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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 08:55
The Neverending Story vous connaissez?

Au programme de ce week-end : le fameux raid nature de Vallon Pont d'Arc...
2 ans plus tôt, c'est avec mon pote Alex que j'avais bouclé les 70km de cette course réputée pour sa technicité et la beauté de ses paysages. Cette année c'est en compagnie de mon ami Flo la gazelle que je m'aligne sur le raid après une période d'hiver consacrée surtout aux trails et au ski.

Dimanche matin, le team Zoom Zoom Husky se prépare donc à en découdre avec les éléments sous une pluie discontinue.

7H : Après 10mn de voiture, nous rejoignons le parc à Vélo, départ de ce qui constituera la 4è étape du raid. Nous y déposons nos VTT et un sac fourni par l'organisation dans lequel nous laissons les chaussures de vélo, les lunettes et un t-shirt de rechange. Derniers réglages du vélo puis nous redescendons vers Vallon Pont d'Arc pour être à l'heure au départ.

8H30 - ETAPE 1: (Trail)
La troupe des joyeux raideurs s'élance ! Nous cafouillons un peu le départ car nous n'entendons pas le top... Comme d'hab, la carotte est un véritable diesel. ll me faut donc quelques km pour me sentir bien et accélérer l'allure.
3ème km, j'accroche l'élastique et me fait tracter par Flo la gazelle. C'est parti pour une fulgurante remontée du peloton...Tout le monde veut s'accrocher à moi... Nous atteignons la vallée de l'Ibie et un joli single tout en zig zag dans la boue... Glissades assurées, puis une première grimpette. Au fur et à mesure, nous nous retrouvons dans un groupe dont l'allure nous convient. Flo décide de rester au contact d'une équipe masuline qu'il surnomera "les p'tits rouge"..."Allez Caro ... on reste derrière les p'tits rouge, on les lâche plus"!

Au 7è km, nous atteignons le sommet de la première bosse. Je me sens plutôt bien grâce à la température ambiante et la pluie qui me permettent de refroidir le radiateur!! (ça change!).

Une grande descente de 6km dans un single caillouteux et rocailleux nous conduit à la 2è section, dans les gorges de l'Ardèche : le canoé. Pour l'atteindre, il faut longer l'Ardèche un petit moment, dans un sentier en dévers hyper glissant. Bonne partie de rigolade à voir Flo déraper dans tous les sens, puis moi derrière lui!

1H, 13km, 250m+ de trail et nous voilà les fesses dans le canoé. Nous pointons en 2ème position à 5mn derrière les intouchables Myriam Guillot et Jacky Boisset (team Lafuma).

9H30 - ETAPE 2 : (canoé)
La section de 5km de canoé nous surprend par sa rapidité. Avec le courant et les rapides, nous arrivons plus vite que prévu à la 3è section.

ETAPE 3 : (trail - marmitoning)
Seb Sxay est là et nous annonce 2è. "Mangez - buvez parce qu'après ça pitonne!!"
Je suis son conseil : je m'hydrate et mange 1 barre. C'est reparti pour une section trail + marmitoning de 10km avec du bon dénivelé.
Sauf que d'un seul coup .... plus rien! Rideau! La carotte reçoit un bon vieux coup de bambou. (pic d'hyperglycémie sans doute)
Je n'y vois plus rien, un voile blanc me couvre les yeux à tel point que je ne vois même plus où je met les pieds, je ne vois plus mes bras non plus, ni Flo devant moi, ni ... les équipes qui nous doublent. Dommage car nous atteignons un pierrier qu'il faut escalader pendant 20 bonnes minutes!

J'escalade la grimpée à 2 à l'heure, refusant de m'arrêter, Flo me tracte tant bien que mal et me demande si ça va mieux à chaque pas. Toute la montée du pierrier se fait "à l'aveugle". Je suis prise d'une irresistible envie de dormir... Nous atteignons enfin le sommet et nous mettons  à marcher pour me permettre de récuperer un peu. Forcément, 2 équipes mixtes nous doublent dont Sandrine et Tom.

