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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 21:59
En manque de rando, je branche Fred pour aller crapahuter dans les Bauges pour la journée.



Mais, le destin en décide autrement, c'est finalement la direction de la Rochette que nous prenons pour rejoindre Lolo et son training partner Raph. Après 1 petite heure de montée dans les sous bois, nous les retrouvons sur mon lieu de pélerinage : Le Refuge de la Grande Montagne au pied de la Pointe Rognier (Belledonne).


Photo Lolo

J'y retrouve avec plaisir des paysages familiers toujours aussi sauvages...

Photo Lolo

Une sympathique petite rando de 16km et 1400m+ qui révèle que mes genoux demandent encore quelques jours de tranquillité avant de retrouver toute leur patate !


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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 21:40
Me voilà réconciliée avec le Ventoux qui m'a tant fait souffrir en mars...


Forcément, le gravir confortablement installée sur le siège passager d'une 206 ... ca aide!
L'occasion d'admirer le ciel menacant les sommets des Alpes du Sud et les collines provencales alentours.


Un week-end consacré (pour une fois) au farniente et aux balades avec les copains.


Elle est pas belle la vie Julien ??

Moi les triathlètes, je les prends quand j'veux en VTT dans l'ascension du Ventoux!

Bref, de quoi se refaire une santé pour attaquer l'entraînement de plus bel!

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 11:05
Après avoir terminés victorieux de leur manche éliminatoire sans trop de difficultés,
JC et Fab affrontent les Italiens, leurs principaux adversaires, ce soir en finale du 2 sans barreur poids léger.



RV à 16H50 devant l'écran de World Rowing pour suivre la course en direct
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 10:34
Le Merrell Oxygen Challenge 2010 c'est finalement:

- Une victoire au MO²Series qui me motive à aller de l'avant pour les prochaines échéances...
- L'honneur d'aller disputer les Merrell Oyster Racing Series à San Francisco aux côtés de Thomas Lorblanchet, Kohei Yamamoto et Isabelle Noé (vainqueurs VTT), fin septembre.

- Mais c'est surtout un week-end qui restera longtemps inscrit dans ma mémoire comme une étape déterminante. L'amitié et la solidarité qui a régné pendant ces quelques jours comme durant tout le reste de l'année n'est pas prête de s'éteindre.  C'est sans doute un des moteurs qui m'a conduit à franchir la ligne d'arrivée coûte que coûte et à donner le meilleur de moi chaque jour. La mission d'Ambassadeurs prend fin mais nous ne sommes qu'au début d'une relation sincère et qui ne demande qu'à se renforcer encore.

Alors c'est avec émotion que je m'adresse à toi Rémi, qui a été à l'initiative de ce projet. Un immense merci car sans toi, rien de tout ça ne nous serait arrivé. Tu as toujours su faire régner une ambiance conviviale au sein de l'équipe, tu as instauré une relation de confiance et un respect mutuel que nous ne sommes pas prêts d'oublier Benoit, Julien, Coralie et moi. Je souhaite longue vie au Merrell Oxygen Challenge et une chose est sûre : nous serons au RV l'année prochaine sur la Prairie des Sagnes !

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 08:20
L'émerveillement aura été à la hauteur de la souffrance...

Il est 4H30 quand le réveil sonne, annoncant le début d'une grande journée. A peine le temps d'ouvrir les yeux que Benoit et moi sommes déjà en tenue, prêts à rallier le départ. Nous avons choisi un réveil tardif (un peu trop même!) histoire de récupérer un maximum des efforts de la veille. Pour ma part, les courbatures sont bien là !
Pourtant, il va falloir parcourir 75kM,  gravir plusieurs puys et 4500m de dénivelé positif et autant de négatif...

Notre fan club VTTiste se lève en pleine nuit pour nous encourager, quel courage...

5H15 nous sommes sur la ligne, frontales allumées. Le briefing, quelques photos des leaders (Seb et moi-même) et le speaker sonne le début de ce qui sera un long voyage au pays des Merveilles.

