupes du Monde, Championnats du Monde…) C’est bon de se sentir soutenu comme ça, et pour eux c’est devenu une passion comme le fait d’arbitrer pour mon père ! (Justement, il te passe le bonjour!)

Je crois qu’un autre projet est en préparation, peux-tu nous en dire un peu plus?

Effectivement, je vais me marier après les JO en Octobre 2008 ! Je vais enfin perdre ma virginité… C’est quelque chose de magique de pouvoir dire « oui » pour la vie à la femme qu’on aime…

Tu sais que tu vas rendre malheureuses des centaines, que dis-je ... des milliers d’admiratrices secrètes ! Tu l’imagines comment ton mariage?

Ça va être un bon gros mariage festif avec les familles réunies et le lendemain avec tous mes amis…Ça va envoyer grave…Une tuerie, je pense.

Benj-9.JPG
Voilà qui est romantique...

Benj, côté politique:

Que penses-tu de la séparation radicale qui a été opérée depuis quelques années entre les 2 secteurs Couple et pointe… bien ? Pas bien ?

NON, …PAS BIEN ! Tu sais Caro, je trouve ça bien triste d’être séparé du secteur couple car il serait bénéfique pour nous tous de travailler ensemble, ça développerait une émulation, qui nous pousserait tous vers le haut. Bosser en bord à bord, échanger nos idées, nos sensations etc… Mais bon, on fait avec, on n’a pas le choix.

Une question sensible… Que penses-tu, en toute objectivité, de l’aviron féminin en France aujourd’hui ?

Trop compliqué !

Je pense que JB l’explique très bien dans son interview, je suis du même avis.

Belle façon de se défiler mon cher Benj… Dommage que tu n’aies pas d’opinion selon moi, car ton avis de rameur masculin pourrait certainement nous éclairer… Mais bon, si telle est ta volonté ...

Benj, côté philosophique :

Est-ce que tu penses que l'aviron t'a apporté un "plus" dans la vie ?

Oulala, c’est trop philosophique pour moi…Ce qu’il y a de sûr, c’est que l’aviron m’apporte énormément chaque jour. (Santé, maturité, concentration, un équilibre intérieur… ) Je ne pense pas que ce soit spécifique à l’aviron mais c’est notre investissement et nos sacrifices au quotidien qui fait de nous ce que nous sommes : des sportifs acharnés qui feront tout (dans le respect des règles) pour atteindre nos objectifs.

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Sur ces belles idées, mon cher Benj, nous arrivons déjà au terme de cette interview...

Je te remercie d’avoir pris de ton temps pour nous éclairer de tes lumières!

Mais de rien Caro, ça ma fait très plaisir !

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Toutefois avant de retourner à ton entraînement,  quelques petites questions subsidiaires auxquelles aucune de mes victimes n’a échappé :

Des gens que tu admires particulièrement ?

J-C. ROLLAND, M.ANDRIEUX, J-C BETTE

Un petit plat ?

Un bon durum kebab accompagné d’un litre de picon bière fera bien l’affaire… (Viande Kebab enroulé dans une crêpe avec tout : salade, tomates, oignons)

Le moment préféré de ta journée :

Il n’y a pas qu’un seul moment, mais plusieurs moments dans la journée…   .Quand je prends ma fiancée dans mes bras.

Une bonne adresse à nous donner ?

« L’estaminet » à Verdun (le meilleur Bar à bière que je connaisse)

Le dicton du jour par Benj Rondeau :

Tu veux qu’on s’la donne dit…

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 20:02
A bientôt 41 ans, Martine enchaîne les trails et accumule les podiums à une fréquence telle, qu'elle en serait presque indécente !

Une femme discrète qui dévoile sa vraie personnalité une fois les baskets aux pieds : une hargne, une volonté et une détermination à toute épreuve qui l'ont conduit un beau jour à traverser le Groenland à ski et à gagner ainsi sa place dans le livre des records en tant que 1ère femme à avoir réalisé cet exploit.

Mais pour moi, parler de Martine c'est aussi évoquer son sens du partage et de l'amitié. Martine, avec qui j'ai partagé une "nouvelle approche " de l'ultra, ce monde si solitaire... Pour ce Tour du Beaufortain, c'est une vraie équipe que nous avons formée toutes les 2 jusqu'à ma chute fatale. Alors aujourd'hui je ne peux m'empêcher d'espérer recourir avec toi et aller au bout cette fois!

En plein préparatifs avant ton nouveau défi le 19 octobre prochain: la Diagonale des Fous à la Réunion, avec ses 150,1 km et 9252 mètres de Dénivelé + (très précisément), tu as gentillement accepté de répondre à mes questions. Après une brève présentation, la parole est donc à toi !


