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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 10:16
Après la rubrique Aviron, c'est dans celle du trail que JC se fait remarquer...

Petite photo en compagnie de Cathy et Pascale


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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 08:40
Une semaine de récup ponctuée d'un petit footing, 2 séances d'ergo et une sortie bike&run pour recharger les batteries après le marathon des Causses, et me voilà prête à enfiler le dossard du Lyon Urban Trail.

Alex et Benjamin, dignes représentants du Merrell Oxygen Challenge sont justement là pour m'encourager... Impliqués à tel point qu'ils décident au dernier moment de s'aligner eux aussi sur le 20km en compagnie de JC!


Il est 8h quand le départ est donné. Contrairement au week-end dernier, je gère plutôt mal mon positionnement au départ et je me retrouve au milieu du peloton. Mais peu importe, aujourd'hui c'est entraînement, donc ....

J'en profite d'ailleurs pour tester plein de nouveautés:
    - la ceinture porte bidon Adidas avec 4 petites fioles qui m'évite de porter le traditionnel sac à dos,

    - les nouvelles" socquettes trail" de chez BV Sport dont le vendeur m'a vanté les mérites (censées te masser la plante des pieds pendant que tu cours, le rêve quoi... Remarque à 18 € la paire, elles peuvent au moins faire ça!)

    - les manchettes Husky pour ne pas avoir froid à mes petits bras...
Bref, avec tout ça je suis parée pour parcourir les 6000 marches et 40 km des escaliers lyonnais...

A peine la ligne de départ franchie, je tente de me faufiler à travers la troupe de coureurs, ce qui me vaut un bon début de course de slalom à 16km/h dans le parc de la Tête d'Or... Je rejoins Pascale Bouly avec qui j'ai déjà partagé quelques courses mémorables (Cabornis, Nivolet Revard, etc...). Quelques foulées ensemble et je m'éloigne pour tenter de gagner un peu d'espace.


Sortie du Parc, la première montée s'annonce. Pascalou (Lillaz) me rattrape, on échange quelques mots puis ce sont les 1ers escaliers. Je prends mon rythme de croisière et me sens plutôt bien. Une poubelle se jète alors sur moi brusquement, venant s'écraser sur l'angle de mon coude où se trouve le nerf... Sympa comme sensation! 2 ou 3mn à me tenir le bras en courant et je retrouve progressivement l'usage de ma main engourdie. Ca tombe bien car les escaliers s'enchaînent et je bénis ceux qui ont eu l'idée d'y installer des rampes ! Une deux! Une deux! La main droite qui s'aggripe à la rampe, la main gauche posée sur la cuisse et ça grimpe en rythme.

Dès qu'il y a un plat, j'ai l'impression de pouvoir sprinter! 13èkm, c'est déjà le premier ravito. Pat est là, elle attend de prendre son relais. Un petit mot d'encouragement : "Allez Caro, Cathy n'est pas loin! A peine 3mn!". Et là je me dis... Bon ben, tant qu'à être 2è autant essayer de rester au contact... Du coup, j'avale cul sec 2 gobelets d'eau et c'est reparti jusqu'au ravito du 21è km. Tous les coureurs qui sont à mes côtés m'encouragent et me donne la pêche... C'est un vrai plaisir.

Une petite hésitation sur le balisage me fait perdre 1mn en haut de la Sarra mais le coup est vite rattrapé grâce aux autres concurrents qui se mettent à hurler quand ils me voient partir dans la mauvaise direction. Des escaliers en descente, le centre ville, les ruelles escarpées en montée, Fourvière... tout s'enchaîne jusqu'au ravitosuivant. Il est temps de recharger mes petites fioles... 2 verres de coca, 1 gel énergétique histoire de remettre un peu d'essence dans la machine et hop, en route pour le 3è ravito. La vue est magnifique sur Lyon, avec en toile de fond de gros nuages noirs menaçants sur les Alpes.

Yann & sa moitié sont là, au bord du chemin. "Allez Allez Caro, tu n'es pas loin! Faut envoyer!" Il reste une quinzaine de km. Je jète un oeil à mon GPS et constate que je suis encore à 13,7 km/heure sur le plat. Tout va bien, les articulations sont raides, les crampes aux ischios ne sont pas loin mais... tout va bien. Je m'aide maintenant de mes 2 mains sur les rampes pour grimper les escaliers. Je me dis qu'au moins là, tirer sur les rames pendant des années ca sert!