Quelques 200 coureurs s'élancent à l'assault du Plomb du Cantal (celui-là même que l'on avait gravi avec le téléphérique la veille). 700m D+ en trace quasi directe qu'il va me falloir attaquer avec grande prudence. Il faut que mes jambes s'échauffent. Je me dis que ces courbatures ont finalement du bon car elles vont m'obliger à gérer pour tenir la distance.

Je prends un rythme qui me convient parfaitement et me retrouve au milieu de la file des coureurs dont certains me félicitent pour mes résultats précédents et me complimentent (j'ai même droit à un "merci, vous embellissez le peloton!"). De quoi me mettre de bonne humeur pour le reste de la journée. Benoit est quelques mètres en dessous de moi. Flo, lui, est déjà loin devant.
Le Plomb apparait, je tape dans la main de Benj et Baptiste qui attendent au sommet. De là, le spectacle est à couper le souffle : le soleil se lève sur les volcans alentours, l'ambiance est surréaliste, on se croirait sur le toit du monde...

Une longue crête surplombant le Cantal nous mène au pas de course jusqu'au Buron de la Tuillière (cf la soupe aux yeux de boeuf cet hiver). Ici est installé le 1er ravitaillement où je décide de ne pas m'arrêter puisque mon camel est rempli. Je me sens vraiment bien mais je m'obstine à en garder sous le pied en permanence, surtout en descente. Je me remémore en permanence les objectifs fixés : "terminer et me faire plaisir".

Nous atteignons le fond de la vallée et le village de Thiézac avant d'attaquer une belle grimpette, puis arrive le second ravito. Je m'y arrête 1mn pour attraper un bout de pain et unquartier d'orange. Prochaine étape : la fameuse cascade de Faillitoux, de toute beauté. Déjà 28km et 3h55 que nous sommes partis, je n'ai pas vu le temps passer.  On nous a prévenu : pour la traverser ça glisse! Alors je choisis de passer carrément dans l'eau plutôt que sur les rochers.

C'est ici que le trail commence vraiment : l'ascension du Corpou Sauvage à 1500m. Comme son nom l'indique, ici ni l'Homme ni le temps ne semblent avoir de prise. La grande montée dans les sous bois commence à laisser des traces sur le visage de certains coureurs. Nous atteignons une crête où les genêts foisonnent, je pense à Flo qui adore leur odeur au point de se shooter en plongeant le nez dedans! Ici je me souviens avoir croisé un chamois l'année dernière, mais cette fois, rien, les êtres humains sont trop nombreux aujourd'hui ...

Pour y être déjà passé, je sais qu'une grande descente à fort pourcentage nous attend au milieu d'un pré à vache et des champs de myrtilles. (je les avais dévoré l'année dernière). Je l'attaque bien tranquillement tandis que d'autres la dévalent, trop contents de profiter enfin d'une descente. Je sais qu'ils vont le payer plus tard... Mais chacun gère à sa manière...

En bas, la chaleur se fait sentir mais je bénis le ciel, voyant que les nuages s'accrochent tant bien que mal pour me faire un peu d'ombre! La météo avait annoncé 30° aujourd'hui et pour l'instant je touche du bois. 32èkm, je profite d'un abreuvoir à vache pour plonger ma tête, mes bras, ma casquette dans l'eau fraîche, un bonheur sans nom. Je partage ce moment de délice avec un autre coureur et lui propose de rester là toute notre vie! Il est d'accord mais pris de remords, nous reprenons la route.

Arrive le 3è ravito où je vide 2 bouteilles sur ma tête et avale des quartiers d'oranges avant de repartir à l'assault du Puy Chavaroche 700mD+ plus haut. Après 7 heures de course, je sens qu'une ampoule éclate dans ma chaussure, noyant tout mon pied droit. Elle me brûle tellement que je suis obligée de m'arrêter pour gémir un coup avant de repartir... Au sommet, j'aperçois le ravito suivant, plus bas, au col de Redondet.

J'apprendrai plus tard que c'est ici que de nombreux coureurs ont été déviés n'ayant pas passé la barrière horaire fixé à 14H30 dont le malheureux Benoit. J'y passe à 13H07 (contrairement à ce qu'on annoncé certains coureurs mal léchés affirmant qu'on avait laissé passé Madame l'Ambassadrice après la barrière horaire...).