Age : 41 ans le 20 octobre

Profession : documentaliste

Taille : 1 m 77martine-1.JPG

Poids (si ce n’est pas indiscret) : 60 kg

Palmarès 2007 :

Trail du Val Cottey à Dagneux (23 km) : 2ème en 2 h 07
Trail du Vulcain à Volvic (55 km) : 4ème en 6 h 31
Trail de la côtière à Beynost (15 km) : 1ère en 1 h 15
Trail de la côte roannaise (45Km) : 1ère en 4 h 45
Sathoverte à Sathonay (20 km) : 1ère en 1 h 39
La montromanaise (23 km) : 2ème en 1 h 59
Marathon nature de la drôme à Crest (42 km) : 1ère en 3 h 55
La pastourelle (Cantal) le 26 mai (27,5 km) : 3ème en 2 h 34
Trail de Faverges le 9 juin (40 km) : 3ème en 5 h 11
Tour des glaciers de la vanoise le 1 juillet (72 km) : 5e en 11 h 27
Tour du beaufortain les 21 et 22 juillet (100 km) : 1ère en 14 h 36
Trail des avals à Courchevel (30 km) : 3ème en 4 h 18
Courmayeur-Chamonix le 26 aôut (86 km) : 3ème en 12 h 53
Trail du Sancy le 8 septembre (36 km) : 1ère en 4 h 25
Trail du Tetras-Lyre (40 km) : 1ère en 5 h 08

Blog : http://passion-trail.skyrock.com/

Site web : http://sportnat.com/eoliennesmds/

Alors Tine, raconte nous un peu, dans quel état est-on à quelques jours du Grand départ pour la Réunion?

A 14 jours du départ, je me pose beaucoup de questions.Vais-je y arriver (je n'ai jamais fait autant de Kms).Je lis les compte-rendus des années précédentes et ne sais pas si je dois prévoir des pauses pour dormir... Sinon, j'ai respecté mon plan d'entrainement (1 an que je pense à cette course !) et me sens prête. Mentalement, je m'attends à devoir fournir des efforts considérables. Mes récents résultats m'ont apporté une certaine sérénité ; mais je stresse , ce qui m'arrive pourtant rarement !

Il y a tellement d'aléas qui peuvent survenir sur une telle course...

r--union.jpg

Quels sont tes objectifs là-bas?

Mon 1er objectif est de terminer, me faire plaisir, franchir la ligne avec les larmes de bonheur et dans les bras de Chris, fêter ainsi mon anniversaire (j'aurai 41 ans le 20 et espère arriver ce jour là).

Plutôt "sportif" comme anniversaire ! Qu’est-ce qui t’a conduit à t’inscrire à cette épreuve de fous? (elle porte bien nom d'ailleurs cette Diagonale!)

C'est Chris qui m'a offert l'inscription l'an passé pour mes 40 ans ! Il est vrai que j'en rêvais !

Si tu devais faire le bilan de cette année sportive si réussie, qu'en serait-il?

Je n'ose pas tirer un bilan avant mon objectif principal. Disons que je viens de vivre une année exceptionnelle. J'ai sû gérer mes courses aussi bien au niveau alimentation, gestion de course, entraînements...

Quels sont tes meilleurs souvenirs cette année ?

La 3e place à la CCC (Courmayeur - Chamonix) : 1ère française où je pense avoir réalisée une super course, et le Tour du Beaufortain où j'ai vécu de beaux moments avec toi.

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Avec du recul, quelle a été la plus belle réussite de ta carrière ?

Etre la 1ère femme française à avoir traversé le Groenland à ski (d'est en ouest) et être inscrite sur le livre des records.

A quoi dois-tu la force mentale qui te caractérise ?

La force mentale vient avec les résultats et l'objectif à préparer. Quand j'en bave, je me dis que je le fais pour la Réunion et pense aussi à tous ceux qui n'ont pas la chance de courir ou même marcher !

De plus, je ne me prends pas au sérieux. Je veux que le trail reste un plaisir. C'est pour cela que je m'entraîne, car alors tu prends plus de plaisir en course. Je ne veux pas arriver «à l'agonie» et profite des paysages.

Je pense aussi que Chris m'a appris à me battre et à y croire jusqu'au bout. De même, d'avoir couru avec toi au Beaufortain m'a également aidé.

Comment es-tu venue à la pratique de l’Ultratrail ?

J'ai commencé vraiment à courir en 96, à l'EOL (entente ouest lyonnais), après avoir participé à ...la SAINTELYON , ou j'avais terminé 8eme. J'y étais allé pratiquement sans entraînement.

(Tiens ça me rappelle quelqu'un...)

J'ai fait de la route (10 km, semi marathon, marathon) puis je me suis lancée sur le 100 Km (9 H 39 mn, mon meilleur chrono). Puis, j'ai découvert le trail et son ambiance. Le dépassement de soi et l'envie de découvrir des coins que je ne connaissais pas.