Dernier ravito, dernières difficultés, puis nous traversons le Rhône. J'aperçois la Cité Internationale à quelques centaines de mètres. La ligne d'arrivée est toute proche. JC, Alex, Benj sont là, appareils photos à la main... Encore quelques mètres et je franchis l'arche d'arrivée 2ème à 2:50 de Cathy Dubois mais surtout ... contente d'avoir pris du plaisir malgré le bitûme!

Mon bilan:
- Une course rassurante pour moi qui commençait à sérieusement douter,
- Un plaisir fou à crapahuter dans Lyon et dans certains lieux habituellement fermés au public. Un passage sous l'hôtel de ville, à travers la place des Terreaux, au milieu du théâtre antique de Fourvière, dans les traboules, sur les collines de la Croix Rousse, etc.... que de souvenirs.
- Une ambiance vraiment sympa au sein du peloton
- Un bémol cependant sur le rapport qualité/prix du reste de l'organisation (Pas de ravito à l'arrivée, pas vraiment d'animation sur le village d'arrivée...). Quand on sait que l'inscription était de 35 € le jour même, je trouve ça un peu chéro...
- Un grand bravo à JC qui termine 4è sur le 20km à à peine 20 sec du 3è
- Le même bravo à Franck (Bussière) qui frappe fort en terminant 5è et Flo à sa poursuite (8è)
- Mes félicitations à Benj et Alex pour leur perf extrême


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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 15:43
Ultimes réglages pour les potes qui se sont envolés vers le Brésil à l'occasion
des Adventure Race World Championship...


Mes encouragements vont tout particulièrement à l'équipe Planète Tonique bien sûr, mais aussi au team Wilsa Sport Helly Hansen et au team Quechua Compagnie des Alpes....

A vous de jouer les Latinos!

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 10:52
Bien décidée à me remettre en selle après le Marathon des Causses,
j'accepte la proposition d'Alex de m'inscrire au Lyon Urban Trail ce dimanche.



Il est temps pour moi de reprendre un entraînement un peu plus sérieux si je veux atteindre mes objectifs de courses en 2009... Ce parcours de 40km et 1200 D+ est donc l'occasion parfaite d'ajouter quelques bornes au compteur de mes sorties, sans se mettre de pression particulière. Un bel entraînement dominical, mais en ville, avec un dossard et tout plein de potes!
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 09:13
Une cocotte-minute fonctionne selon un principe  simple : elle constitue une enceinte hermétiquement close qui retient la vapeur d'eau au fur et à mesure que l'eau chauffe afin d'arriver à une pression suffisamment importante pour que l'eau atteigne une température d'environ 120°C. (Ce qui a pour but d'accélérer la cuisson).

Voilà en gros ce qui s'est produit à l'intérieur de mon corps au Marathon des Causses ce samedi...

Le fameux viaduc de Millau

Récit d'un week-end ensoleillé (un peu trop pour moi) :

Trois jours après avoir eu la confirmation de notre inscription au Marathon des Causses, nous voilà en route pour Nant, petit village de l'Aveyron, coincé au coeur des gorges de la Dourbie. Sur le site, entièrement dédié au trail le temps d'un week-end, l'effet est de taille : tous les organisateurs de courses de France et de Navarre se sont réunis à l'occasion du Festival des Templiers. De quoi se concocter un programme pour les 10 ans à venir!!

Il est 13 heures samedi quand le coup de fusil retentit, annonçant le départ du Marathon des Causses: 900 coureurs s'élancent pour 40 km et 2000 m D+.
JC et moi sommes placés en première ligne (sans forcément l'avoir fait exprès d'ailleurs), en compagnie de Juju.
Je les vois s'éloigner rapidement et je prends mon rythme de mon côté. La première partie est relativement roulante en faux plat montant. Je suis dans le trio de tête, laissant les 2 premières à vue à quelques mètres devant moi. Tout va plutôt bien... Le seul truc gênant pour moi c'est, comme d'habitude... la chaleur...