Je retrouve peu à peu la vue. Nous nous remettons à trotter. Sans doute encore sous l'effet de l'hypo, je trébuche et effectue un magnifique vol plané dans les cailloux sous le regard de Tom. (mon genou violet ce matin peut témoigner de la beauté du geste)

Rien de cassé, c'est reparti en courant jusqu'aux fameuses marmittes tant redoutées par leur température (7°). Eh oui! car il faut s'y jeter tout entier tout habillé!! C'est froid (très froid) mais c'est marrant !!

Après une série de cordes et de marmittes (où j'estime que la sécu est tout de même un peu légère, vu la hauteur de certaines portions qui mériteraient des baudriers - le raid c'est l'aventure certes, mais pas au point de risquer une chute sérieuse d'un concurrent fatigué!), nous repartons en courant jusqu'au parc à vélo.

ETAPE 4 (VTT
) :
3H30 de course déjà, mais pas de temps à perdre, les équipes mixtes se livrent une bataille serrée et tout va se jouer sur la section VTT de 40km! Nos vélos sont là où on les a laissé ce matin...
MAIS PAS NOTRE SAC!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La blague! Quelqu'un a embarqué notre sac avec tout notre équipement pour le vélo!!!!
Impossible de repartir sans lui... Il contient nos chaussures de vélos et nos lunettes...
Flo se met en quête du sac numéroté 89 mais impossible de mettre la main dessus...
La consternation se lit sur notre visage... Et pendant que nous cherchons désepérement, 2 équipes mixtes passent. Pfff, je suis verte ! Flo est dégouté lui aussi.

Après 15mn de vaines recherches, nous sommes devant le fait accompli. Nous déclarons l'abanbon et rentrons déçus et frigorifiés à Vallon (puisque nos affaires de rechange étaient dans le sac!!!). 6km de descente par la route en VTT, sous la pluie, trempés jusqu'aux os après les marmittes, vent de face... La louse totale quoi!

Une douche brulante, 5mn allongée dans le sac de couchage pour me requinquer de toutes ces émotions et de l'hypo du matin et nous rejoignons l'arrivée pour tenter de retrouver l'étourdi qui a emporté notre sac... Finalement l'organisation nous annonce quelques heures plus tard que quelqu'un est venu le déposer...

Nous ne saurons jamais ce qui s'est passé, ni qui nous doit un sérieux coup à boire pour cette bévue!!!!!!!



Mon bilan :
- Forcément une énoooorrrme déception! surtout que c'est le 2è raid avec Flo où nous sommes contraints à l'abandon (Saucona Raid 2007)
- Une bonne leçon à retenir pour la prochaine fois, où je tâcherai de m'alimenter avant la 2è heure de course !
- L'envie de remettre ça pour montrer de quel bois peut se chauffer 2 Zoom Zoom Husky énervés!!
- La surprise de voir un reportage de plusieurs minutes sur le raid au 20h de TF1 hier soir !!


Un grand bravo à Mimi Guillot et Jacky Boisset, vainqueurs hors catégorie chez les mixtes et 4è au général!!!! Une autre planète quoi...
Un immense merci à Flo qui m'a soutenu, tracté, motivé tout le long... Promis un jour ça le fera!


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Published by Carotte pour tous - dans Mes compte-rendus d'aventures
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 09:43
Alors qu'en 2009, les rameurs de l'Equipe de France ont reçu une lettre ferme et sans appel interdisant la moindre goutte d'alcool (bière comprise...) dans l'enceinte des lieux de stage, sous peine d'exclusion,
voici quelques photos datant des années 65, où les entraîneurs s'en donnent à coeur joie lors d'un stage junior à Montréal...