Le vent à décorner les boeufs se lève, il faut pourtant repartir sur une nouvelle crête. J'aggripe mes bâtons dans une main, ma casquette dans l'autre et essaye de tenir debout... Un coureur est en ligne de mire, je tente de le rattraper pour partager un bout de chemin avec lui mais sans succès, il faudra attendre le fameux ravito du Falgoux pour y parvenir.

Le Falgoux... L'étape fatidique dans mon périple. Voilà déjà 9h08 que je chemine. Mes jambes et le haut de mon dos commencent à sérieusement me rappeler à l'ordre. Mais mon GPS indique 61km. Alors je me dis que ce ne sont pas 14 derniers petits km qui vont me faire peur! Dans le village du Falgoux, beaucoup de spectateurs appaludissent, admiratifs. J'arrive au ravito fatiguée mais souriante et j'échange même quelques mots avec un couple qui habite Meximieux à côté de chez moi!

Sauf que la sentence tombe! Les bénévoles me claironnent que nous sommes au ... 54èkm! Je reçois l'information comme un gros coup de massue (7km d'écart .. c'est énormissime à ce niveau de la course). Ils admettent que tous les coureurs précedents ont eu la même réaction que moi et annoncent tous 61km au compteur, mais les malheureux ne peuvent rien pour nous.

Il faut bien repartir, avec un nouveau défi de taille en tête, rallier les 21km qui me séparent de l'arrivée et non 14! Ca tombe bien ...Une belle ascension nous attend jusqu'au Suc Gros (700mD+)! Là, la carotte est cuite. J'attaque la montée en mode escargot, le moral dans les chaussettes. Je fais des pauses régulières, les yeux rivés au sol, essayant de reprendre mon souffle. Mais jamais, oh grand jamais, l'idée d'abandon ne me traverse l'esprit. Et pourtant! un bénévole du staff médical en moto trial me croise et me propose de me ramener! A lire dans mes yeux incrédules, il comprend vite qu'il a dit quelque chose qu'il ne fallait pas!!

Un chemin nous conduit au Pas de Peyrol, lieu touristique du Cantal. Le contraste est saisissant et presque difficile à vivre. Les badauds sont nombreux, ils parlent forts, rient, mangent... tout ce que fait un touriste normal! Je cours 20 mètres au milieu des cars, des voitures, des gens qui me regardent avec curiosité. Je me sens oppressée presque angoissée. Le décalage est trop important. Il faut vite que je retrouve ma solitude et le silence de la montagne.

Ici, nouveau coup de massue. Le ravito est installé au pied du célèbre Puy Mary. J'arrive au moment où un coureur décide d'abandonner là après 12 heures de course, apprenant qu'il reste encore l'ascension de cet Everest qu'est devenu le Puy Mary, 9km et presque 2 heures pour atteindre le Lioran. Depuis belle lurette ma bonne humeur s'est envolée et je lui en veux de ne pas poursuivre... Les pauvres bénévoles essuient mon amertume.
Une fois encore, on me propose de rentrer en navette... Refus catégorique, jamais de la vie! Je reprends mes bâtons et entame l'ascension de l'Everest (où plutôt la muraille de Chine) marche par marche, tête baissée. Un retraité me suit un moment et me parle de sa vie. Je n'écoute plus, ma tête est ailleurs, centrée sur ce qui se passe dans mon corps et dans mon coeur.

Un bénévole du staff médical me rattrape marche à mes côtés un moment. Nous entamons la discussion malgré que ma concentration et ma conscience soient au niveau le plus bas! Il m'explique où nous allons passer et m'encourage sans cesse en me disant que j'avance encore bien pour quelqu'un qui courre depuis 12h30... Une main courante pour descendre à travers les rochers, un sentier en balcon, un col puis je bascule vers la descente qui me ramène au Fond d'Alagnon. Olivier, le bénévole, m'a abandonné pour "ramasser" un autre concurrent. 3km puis 2 puis 1km.
Il reste une petite grimpette qui me parait interminable et où je me fais passer par 2 coureurs... jusqu'à la délivrance : la Prairie des Sagnes, le Lioran...