1,5km... 2km... toujours pas une goutte de sueur ne vient perler mon front. Pourtant... j'ai chaud. Le soleil vient réchauffer les pierres sur le chemin et pas un coin d'ombre à l'horizon. J'ai l'impression qu'il fait 40° dehors et 100° à l'intérieur. En quelques minutes, l'effet "cocotte minute" fait son apparition. Chez moi, la fonction sudation n'a pas été fournie en option à la naissance, alors mon corps n'évacue pas du tout la chaleur.

Troisième km, les pulsations sont au max, je suis blanche et j'ai la chair de poule, presque froid. J'arrête tout... Un coup d'oeil au GPS et une question : Est-ce que je fais 1/2 tour maintenant ou est-ce je me fais rapatrier au prochain ravito?

Benoît  (Boistard) puis Véro (Dupraz) me doublent  - ainsi que des centaines d'autres d'ailleurs - dans une grimpette en sous-bois. Véro me conseille de marcher un peu pour faire redescendre doucement la température.
Un c... en me doublant me lance : "Ah c'est ça de vouloir partir comme une balle !...". Je lui réponds que quand on ne sait pas on évite les jugement trop hatifs. Enervée... je me mets à bougonner toute seule...


Alors, je me dis que c'est nul d'abandonner là, que tant qu'à être ici à autant faire la balade... que je me dois de continuer pour ma famille qui est venue m'encourager, pour Alex qui s'est démené pour m'avoir un dossard, pour tous ceux qui sont encore derrière moi... Et pour moi aussi. Car l'abandon, c'est vraiment pas mon truc... Je connais déjà ma frustration et le sentiment d'inachevé qui va me poursuivre des jours durant si j'arrête là.
Après quelques minutes, je prends la chose avec philosophie et me met à marcher tête baissée, abandonnant l'idée d'un résultat qui n'est plus à portée de chaussures. Aujourd'hui, ce sera "rando trail"jusque là où mes jambes pouront me mener.

11ème kilomètre, je marche toujours, je me retourne, il y a encore du monde derrière moi... Et tant qu'il y a du monde, il y a de l'espoir! Ma maman et ma tante m'attendent là, depuis un bon moment. Je leur demande si elles seront au 30è km, au cas où ça n'irait plus du tout. Et je prends quelques nouvelles de JC qui pointe dans les six premiers... loin... TRES loin devant moi.

Petit ravito au 13ème km : je m'asperge d'eau fraîche tant que je peux. Une légère brise vient me redonner quelques forces pour continuer... Je repars tranquillement, toujours en marchant... Dès que nous atteignons les hauts plateaux, un peu plus en altitude, la température redescend et je peux me remettre à trotter.

25ème km : après 6 ou 7 km de plat sur un plateau d'où la vue est magnifique, on attaque une belle descente technique. J'aperçois Véro puis la rejoins... Elle se retourne : "Tiens tu es là toi?" Ben voui... Du coup, je décide de lui tenir compagnie jusqu'au bout pour papoter. Les km défilent plus vite en sa compagnie, les supporters sont nombreux et enjoués sur le bord de la route. Allez Véro! Allez Caro! lancent-ils en regardant nos dossards. Des encouragements qui donnent un peu de baume au coeur pour poursuivre la route.

Le magnifique village de Cantobre, dernier ravito

Le soleil commence à sérieusement baisser et je me sens progressivement revivre... Encore une belle grimpette de 400 m + où nous croisons des dizaines de coureurs crampés, une dernière descente sympa en forêt, un long plat le long de la rivière et nous voilà dans le dernier virage avant l'arche d'arrivée...

Nous arrivons main dans la main sous les applaudissements de très nombreux spectateurs et dans une ambiance de fête. J'aurais au moins gagné ça...


Au final : 5H20 et une 14è place pour un bel entraînement grandeur nature.

Mon bilan:

Une course qui m'a fait grandir encore un peu : quand le corps a ses limites, il faut savoir arrêter de courir pour la place et le résultat final, il faut simplement et humblement accepter ses faiblesses, trouver les ressources et la motivation pour aller au bout quoiqu'il arrive ...
Pendant la route, j'ai beaucoup pensé à mon ami Laurent Tissot, qui a bouclé l'UTMB loin, très loin de ses objectifs de temps et de classement... Il n'a pas pu se montrer à son meilleur niveau et pourtant, il est allé au bout alors que tant d'autres auraient abandonnés... Le genre d'attitude que j'admire profondément et qui me pousse dans mes propres retranchements.