Michel Doutre et sa truite


Demaison en train de constater qu'une truite a des dents pointues

L'histoire dit que les dents assérées de la truite de Michel Doutre ont fini sur le nez du représentant de la délégation junior (G. Demaison), lui laissant des traces pendant plusieurs jours!
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:03
A 7 jours du grand rendez-vous national de Cazaubon,
je vous propose un petit retour en arrière quotidien, histoire de se plonger dans l'ambiance aviron !


Merci à maman et papa d'avoir retourné le grenier de la maison et d'avoir pris le temps de raviver les souvenirs d'une grande époque... Certains y retrouveront parents, entraîneurs, amis (ou s'y retrouveront eux-même!) dans des situations sportives... ou festives!


4 barré : Izard (avignon) - Perkowski (le Creusot) - Franz (Le Creusot) - Nouzies (Joinville) - barreur Castet
Championnats du Monde 1979 à Bled
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:19
Après le Trail des Cabornis, Zoom Zoom dévoile son nouveau né 2009 : TNT by Titan !


12km de nuit, 700m + dans les Monts d'Or et un concept original puisque notre nouveau partenaire est "le Titan Discothèque"! Départ et arrivée de ce trail estival se feront donc depuis la célèbre boite de nuit de Couzon....
Avec une paëlla party, la fête sera totale le 19 juin prochain !!

A noter dès aujourd'hui dans vos agendas.
Le bulletin d'inscription sera dispo dans les prochains jours sur le site www.tonight-trail.com
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:10
Dans la désormais GRANDE famille des blogs, découvrez celle du team Running Conseil Lyon.

On y retrouve des interviews, des conseils, des sorties proposées par les membres de l'équipe et tant d'autres choses susceptibles d'intéresser les coureurs invétérés de la place lyonnaise !


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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 21:00
A l'issue du trail du Ventoux, Benoit et moi nous sommes prêtés avec plaisir au jeu de l'interview croisée...


Crédit photos : Nadine Banfi
http://www.oxygenchallenge.com/2008/fr/photosWEambass_P1.htm

Un moment sympathique d'échanges à quelques semaines de la fin d'une année extraordinaire
RV dans la rubrique "Fil Rouge des Ambassadeurs" du site du Merrell Oxygen Challenge
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 18:00
Eh oui... Sur ce film du Trail du Ventoux...
je marche! 
et lentement même!

http://tvsports-nature.com/

Merci JC pour le lien... Mes jambes s'en souviennent encore!
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 18:00
Du soleil, un lac d'huile, une coéquipière de choc...
Il n'en fallait pas plus pour prendre du plaisir ce week-end à Aiguebelette !


(et c'est qui encore la plus petite??)

Après un éliminatoire plutôt "piquant" pour mes petites jambes peu habituées aux efforts violents de 8mn,
la finale passe comme une lettre à la Poste...
Quelle euphorie de s'aligner au départ et de partir à bloc quand l'arbitre baisse le drapeau!!!!
Béné et moi terminons à la 3è place derrière les copines Elodie et Joannie...
Sympa de partager le podium, même si les écarts entre les 3 bateaux sont plus que conséquents!!

JC et Fab de leur côté, retrouvent leur meilleur niveau après à peine 3 semaine de préparation...



Au terme de 2000m d'un duel serré, ils terminent 2è, juste derrière leurs potes Franck Solforosi et Fabrice Moreau.
Reste 10 jours pour travailler le geste et tâcher de gagner encore quelques secondes pour les Championnats de France!
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 18:45
Voilà plusieurs années que nous gambadons chacun de notre côté sur les sentiers de France et de Navarre. De mon côté, le choix se porte généralement sur les proches montagnes alpines. Mais Seb, mon ami et ex-voisin (mais néanmoins "Voisinou préféré" ...mes excuses à Fred)  quant à lui, joue dans la cour des grands! A la découverte de lointaines contrées, à l'assault du bout du monde, il a accepté de nous faire partager un petit bout de ses dernières aventures chiliennes…