Il est 19H30, j'aperçois Seb qui m'applaudit et d'autres têtes inconnues. Un dernier virage, puis l'arche d'arrivée où je m'écroule, épuisée, assise la tête dans les genoux. Je n'ai même pas la force de pleurer. Benj s'assoit à mes côtés. Il n'y a pas besoin de parler...  C'était dur, très dur, mais j'y suis arrivée. J'ai gagné mais surtout je suis allée au bout alors que tant d'autres ont abandonné ou se sont fait dévié (seulement 73 coureurs ont franchi la ligne d'arrivée).

3 jours, 3 victoires et surtout un beau combat contre ou plutôt avec moi-même pour boucler ces 84km et finir à la 27è place au classement scratch.
14H05 d'effort et la plus belle récompense, celle qui restera gravée dans mon esprit : celle de voir tous mes copains fiers de moi derrière la barrière après que j'ai retrouvé mes esprits : Benj, Flo, Bertrand, Seb, Coralie, Pascal, Baptiste, Julien, Benoit, Bilbo (et même Seb Chagneau)... Il n'y pas de moments plus géniaux.
 







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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 08:09
Banyoles (Esp) accueille cette année la première manche de Coupe du Monde ...


RV à partir de 9H30 sur http://www.worldrowing.com pour suivre les aventures des petits Frenchies en direct.
Et à 10H06 précises, JC et Fabien s'élanceront pour les phases qualificatives en 2 sans barreur poids léger!

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 14:16
Une bonne nuit de sommeil et nous voilà frais comme des gardons pour avaler les 29 km, 1900m+ et 2700 m- de l'Enduro Trail Traking.

Le principe est simple : effectuer un parcours composé de 5  "Spéciales" chronométrées et reliées entre elles par des liaisons non chronométrées. En somme, un rallye à la Sebastien Loeb sauf qu'au lieu de la voiture, ce sont les gambettes qui doivent avoir un gros moteur!

Chacune de ces spéciales (en jaune sur la carte) de 300m à 1200m de long, présente un profil et une distance différente, permettant ainsi aux traileurs les plus complets d'exprimer leur polyvalence.

Il est 7h30 quand Benoit, Flo et moi nous présentons au pied du téléhérique du Plomb du Cantal. L'engin nous hisse jusqu'au plus haut sommet du département. C'est ici que l'aventure commence! Un vent chaud souffle déjà de bon matin...

8H, les 3 premiers coureurs s'élancent après avoir bipé leur puce.
Puis c'est à notre tour. Nous décidons de rester tous les 3 ensemble tout au long de l'enduro et de s'attendre après chaque spéciale, histoire de partager l'expérience. BIP! C'est donc parti pour 6km sur les crêtes avant de redescendre dans la vallée où nous attend la première section chronométrée. Dans les bois, nous nous faisons rattraper puis doubler par les grands noms de la discipline Vincent Delebarre, Julien Chorier, Seb Chaigneau, Thomas Lorblanchet etc... L'ambiance est au beau fixe, ca papote, ca rigole et je trouve ça excellent de pouvoir trotter un (petit) bout à leur côté! Ils s'éloignent puis c'est au tour de Dawa de nous emboiter le pas. Pas de dossard pour lui aujourd'hui, il est là pour le fun et en profite justement pour m'accompagner et me servir de lièvre de luxe pour la première spéciale!

Spéciale n°1:

Cette section fait 300m de montée régulière. Flo s'élance puis c'est à mon tour quelques secondes plus tard. Je suis au taquet sous les encouragements de mon lièvre népalais ! Résultat : 01'57''.
Le temps de reprendre notre souffle et nous repartons, direction la 2è section ... le sommet du Puy Griou! Cette journée me plait déjà...

