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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:55
JC aurait-il un "p'tit vélo dans la tête"?



Il semble bien que oui... 


Lundi matin, à Montélimar, il arborera fièrement le dossard 203 au départ de l'étape du Tour Mondovélo.
Lancé dans l'arène des fauves, au milieu de 9500 autres coureurs amateurs, JC devra parcourir les 172km qui le sépare du célèbre Mont Ventoux en franchissant 3 belles côtes.



Avec lui, on retrouvera également de grands noms du sport :

Des anciens champions cyclistes : Laurent Brochard, Cédric Vasseur, ou le multiple champion olympique sur piste Florian Rousseau, l’Anglais Chris Boardman, le Japonais Daisuke Imanaka ou encore l’Allemand Eric Zabel.
D’autres anciens sportifs de haut niveau : les skieurs champions olympiques Antoine Deneriaz (descente 2006) et Fabrice Guy (combiné nordique 1992), d'anciens rugbymen de l’Equipe de France, Laurent Benezech, Stéphane Ougier et Sebastien Viars. Des pilotes automobiles comme Alain Prost, Ukyo Katayama, Stéphane Sarrazin et Paul Belmondo.
Mais aussi, Stephane Mifsud, le recordman du monde d’apnée statique (11mn35 !!!)...

Bref un beau plateau ! Reste plus qu'à mettre le bon braquet (jeu de mots)...
RV lundi matin à 7H
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 09:36
Le jury nous a choisi...
Et depuis l'union est scellée !


L'amitié entre nous 4, "ex ambassadeurs" du Merrell O² Challenge ne s'est pas effacée avec la passation de pouvoir, bien au contraire... C'est donc avec un grand plaisir nous nous sommes retrouvés en terre lyonnaise, Julien, Coralie, Seb (sa moitié) et moi. Ne manquait à l'appel que Benoit, qui n'a dorénavant plus de joker. (obligé d'être de la partie la prochaine fois!!)



Et que font des ambassadeurs quand ils se retrouvent?
Ils s'adonnent avec fougue à une inévitable séance shooting ! (mais cette fois c'est sûr... on ne fera pas la couv' des magazines!)


Le fameux "saut de biche"

Après une petite sortie trail, un plouf dans l'eau du lac Genin, une séance de Bike and Run et l'inévitable apéro/BBQ un peu trop arrosé, les petits amis sont repartis avec la promesse de se revoir très bientôt!

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:43
Après 2 mois d'arrêt forcé sur blessure, le Francky nous revient plus fort que jamais!

Le 28 juin, Monsieur Bussière remet un dossard et franchit la ligne du marathon du Mont Blanc en 4è position à 5mn du premier. Puis, avide de course à pied et de montagne, notre ami décide de mettre pour la première fois le pied dans l'engrenage du long.... L'Annecîme et ses 80km lui tendent les bras et le voilà qui prend le départ pour une belle série de bosses ajoutant 4800m+ à son tableau de chasse !

Sauf que quand Francky s'aligne sur une course, ce n'est pas pour y faire de la figuration... surtout après avoir tourné en rond comme un lion en cage pendant plus de 2 mois ! Après 10h14:41 de galopades autour du lac d'Annecy, notre homme s'adjuge une superbe deuxième place à 16 mn du vainqueur Pascal Giguet.



Impressions :

Franck, merci de prendre quelques instants pour assouvir ma curiosité!
A quelques jours d'une course de 10 heures, comme te sens-tu?


Plutôt bien, j'ai eu pas mal de courbatures le lendemain, surtout aux épaules, bras et lombaires ( c'est les bâtons...) et les pieds bien mâchés avec le terrain bien cassant sur la fin de parcours.
J'ai l'impression d'avoir bien récupéré mais ça n'est que superficiel je pense ; je me force donc à faire un petit break en repos complet même si l'envie de reprendre l'entraînement est déjà là.

Et le jour J? Quelles ont été tes sensations au fil du parcours?


Les sensations étaient assez bonnes au départ de la course malgré 2 semaines pas top après la marathon du Mont Blanc : pas évident de faire de bonnes séances (qui rassurent  entre le récup d'après course et la préparation de la suivante.
Sinon pendant la course, malgré quelques petites baisses de régime normale, je n'ai jamais vraiment douté pour ce qui est de finir, tout au moins.
C'est dans les descentes que j'étais le moins bien en raison de douleurs lombaires résiduelles de mes 2 mois de blessures : j'étais constamment sur la réserve pour limiter les chocs, mais j'économisais un peu mes cuisses du coup.

En quelques lignes, peux-tu nous raconter comment s'est passée la course aux avant postes ?