Après la route de la Soie en été 2007, te voilà de nouveau valises à la main et baskets aux pieds à la fin du mois de février pour participer à l’Etoile d’Atacama : un raid de 9 jours et 274km à pied à travers le Chili…

Salar de Atacama, Vallée de la Lune, Lagunes Miscanti et Meniques, geysers du Tatio, volcans qui culminent à près de 6000 m… autant de lieux évocateurs et exotiques qui mettent l’eau à la bouche ! Merci à toi d'accepter de prendre un peu de temps pour nous faire rêver ...   


Tout d'abord, ma première question : combien de temps es-tu parti ?


Pas assez longtemps à mon goût !!! Non, en fait j’ai eu la chance d’avoir pu partir deux grosses semaines dans ce désert d’Atacama qui me faisait rêver depuis des lustres...



Tu appréhendais ce voyage ou tu partais plutôt serein sur tes capacités, car 240km, ce n’est pas rien !


En théorie, j’aurais dû partir relativement serein. Je pensais un peu au parcours et aux conditions qui m’attendaient mais j’étais bien loin d’être affolé. Cependant la pratique s’avéra « légèrement » différente puisqu’à 15 jours du départ, je me suis blessé... tendinite achilléenne ! La sérénité devint donc délicate à gérer, surtout que la première question du médecin qui m’a ausculté fut de savoir si j’avais une bonne assurance annulation ! Lorsque tu prépares un tel projet depuis des mois, que tu t’entraînes dur et que tu remues ciel et terre pour boucler le budget, c’est le genre de chose qui n’est pas vraiment évidente à entendre !

Je me suis donc retrouvé au repos forcé et sous anti-inflammatoires violents jusqu’au départ de la première étape qui était une boucle d’acclimatation à l’altitude, donc non chronométrée. C’était le test : si je ressentais la moindre douleur au tendon, il était évident que le reste ne passerait pas... et il ne me restait plus qu’à enfiler les chaussures de randonnée et mettre l’appareil photo autour du cou ! Il a donc fallu se conditionner à cette éventualité. Pas simple mais en même temps formateur car cela t’oblige à prendre du recul et à relativiser : d’accord la course s’annonce compromise mais pouvoir partir dans ce coin de paradis, ne serait-ce que pour y marcher, était déjà une chance exceptionnelle... alors je n’avais sûrement pas le droit de me plaindre et encore moins de m’apitoyer sur mon sort !

Et puis finalement la première étape est passée sans le moindre souci (même si j’étais obnubilé par ma cheville droite !). A l’arrivée l’infirmier urgentiste m’a examiné et a été très optimiste pour la suite. J’ai donc repris confiance et au fil des étapes j’ai fini par oublier  (enfin presque !) ce satané tendon !


Ces 240km à travers le Chili représentait combien en Dénivelé ?


Il y avait un peu plus de 3200 mètres positifs (pour 5300 de négatifs), ce qui n’est pas énorme compte tenu de la distance. Mais avec l’altitude, les distances et la dénivellation prennent une toute autre dimension. Il suffit de boire une gorgée à la pipette du camelbak pour s’en rendre compte... on devient essoufflé comme si l’on venait de piquer un sprint !!!


Comment était l'accueil sur place? As-tu eu l'occasion de rencontre et d'échanger avec la population locale?


Une fois dans le désert, nous avons peu eu l’opportunité de rencontrer du monde, le climat et l’altitude rendant le milieu particulièrement inhospitalier. Néanmoins, les quelques rencontres que nous avons pu faire avec les enfants ou les adultes dans les villages traversés sont toujours des moments d’échanges privilégiés. D’autant plus que les locaux sont accueillants et toujours prêts à discuter malgré la barrière de langue.


Crédit photos : Nature Extrême Développement


Comment se déroulait une journée type ?