Spéciale n°2:


Là, c'est 250m de grimpée droit dans la pente au milieu d'un pierrier.
Encore une fois, Flo part au taquet. Je m'élance derrière lui et monte très vite dans les tours. Mon coeur est à bloc quand Vincent Delebarre m'encourage au 3/4 de la montée: "Allez Allez C'est facile là, tu y es presque!" (Mouai facile, c'est vite dis ça! parle pour toi hein!). Je m'aide de mes mains comme je peux, j'attrape les rochers et atteins le sommet à bout de souffle en 04'25'' (Flo mettra 3'37" et Benoit 4'43").
De là haut, les chronométreurs nous montre les sommets alentours. La vue en 360° est magnifique mais pas le temps de traîner, il faut déjà repartir pour atteindre la 3è section!

Spéciale n°3 :


En mode rando trail, nous atteignons la 3ème spéciale, au milieu des bois. Ici c'est l'inconnu, on ne voit pas l'arrivée et la seule info dont on dispose c'est que ça monte (pour changer) pendant 550m. Notre gazelle Flo se lance, j'enchaîne quelques secondes derrière lui en le gardant de visu. Le sentier est jonché d'un épais tas de feuilles mouillées et de racines glissantes. Les chaussures dérapent dans la montée, demandant encore plus d'effort pour garder de la vitesse. Je fais le forcing pour garder le rythme mais toujours pas d'arrivée en point de mire. Heureusement, j'entends au loin les encouragements de Flo qui me hurle que c'est bientôt la fin! Plus que 5 marches et hop, je brandis la puce au chronométreur : 5'33". Encore une bonne décharge dans les poumons! Le seul ravitaillement du parcours est installé ici. Nous remplissons les poches, une banane, quelques mots pour les bénévoles et nous repartons en direction de la Spéciale n°4. Ouf fini les montées place aux choses sérieuses!

Spéciale n°4:


Les jambes commencent à accuser le coup pour Benoit et moi. A tel point que je fais un beau vol plané rattrapée in extremis par Flo qui réussit à choper au vol la lanière de mon sac à dos avant que ma tête n'atteigne le sol!
Pour atteindre le départ de la spéciale, il faut d'abord grimper au sommet du Puy de Peyre Arse. Cette fois, c'est 1,5km de descente sur un sentier en balcon! Je m'élance en tâchant de rester lucide car certains passages sont traîtres. Le plaisir est là! Au taquet pour atteindre l'arrivée en 6'35" (ma puce ayant mis au moins 2/4 sec à biper). Flo me met tout de même 1 minute sur cette section, va falloir travailler ça!

Spéciale n°5 (et la dernière)


Avant d'avoir le plaisir de courir la dernière spéciale, il faut d'abord escalader le terrible Bec de l'Aigle. Il est déjà plus de midi et il fait chaud! La carotte baisse de régime... Plus de jambes (comme Benoit d'ailleurs) et un gros coup de chaud sur cette partie. Heureusement, nous tombons miraculeusement sur un névé dans lequel je me jète toute entière, Flo me balance des boules de neige et je commence à renaître de mes cendres volcaniques (on est bien dans le pays non?). Nous sommes tous les 3 à sec d'eau, il est temps d'en finir... Le Bec de l'Aigle : dernier sommet avant de rentrer au bercail!
La dernière spéciale est une longue descente de 880m que j'ai déjà eu l'occasion de tester en juillet l'année dernière, avec Guillaume Millet aux trousses... Je pars à bloc sans me poser de questions. C'est la dernière alors il faut tout lâcher! En 4'51" je suis en bas, toujours avec un problème de puce qui bippe 3 secondes après!. Pour Benoit la descente s'achève en 5'26 et Flo en 4'16".

Une dernière montée jusqu'au Lioran et nous voilà arrivés au Lioran main dans la main tous les 3 après 5H30 de rando trail ! Il nous faudra attendre plus tard dans l'après-midi pour connaître les résultats. En attendant, miam miam des pâtes (comme depuis 2 jours!), un tour chez l'osthéo car le dos est coincé... Et repos!

Vers 14h, les jambes en l'air dans le canapé de l'appartement, à tchatcher avec Julien et Benoit,  j'entends le speaker qui annonce ma victoire au micro! Excellent! De quoi me donner la patate pour le reste du week-end!
J'ai donc l'honneur de remonter sur le podium et d'endosser de nouveau la veste de leader des Series aux côtés de Seb Chaigneau qui termine 3è de l'Enduro et Leader des Series !