La fierté de voir que JC termine 7ème à quelques minutes des premiers alors qu'il venait simplement pour finir...


La joie pour mon pote Cédric, qui boucle les Templiers (72km et  3100D+) en 11 heures... Promis Céd, la prochaine fois ce sera avec moi!


Le souvenir de paysages magnifiques qui donnent envie de revenir visiter la région...
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 10:35
Animée depuis longtemps par l'envie de déceler quelques uns des secrets de l'oenologie, j'accepte avec plaisir la proposition de Pierre Folliet : suivre une formation à l'art de la dégustation oenologique dans son nouvel atelier...


J'entraîne donc avec moi Jérémy et JC pour une première séance de 2 heures dans le sympathique petit magasin situé rue Vauban. Nous sommes une dizaine d'amateurs éclairés prêtant une oreille attentive aux propos de Pierre sur les cépages, millésimes et autres AOC. Passionné et lui-même producteur de Chateauneuf du Pâpe, Pierre est intarissable sur le sujet... Pour lui, hors de question de placer son vin lors de ce cours de dégustation, car il ne serait pas objectif sur la qualité.

Une véritable mise à niveau s'impose avant de déboucher la première bouteille. Déjà les questions fusent : combien de bouteilles sont-elles produites en France chaque année? (22 millions M'dame, dont 13 à14 sont vouées à l'exportation!), d'où vient le surnom de Pinard ? D'un docteur qui conseillait de fournir du vin à foison aux pauvres poilus à qui il fallait donner du courage pour aller au front...

Après une heure d'échanges fructueux, l'heure est à la dégustation. Visuelle puis olfactive avant d'être gustative, notre analyse est consciencieuse : choisir un fond blanc pour observer la couleur, préferer un verre "INAO" pour concentrer un maximum d'arômes, ne pas déguster quand on est enrumé, etc... Les conseils sont précieux pour nos prochains achats ! 4 vins, des blancs puis des rouges défilent à travers nos palais intransigeants... robe intense, notes de sous-bois, présence de tanins, teneur en sucre, dominante alcooleuse, le vocabulaire me laisse rêveuse en même temps que je griffonne quelques notes... Mais il est déjà 22H30 et il est grand temps de rentrer à la maison!

Une première soirée très instructive qui nous donne vraiment envie de poursuivre l'expérience... Vivement la prochaine séance!
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 10:36
Après avoir longuement hésité sur ma participation aux Templiers (72km et 3200+), je prends la sage mais néanmoins frustrante résolution de m'aligner sur le "petit parcours" en compagnie de mon nouveau compagnon de balade et néo traileur : JC...  De mon côté l'entraînement n'y est pas alors j'en profite pour partager une première course avec ma moitié!


Nouveau né du Festival des Templiers, le Marathon des Causses est une course organisée sur les flancs du Causse Bégon. 40 km pour un dénivelé de 1600 m que nous tâcherons d'avaler JC et moi le plus vite possible... (JC sûrement BÔÔÔCOUP plus vite que moi d'ailleurs!)

Un grand grand merci à Alex et à l'équipe du Merrell Oxygen Challenge qui a dû se bouger pour nous assurer l'inscription... C'est d'ailleurs sous les couleurs de l'événement MOC que je prendrai le départ de mon premier trail depuis... euh.... le TGV? oui c'est ça... le mois de Juillet!

Plus que quelques jours pour se préparer... Départ samedi à 13H...
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 09:04
"Ici vivre est un art", un slogan qui va comme un gant à la Région concernée...

Comme souvent dans ma Touraine natale, c'est autour d'une bonne table que tout a commencé ce week-end...
Dans le grand jardin de Touraine, la nature est opulente et les repas sont à son image, généreux. Balzac et Rabelais ne s'y étaient pas trompés!


Car au milieu des caves de Vouvray, les artistes ne manquent pas : viticulteurs, charcutiers (les fameuses rillettes de Tours), crémiers (avec notamment l'AOC Sainte-Maure-de-Touraine), pâtissiers (Nougat de Tours)... tous perpétuent des méthodes centenaires en vue de conserver l'art du bon goût et la saveur des bonnes choses.


Fort heureusement, la nature a bien fait les choses et autour de la maison, le terrain est propice à "l'élimination"... Entre les ruelles escarpées de Rochecorbon, les vallons et vignobles, les bois et les champs de maïs, les options sont nombreuses pour galoper comme bon nous semble et éliminer une partie des calories superflues...