En général : réveil 6h30, mis en tenue et rangement des sacs,  petit-déjeuner 7 heures. Brin de toilette et embarquement dans les minibus pour un transfert dont la durée oscillait entre 45 min et 2 heures. Une fois arrivés, nous avions une petite demi-heure pour nous préparer, puis le départ était donné. L’arrivée se faisait soit directement au prochain bivouac soit dans un endroit où nous pique-niquions avant de repartir en minibus. Le restant de la journée était consacré à la récupération et aux soins. Très souvent une visite était proposée. La journée se terminait par l’incontournable briefing de l’étape du lendemain, suivi du dîner.


Crédit photos : Nature Extrême Développement


Et le dodo, confortable ?


Les tentes deux places étaient relativement confortables. Mais après, la qualité des nuits est très variables d’une personne à l’autre ! Mon colloc’ s’endormait en 30 secondes chrono ! En ce qui me concerne, ayant un sommeil léger, les nuits furent plus mouvementées ! Avec l’altitude je n’arrivais pas à dormir, d’autant plus que se coucher à 21h30 ne fait pas vraiment partie de mes habitudes ! Je prenais un hypnotique (stilnox) tous les soirs mais malgré cela je passais plus de temps à écouter de la musique qu’à dormir...

Concernant le froid, nous en avons tous plus ou moins soufferts les derniers jours, et tout particulièrement la veille de la dernière étape où il a fait un - 10°C bien tassé ! Au réveil, l’intérieur des tentes était givré et les vététistes ont dû attendre avant de prendre leur départ car le dérailleur de leur vélo avait gelé !


Crédit photos : Nature Extrême Développement


Comment se passe la logistique ? Vous vous faites transporter vos petites affaires ou il faut l’énorme sac à dos de campeur?


Nous ne transportons pas nos sacs pendant la course. Nous les laissons le matin et les retrouvons à l’arrivée.


La classe... Et les repas?


Au niveau de la nourriture, le petit-déjeuner, le repas d’arrivée ainsi que le dîner sont également pris en charge par l’organisation. Un porte-bidon ou une poche à eau est donc largement suffisant pour courir puisque l’on retrouve le principe des trails avec un ravitaillement liquide/solide tous les dix kilomètres en moyenne. Après chacun gère son alimentation de course comme bon lui semble avec éventuellement des barres, des gels, de la boisson énergétique, etc...

Crédit photos : Nature Extrême Développement


A ce propos, qu’est-ce qu’on mange quand on court au Chili ? (pas des haricots rouge tous les jours quand même !)


Durant la course, la nourriture est avant tout adaptée à l’effort d’endurance... donc pas tellement riche en haricots rouge ! Pain, céréales, gâteaux, et boissons chaudes pour le petit-déjeuner, et crudités, soupe, viande, riz et pâtes pour les repas d’après-course... du classique quoi !

Par contre, une fois l’épreuve terminée nous avons pu goûter aux spécialités locales qui valent le détour ! Les chiliens sont imbattables pour préparer la viande et leur barbecues sont un régal !

Et puis course ou pas course, leurs bières se laissent également bien boire...


Ah parce que tu bois de la bière toi maintenant ?? Je saurai m'en souvenir!

Comment étaient les relations dans le peloton, avec les autres coureurs ? Il y avait aussi des vététistes et marcheurs, ça se passait bien entre vous ?


Disons que la communication n’est jamais simple avec les vététistes du fait de leur niveau intellectuel largement inférieur à celui des coureurs à pied !!!!!!!!

Non plus sérieusement, tout s’est globalement très bien passé au sein du groupe, quelque soit la discipline de chacun. Malgré les conditions difficiles, l’altitude (et le mal des montagnes qui va avec), le froid, le manque de sommeil, la fatigue physique ou encore les inévitables bobos, l’ambiance est toujours restée très bonne et conviviale. Il faut dire aussi que la majorité des personnes se connaissaient déjà avant, ce qui facilite grandement le contact ! Et puis à ce niveau, le staff reste très vigilant : toujours à l’écoute de chacun, à rebooster ceux dont le mental vacille...