  Flo termine à la 15è place quant à Benoit il s'adjuge la 48è place.


Encore une belle journée qui s'achève avec le repas des partenaires où nous autres Ambassadeurs sommes conviés.  Place au ensuite au dodo car la plus grosse journée nous attend demain matin dès 5h!


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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 21:23
Allez, quelques images pour rester dans le trip "Cantal" encore un peu
Et je crois reconnaître une petite carotte qui gravit le Puy Mary en contre jour...

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 14:35
Jeudi 21 mai 2009 : le prologue ascentionnel de 6mn

Il y a des jours où l'estomac est plus noué que d'autres. Je ne sais pas pourquoi mais aujourd'hui c'est le cas!
Après être arrivés la veille avec Flo et Julien, nous prenons progressivement nos marques sur la prairie des Sagnes.
Retrouvailles avec l'équipe d'ASO, papotage avec les têtes connues, les discussions vont bon train : "Comment tu vas gérer la grimpée toi? et toi tu prends les bâtons ou pas? Comment tu t'es préparé pour ça? etc etc..."

De mon côté, la désagréable sensation d'avoir un poids sur l'estomac et les jambes molles se fait de plus en plus présente à l'approche du départ. Bizarre car ce n'est pas dans mes habitudes de stresser avant la course... sans doute le format un peu original de l'épreuve.
Flo, Benoit et moi sommes convoqués pour 16H.  A midi, nous allons donc jeter un oeil curieux sur les 1er concurrents qui s'élancent (toutes les 2mn) à l'assault de la piste, munis du GPS qui témoignera de leur ascension.
Au bout de 3mn, tous les coureurs ont déjà l'air bien entamés! Ca promet pour tout à l'heure...
Nous partons donc 45mn avant pour nous échauffer dans les chemins escarpés du Lioran avant de nous présenter sur la ligne de départ. Contrairement à la majorité des coureurs précédents, je choisis de partir avec les bâtons... que je redescendrai vite à Flo qui a oublié les siens à la maison !

Benoit s'élance quelques secondes avant moi. Puis c'est à mon tour. 5,4,3,2,1 c'est parti sous les applaudissements des spectateurs!
Je préfère jouer la prudence sur les premiers mètres car je sais que les 6mn vont être longues dans cette pente à plus de 20%. Je parviens à garder mon rythme pendant 3'30" puis les poumons commencent à chauffer.
C'est parti pour 2 dernières looongues minutes où je pose le cerveau dans la pelouse tout en gardant Benoit en ligne de mire du coin de l'oeil pour essayer de grimper à son niveau. J'entend des "allez Caro" sans lever la tête de mes chaussures. Les encouragements des spectateurs me boostent jusqu'en haut.
Photo C et J Chorier  (la carotte encouragée par le maître Guillaume Millet)

Bip! Le GPS a sonné, signifiant la fin du combat!
Plus de poumons, plus de bronches, plus de jambes, le gout du sang dans la bouche... Bref, le week-end commence fort! Je redescend tranquillement en compagnie de Benoit, pour transmettre mes bâtons à Flo qui s'élance à son tour.

Au final, je termine 1ère ex aequo avec Laure Le Bihan (duathlète) à 153m de D+.
Quant à Flo, un malheureux bug du GPS le place en 37è position (à 1 mètre de moins que moi) alors qu'il avait vaillamment réussi à grimper au niveau de Vincent Delebarre estimé lui à 177m+ et placé en 4è position au classement... Mais comme d'hab, la sportivité et la bonne humeur l'emporte sur tout le reste chez Flo, qui se promet de tout donner sur les autres jours pour remonter au classement!

1er podium, la veste de leader sur le dos aux côtés de Sébastien Chaigneau, puis place à la récup' et à la pasta party avant une 2è journée qui s'annonce fort!

Flo et moi sur la même page du journal la Montagne, c'est pas beau ça??
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 20:33
Une fois n'est pas coutume ce n'est pas dans la rubrique aviron de l'Equipe que figure le nom de Bette, mais dans la catégorie "Sports Extrêmes"...


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