Qu’est-ce qui t’attire le + dans ce milieu ?

L'ambiance, pas de chrono, endroits magiques, l'effort en pleine nature...

Tu connais mieux que personne mes déconvenues sur le Tour du Beaufortain, est-ce que de ton côté, il t’es déjà arrivée de te blesser ?

Je n'ai jamais eu de grosse blessure. Par contre, j'ai eu quelques bobos, surtout des ampoules comme au Marathon des Sables ou à la Trans'aq où j'ai dû découper mes chaussures !. Je m'estime chanceuse et la grosse blessure constitue LA crainte.

Tu habites à Villeurbanne, plutôt plat comme lieu d’entraînement pour traileuse comme toi ! Peux-tu faire partager quelques uns de tes secrets d’entraînement à mes lecteurs ?

Habiter Villeurbanne et faire du trail peut sembler incompatible ; mais c'est là aussi qu'il faut du mental. En semaine, je m'entraîne souvent le matin avant d'aller au boulot. Je vais au parc de la Tête d'or, fais du fractionné et du seuil (40 à 50' à un rythme d'un 10 Km).

Une fois par semaine, je fais des escaliers (440 marches à monter-descendre 10 fois) à Caluire. Je fais aussi de l'ergo (rameur) et du vélo d'appartement. Du stepper aussi.

Le WE, soit je fais des trails en montagne, soit je m'entraîne à St Laurent de Chamousset.

La marque "Concept" t’a fourni un ergomètre afin d'optimiser ta préparation à la Diagonale des Fous. En tant que rameuse, je ne peux m’empêcher de te demander ce que tu penses de cet engin ?

J'utilise l'ergo 1 ou 2 fois par semaine depuis 4 mois. (séances de 10 Km).C'est un exercice difficile (je découvre l'aviron !) ; je pense que ça complète, notamment au niveau quadriceps.
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A part l'ergo, comment t’es-tu préparée pour cette course?

Beaucoup de trails en préparation, certains sans chercher le classement, juste pour faire des bornes et du dénivelé. J'ai testé mon alimentation, mon mental devant la difficulté.

Alors.... Qu’est ce que tu vas manger ces prochains jours ?

Je ne vais pas changer mes habitudes, je suis gourmande. Par contre, les 15 derniers jours, je fais une cure «d'authentic nutrition » (récup) et des gélules de «BCAA» (acides aminés) de chez T en Forme.

Les 3 derniers jours, glucides grâce aux pâtes, riz... j'espère pouvoir trouver une pizza pour mon dernier repas d'avant course.PIZZA.jpg

Tu as des petits rituels avant les grands événements comme celui là ?

Je prendrai mon porte-bonheur chinois (offert par Chris) et mangerai une pizza la veille de la course (si je peux).

Peux-tu nous dévoiler quels seront tes prochains objectifs après la Réunion ?

Je n'arrive pas à penser à un autre objectif pour le moment. Le Grand Raid tient trop de place dans mes pensées pour l'instant.
Mais je pense participer à l'Hivernatrail le 9 décembre. Je ne te retrouverai donc pas à la Saintélyon.

 

Il semble de Chris soit un supporter sans faille et quelqu’un qui compte beaucoup dans ta préparation et tes résultats non ? Est-ce que tu penses que sa présence influence ta perf ?

C'est mon plus fervent supporter, il est toujours là à mon arrivée soit pour me féliciter, soit  pour partager les derniers kilomètres. Il m'a donné la force de me battre et vit la course encore plus que moi ! Il est bien plus stressé. «Ne lâche rien» est sa devise.

Je pense qu'il est fier quand je fais un podium et 1 h après (via le portable) tout le monde est au courant !

A la maison, il me facilite mes entraînements en faisant certaines tâches ménagères

martine-5.JPG

Quel homme !... Pour une fois que ca va dans ce sens,
A ce sujet, j'aimerais savoir ce que tu
penses de la pratique féminine de l’Ultratrail ? Perf, ambiance, avenir de la discipline…

Les femmes ont plus de mental, de hargne que les hommes. Elles gèrent mieux, sont plus régulières. Certaines championnes sont vraiment au niveau des hommes, voir même devant ! J'espère que l'on en verra de plus en plus. Je suis, par contre, choquée de voir que les journaux et revues «oublient» souvent le classement féminin et que les remises de prix sont souvent inégales pour les hommes et les femmes ! Elles apportent pourtant beaucoup de charme et de sourire ! 