Comme en montagne, les vignes tourangelles et la maison ont elle aussi revêtues une couleur orangée de saison
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 09:58
"Il en faut de l'énergie pour être un rameur"
Mais me voilà rassurée, la relève est assurée!

Merci Dudu pour cette photo pleine d'expression!
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 20:40
Au début du mois, Christophe Dumarest, 28 ans et Aymeric Clouet, 30 ans, 2 jeunes alpinistes français ont réussi un exploit sans précédent : l'enchaînement des 8 plus hauts sommets du Massif des Ecrins par leurs faces nord (les plus difficiles).



Extrait de la dépêche de l'AFP:

Dumarest, originaire d'Annecy et Clouet, natif de Grenoble (ils sont connus chez les montagnards sous l'acronyme AC/DC) avaient commencé leur course de l'extrême le 25 septembre.

En 10 jours, ils ont gravi successivement par les voies septentrionales les plus périlleuses, La Meije (3.700m), La Roche Méane (3.712m), La Roche d'Alvau (3.537m), Le Dôme des Ecrins (4.015m), Aile froide (3.954m), Les Bans (3.670m), Le Pic Bonvoisin (3.481m) et Le Sirac (3.441m).

Les deux hommes avaient fait une première tentative de cet enchaînement inédit en avril dernier, mais avaient dû abandonner leur course en raison d'une série d'avalanches.

Alpinistes chevronnés, Christophe Dumarest et Aymeric Clouet font partie du cercle très fermé des figures montantes de l'alpinisme français. Les deux hommes, hormis l'arc alpin, sont notamment familiers des plus hauts sommets du monde dans l'Himalaya et la Cordillère des Andes.

"Nous venons de réussir la course la plus difficile et exigeante de notre carrière d'alpinistes, tant physiquement que mentalement", a déclaré à l'AFP Christophe Dumarest qui totalise pourtant avec son compagnon de cordée plusieurs centaines des plus hauts sommets du monde, notamment au Pérou et au Pakistan.

"Nous sommes allés aux limites de nos possibilités techniques, physiques, de résistance et d'endurance", a-t-il ajouté.

Dans le monde de la haute montagne, chacun de ces sommets représente à lui seul un défi d'alpiniste. Les enchaîner est une performance jamais réalisée à ce jour

Selon un axe nord-sud, les deux hommes sont partis du village de La Grave (Isère).

"Nous sommes partis avec l'hiver, nous revenons avec l'hiver, a ajouté Dumarest. Le plus difficile a été l'ascension de Aile froide dans la purée de poix, le brouillard givrant et des coulées de neige qui nous descendaient sur la tête depuis 1.000 m d'altitude. On a navigué dans la nuit opaque et sans lune à la boussole, à la carte et à l'altimètre. A la descente en rappel, on a mis 3 heures à trouver le refuge qui se trouvait à 70 m de nous..."

Evoluant successivement sur de longues plaques de glace et des rochers très enneigés, les deux alpinistes se ravitaillaient dans des refuges où leurs amis déposaient de la nourriture.

"Il y a eu un raté à la descente des Bans. Aucun ravitaillement ne nous attendait. Nous étions à bout, éreintés, on est resté 20 heures sans manger, avant d'attaquer le Pic Bonvoisin", poursuit l'alpiniste.

"Mais quel grand voyage inoubliable et hors du temps sur cette planète parallèle, parmi les chamois et les choucas, les seuls êtres vivant que nous avons rencontrés. Nous n'avons pas vu un autre alpiniste tout au long de notre périple de folie", conclut-il.

"Leur performance repose entièrement sur l'union, la solidarité, l'osmose de la cordée. Ces deux hommes ne font qu'un", explique Patrick Gabarrou, 56 ans, référence de l'alpinisme mondial et auteur de plus de 250 "premières", dont une quinzaine dans le massif du Mont Blanc.

"Ce n'est pas une aventure égoïste. L'un dépend de l'autre, à la fois physiquement et mentalement. En alpinisme, une erreur et c'est la sanction immédiate. AC/DC, c'est la cordée à la vie à la mort. Leur exploit n'en est que plus remarquable", conclut Patrick Gabarrou.

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