Tu es déjà parti avec ces même organisateurs justement (Nature Extrême Développement).

Est-ce que tu as l’occasion de revoir des personnes croisées lors de tes précédentes aventures ?


Sur ce genre d’épreuve, quelque soit l’organisateur, tu retrouves toujours des têtes connues...  c’est un petit monde ! En plus, Nature Extrême Développement compte beaucoup d’habitués et donc nécessairement on retrouve un peu les mêmes coureurs, marcheurs et vététistes d’un raid à l’autre ! Personnellement, c’est quelque chose que j’apprécie car il y a des personnes avec lesquelles tu sympathises vraiment.


Crédit photos : Nature Extrême Développement


Qu’est-ce qui t’attire dans ces voyages ?


Tout d’abord, c’est de pouvoir découvrir des paysages extraordinaires... la planète possède de si belles choses qu’il serait dommage de passer à côté ! Il y a également les rencontres avec des personnes qui vivent d’une manière totalement différente de la nôtre, qui bien souvent n’ont rien ou pas grand-chose mais qui te donne tout ! Ces échanges sont certes éphémères mais tellement enrichissants qu’ils te marquent pour très longtemps.

Après la course à pied n’est qu’un prétexte pour la découverte ; prétexte qu’il n’est pas facile à faire comprendre aux personnes qui ne courent pas ! Mais pour celles et ceux qui savent ce que c’est, quel bonheur que de pouvoir courir dans des endroits magiques, d’en prendre les yeux et de pouvoir le partager avec d’autres passionnés!



Et pourquoi NED particulièrement ?


Parce que NED, c’est la rigueur baignée dans la bonne humeur ! En termes de logistique et de sécurité, ils sont très carrés et rien n’est laissé au hasard. Et en dehors de cela, tout est fait pour que l’on passe un bon moment de sport mais avant tout de convivialité! D’accord, il y a un chrono et un classement mais tout n’est pas centré là-dessus ! Cathy et Serge, les responsables de NED, se cassent toujours la tête pour nous faire passer dans les endroits les plus beaux et les plus sauvages du pays dans lequel nous nous trouvons.

La Route de la Soie qu’ils ont organisée en 2007 en est le meilleur exemple : il fallait un sacré culot pour faire traverser l’Asie à 60 personnes en passant par des endroits totalement délaissés par l’homme et finir par des étapes en Iran ! L’expédition était ambitieuse mais ils l’ont minutieusement préparée et tout s’est passé sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance. 


Crédit photos : Nature Extrême Développement


Tu disais qu'il y a des gens avec qui tu as vraiment tissé des liens?


Oui !!! Il faut dire que les concurrents sont généralement des individus « hors normes » avec une philosophie et des choix de vie qui pourraient paraître décalés aux yeux de notre société actuelle... mais qui pourtant sont tellement vrais et enrichissants ! (enfin cela n’engage que moi !)

Au fil des voyages, je suis resté en contact avec pas mal de personnes. J’en vois même certaines de temps en temps. Et puis il y a ceux que l’on perd de vue une fois la course terminée, et que l’on retrouve avec plaisir des mois ou même des années plus tard, à un autre bout de la planète.



Quelle est la moyenne d’âge des gens qui partent comme toi, pour des aventures lointaines comme celle-ci ?


En fait, les concurrents ne sont pas vraiment des perdreaux de l’année !!! A titre d’exemple sur la Route de la Soie, la moyenne d’âge dépassait allégrement les 55 ans ! Jusqu’à présent, j’ai donc toujours été le benjamin du groupe... avec un grand nombre d’années de retard sur la moyenne !