Concernant l'avenir, le trail est devenu en 10 ans, un des sports nature le plus pratiqué. Je reste inquiète sur plusieurs points : Certaines courses (très populaires) feront «le plein» de participants en quelques heures, et d'autres vont disparaître malheureusement par manque de participants. Egalement, la course aux kilomètres (toujours plus à faire, à la CCC, à la diagonale ....) risque d'attirer des coureurs motivés par un défi de parcourir le plus de distance possible mais qui n'auront pas l'entraînement pour cela.

Vaste débat.... Martine, merci beaucoup d'avoir consacré un peu de ton précieux temps pour répondre à mes questions. Je te redis ton mon soutien pour ce défi personnel et incroyable qu'est la Diagonale... Je suis certaine que tu vas briller et surtout que tu iras au bout de toi....

 

Avant de te quitter, quelques inévitables petites questions subsidiaires auxquelles aucun de mes interviewés n'a échappé (cf : rubrique "des personnes d'exception)

Ton petit plat préféré ?

Ce n'est pas un plat, mais un dessert : le fondant au chocolat !

Ton moment préféré de la journée :

Le petit déjeuner

Le dicton du jour par Martine Volay :

La plus belle victoire qu'un homme puisse connaître dans sa vie : la victoire sur soi-même

(Ça n'est pas de moi mais je trouve qu'elle me correspond bien)

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Merci Martine, bon anniversaire et surtout M.... pour la Réunion !

 

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 22:55
F comme  Fantastique,  Faramineux, Franchement doué!
F... comme Fred, un monstre (pas si monstrueux que ça) du triathlon :

Fred-B-6.jpgfred-B-4.jpg






















© Jean Baptiste Autissier | PANORAMIC


Extrait....

13/08/2007

posté à 01h56 dans 2007

Soulagé et détendu je suis enfin dans l'avion qui me ramène à ma source. Depuis Dunkerque, le 24 juin, je n'ai pu arroser qu'une seule fois les plantes de mon appart, lors d'un passage éclair d'une journée avant les Championnats d'Europe. Un programme chargé s'en est suivi, voyez plutôt:
Dans la foulée des Europes a eu lieu le triathlon de Beauvais, puis le Grand Prix de Lorient, le stage de Morzine, la Coupe du Monde d'Autriche, le stage de Font-Romeu, les Championnats de France, le re-stage de Font-Romeu, et enfin la Coupe du Monde de Hongrie, hier. Autant dire qu'il était impossible de récupérer et enchaîner tous ces efforts sans la complicité de Steph V., la présence de Dom Coccusse et de mon coach Patrick Dréano, l'élan de tous mes partenaires d'entraînements, les coups de main de mes parents, et le soutien en force de toute l'équipe de Beauvais Triathlon. J'ai vécu des moments sincèrement inoubliables un peu partout (même en hyperventilation ;-), j'ai rempli tous mes objectifs de résultats, mais en essayant de les oublier presque instantanément (merci aux...7 kinés qui m'ont aidé ;-), j'ai nettement progressé en anglais (même si Sam P. est encore devant ;-), et j'ai plein d'images, de sons, et de souvenirs qui se bousculent dans ma tête...

Voilà le lien vers la vidéo de ma dernière World Cup en Hongrie:ICI

Aujourd'hui, j'ai tout de même hâte de retrouver mes "belles plantes", et de souffler quelques jours. Le prochain départ sera pour les Championnats du Monde du 2 septembre à Hambourg.

En plus de tous ces kms effectués en trains, avions, voitures, vélo, course à pied, et natation, ainsi que la richesse de mon nouvel album photo, voilà le bilan sportif du séjour:

- 2 podiums en coupe du monde
- 1 titre de champion de France
- 2 podiums par équipe sur Grand Prix National
- 1 test SRM VO²max à l'INSEP
- le record du nombre de siestes dans la même journée battu: 3
- le record du nombre d'heures d'entraînements dans la même journée battu: 6h55
- Des tonnes de globules, mais de courbatures aussi, à revendre!!!

A bientôt, quelques images illustrent tout ça dans la galerie.

Bye,

PS: j'ai profité de tout ce temps libre pour re-designer un peu la "Home" page du site... Avis aux commentaires!

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 11:25
Qui ne connait pas Fred, le beau gosse du tri français?

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Pour ceux qui ne suivent pas encore les exploits de notre triathlète national,
dorénavant, vous n'aurez plus d'excuses!

Car Fred est  mis sous les feux de la rampe par TF1 à deux reprises:

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Dimanche 24 Juin le matin dans "Auto-Moto":

Un défi sur la Cupra 245 ch., 3 tours sur circuit où il avoue s'être fait quelques petites frayeurs...
(J'en connais un qui va être jaloux...)

Vendredi 29 Juin à 20h35 dans "C'est Quoi ton Sport"

Trois minutes de transmission de savoirs...

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Allez Fred, promis on sera derrière notre écran pour voir si tu maîtrises le bolide!
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