Mais l’explication est logique : ces projets demandent du temps et de l’argent, ce dont ne disposent généralement pas les personnes qui débutent dans la vie active ! Et puis il suffit de regarder la moyenne d’âge des pelotons sur les épreuves supérieures au marathon pour comprendre que la longue distance ne passionne pas vraiment les coureurs les plus jeunes.

A l’exception de ma Voisine, je connais peu de personnes dans mon entourage qui seraient prêtes à dépenser tout leur budget vacances pour aller courir pendant des heures, plusieurs jours d’affilée... et dormir le soir sous la tente ! Les déséquilibrés ne courent pas les rues !!!


Crédit photos : Nature Extrême Développement


C'est clair....

Tu termines sur le podium de cette course avec une belle 3ème place. Sur ce genre d'épreuve est-ce qu’on a tendance se préoccuper un peu, beaucoup du résultat ou alors on n’est seulement obnubilé par les paysages ?


La relation que l’on peut avoir avec le chronomètre est propre à chacun. Par exemple, il est bien évident que les premiers sont avant tout des compétiteurs dans l’âme qui viennent pour la gagne !

En ce qui me concerne, c’est bien là le dernier de mes soucis ! Après, bien entendu que finir sur le podium d’une telle course fait toujours plaisir ! Mais je pars du principe que je cours avant tout contre moi-même, inutile de penser au classement... il se fait naturellement ! Sur le plan sportif ce qui m’intéresse avant tout est de pouvoir confronter mon organisme à des conditions aussi exigeantes que les 52 °C du désert de Lut, l’insupportable chaleur humide dominicaine ou encore la haute d’altitude d’Atacama. Etre à l’écoute de son corps et de ses réactions pour essayer de l’amener à l’arrivée, voilà ce qui m’obnubile !


Crédit photos : Nature Extrême Développement


Ouh là là, le genre de truc impossible à affronter pour ta voisine!!!  52°C... déjà que quand on dépasse les 18°C en France, je gonfle comme une barique sans évacuer la chaleur... Je n'ose même pas imaginer!

Tu as gagné quoi d’ailleurs ?


Avant tout... j’ai gagné de l’enrichissement personnel et de l’amitié !

Le lot est le même pour tout le monde (en l’occurrence un joli masque chilien en terre cuite), quelque soit le classement. Ce qui paraît normal puisque nous avons tous vécu la même épreuve et que finalement ce sont les derniers qui ont passé le plus de temps sur la course !

Sinon, du fait de ma 3ème place, j’ai reçu un avoir pour un prochain raid NED. Et là aussi, je trouve fort appréciable qu’il n’y ait pas d’argent en jeu. L’argent nous pourrit suffisamment le reste du temps pour ne pas avoir à en entendre parler pendant ces aventures qui sont des moments privilégiés de la vie. Et puis c’est une nécessité afin que l’état d’esprit et la compétition demeurent sains.


Et qui sont tes prédécesseurs ?


Il y avait du beau monde sur cette édition de l’Etoile d’Atacama ! Dominique Bordet, le vainqueur, est coureur du Nord invaincu sur les nombreux raids auxquels il a participé. Son record sur marathon est sous la barre des 2h25 min ! Il termine devant Gilles Diehl, ancien membre de l’équipe de France de 100 km, champion de France de la discipline en individuel mais également champion d’Europe et du Monde par équipe. Sa meilleure performance sur la distance est un peu moins de 6h42 min !!! Il y avait donc un écart considérable entre les deux premiers et moi-même, leur niveau étant bien entendu largement supérieur au mien.


Oui d'ailleurs c'est bien connu, mon Voisin est un escargot en course à pied.... Qu’est-ce qui t’a le plus marqué pendant ton périple ?


Que veux-tu répondre à cela lorsque tu en as pris plein les yeux pendant 15 jours ?!! Il y a tellement de choses qui m’ont marqué ! La première qui me vient à l’esprit est la descente sur Toconao. Le panorama était magnifique avec les volcans et les montagnes sur les côtés et le Salar en face de nous. Mais c’était surtout le contexte qui était spécial : nous courions les derniers kilomètres de la dernière étape et c’est toujours un moment particulier durant lequel beaucoup de souvenirs mais également de personnes me traversent l’esprit... j’ai notamment repensé à ma tendinite ainsi qu’à la question de mon médecin sur mon assurance annulation ! Et là, j’ai vraiment réalisé la chance que j’avais eue d’avoir pu courir l’épreuve d’un bout à l’autre, en faisant plaisir au milieu de ce paysage irréel... 



Un souvenir négatif ? Un coup de mou au cours des 9 jours ? Une envie d’abandon ?


Je dois avouer que la confiscation de mes saucissons par la douane chilienne fut particulièrement douloureuse ! Et le pire c’est que mon voisin de tente a connu le même sort !!! C’était d’ailleurs devenu notre tabou... même dans les moments les plus difficiles, nous n’évoquions pas cet épisode fort déplaisant !

Sinon, aucun mauvais souvenir, ni coup de mou et encore moins une envie d’abandonner.


Si tu as un conseil, quelque chose à dire au lecteur de carotte pour tous qui est comme moi, en train de baver devant ton récit ?


Il faut agir au lieu de baver !!!

Pour être sérieux, je leur conseillerais tout simplement d’appliquer la (si jolie) phrase qui orne ton blog ! Il ne tient qu’à soi de vouloir réaliser ses envies et ses rêves. D’accord, il y a toujours une multitude de choses pour nous freiner mais lorsque l’on veut vraiment on peut !

Dans le cas des raids, une épreuve telle que l’Etoile d’Atacama est pour le moins extrême. Mais une organisation comme NED propose des épreuves bien plus accessibles avec une logistique bien plus confortable (nuits en hôtel par exemple) dans des pays comme la Croatie, la Grèce et j’en passe ! Le niveau de pratique n’est pas le souci premier... il suffit de vouloir aller au bout de soi-même, c’est tout !


Quel est ton prochain objectif ?


Il est trop tôt pour en parler mais il commence à prendre forme...


Ah là là, sacré Seb, toujours plein de mystère... Et pour finir, ton dicton du jour …


Oula difficile de répondre, moi qui suis fan de phrases et citations en tous genres ! La plus présente dans mon esprit est sans aucun doute : « Ecoute ton cœur, il a raison ! », qui n’est pas un dicton du jour mais mon dicton de tous les jours !

Crédit photos : Nature Extrême Développement



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Published by Carotte pour tous - dans Des personnes d'exception:
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 18:33
Pendant que certains affûtent leur geste et règlent les derniers petits détails après 6 mois de préparation,
Béné et moi découvrons les joies et subtilités de notre folle association en 2- barreur!


1er essai de photo "artistique"

Pour se mettre tout de suite dans l'ambiance, nous débutons notre "saison aviron" (qui ne durera que 7 jours) par ... un B4!

Pour les non initiés, il s'agit d 'un parcours progressif sur 2000m durant lequel on doit augmenter progressivement la cadence.(Un premier 1000m à 24 coups/mn, enchaîné par un troisième 500m à 32 cps/mn pour finir dans le dernier 500m à la cadence de 32 cps/mn). Il s'agit en quelque sorte d'une simulation de course. Ce B4 est traditionnellement réalisé 7 jours avant la compétition aux termes d'une préparation hivernale complète pour travailler en conditions quasi réelles et surtout pour bien se rappeler que ramer... ca fait mal!


2ème essai : qui est donc ce petit lutin des bois qui se cache derrière moi??

Après notre 2ème sortie du week-end - ou de l'année, c'est comme on veut - mais aussi dernière avant la compétition, nous voilà donc affutées comme des lames ! Et surtout professionnelles de la photo en situation "instable"...


3ème essai : au top...
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Published by Carotte pour tous - dans Mes compte-rendus d'aventures
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