Il y a eu pas mal de changement pendant la course en raison d'un balisage pas très sérieux : c'est simple, j'ai pas rencontré un coureur qui ne s'était pas planté au moins une fois.
Je me suis donc retrouvé en tête au sommet du Semnoz (km 17)  sans le savoir puisque Pascal Giguet s'est perdu une première fois. Il me rejoins ensuite au km 25 au col des Cochettes avant d'entamer la mauvaise descente tous les 2 : on jardine, on hésite, on remonte, on redescend et c'est Patrick Rey (futur 3ème) qui nous rejoins : bilan 2,5 km en plus à mi parcours !!
Du km 40 ou km 60, avec Pascal on prendra la tête en fonction des coups de "moins bien" de l'autre, jusqu'à la terrible descente sur Bluffy où il me mettra 2 minutes et je ne le reverrai plus.
Dans la dernière ascension, replantage et 5 bonnes minutes de perdues. En revenant sur le bon chemin, j'ai pris les boules en voyant le 3ème devant moi et il a fallu en remettre une couche.

Hmm dur dur effectivement....
Pour une première sur un trail aussi long, comment as-tu géré la distance? (en terme de vitesse, alimentation)


J'avais reconnu une partie du parcours 1 mois avant et je dois dire que ça m'a bien aidé dans la gestion du parcours, dans l'appréhension des dernières difficultés.
J'avais le parcours parfaitement en tête avec les dénivelés et les temps de passage que je m'étais fixé à chaque sommet et ravito : si je ne m'étais pas perdu plusieurs fois, j'aurai été dans les temps (à la minute près  à chaque point.
Je n'ai jamais cherché à rattraper un coureur devant ou à me laisser remonter pour récupérer un peu, mais juste à respecter mes temps de passages et mes vitesses ascensionnelles.
Pour l'alimentation, j'ai surtout tourné aux gels ( 4x100gr) , boisson ( 3,5L)  et à l'eau. Assez peu de solide finalement : 1 barre, 1 banane .
J'ai tenté un petit sandwich jambon à mi parcours pour changer un peu, mais pas évident de mastiquer en courant, je n'ai pris qu'une bouchée finalement.
 


Et mentalement, il s'est passé quoi dans ta tête?


C'est passé assez vite finalement, entre les 2 premières heures dans la nuit et les plusieurs erreurs de parcours qui donne un bon coup de speed.
En plus, j'avais l'assistance familiale à plusieurs ravito : ça motive bien.
 
Ah ...  les femmes ... comme quoi on en reviens toujours à l'essentiel !
Qu'est-ce que tu retiens le plus de cette nouvelle aventure dans le long?

Juste après l'arrivée : 80 km c'est bien assez long !!! je ne me vois pas repartir pour une seconde boucle pour me faire 163 bornes et 9000mD+ ( mais toi tu l'as déjà dans la tronche...). mouai facile...
Je pense aussi que mon manque d'expérience sur cette distance m'a un peu bridé par peur de coincer sur la fin.
J'ai l'impression d'avoir "assurer" ma course pour ne pas risquer l'abandon et être terriblement déçu : c'est ce qu'il faut faire je pense pour une première, mais pour viser plus haut, il faudra être un peu plus engagé!

 
Ah? Tu parles au futur... Donc ça y est, tu sembles atteint du virus!
Est-ce que tu es prêt à remettre ça?


Pas de plus long prévu pour l'instant, j'ai déjà de quoi faire dans ce format.
L'UTMB pas pour l'instant, il aura la CCC avant, de toutes façons!
 
Prochain(s) objectif(s)?


Je vais caler ça bientôt pour la fin de saison entre le Sancy, les Templiers et la Sainté : au moins 2 de ces 3 courses

Un grand bravo Francky, si je comprends bien, on risque fort de te revoir aux avant postes très bientôt.... En attendant,  je te souhaite un bon repos et RV à la fin du mois d'aout !

 
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:52
A quelques semaines de l'Ultra Trail du Mont Blanc, un petit tour du matériel indispensable s'impose à moi.
Que vais-je emporter dans ma besace? Ni trop lourd, ni trop fragile, ni trop chaud, ni trop aéré... les ustensiles, textiles et accessoires de course doivent être choisis avec intelligence car ils vont devoir parcourir 166km, 9400m+ et le tout... sur mon petit dos !!

Je commence donc à sonder les copains, prendre les infos et conseils utiles,  et surtout... tester le matériel que j'envisage d'emporter avec moi dans l'aventure extrême de l'UTMB. Le Tour des Glaciers de la Vanoise était donc pour moi, la dernière opportunité de mettre mon matériel à rude épreuve dans les conditions de course.

Traditionnellement utilisatrice des bâtons Diosaz Raid de Décathlon (que comme moi, beaucoup de trailers ont adopté), j'ai finalement suivi les conseils avisés d'un coureur rencontré au 60èkm du Merrell O² Challenge, et essayé les bâtons Raidlight en 110 cm. Au premier abord, cette fine paire de tiges en kevlar et zicral* (ne me demandez pas de quoi il s'agit!) de 90g parait fort fragile... Mais finalement, à l'usage sur une course, les bâtons tiennent très bien le choc! (j'ai bien cru les casser en deux lors d'un passage de ruisseau mal négocié mais ils ont survécu en se pliant comme des roseaux !)



Points positifs :

1. Gros gros avantage incontestable : Ultra légers, ces bâtons permettent une réelle économie physique sur du long notamment au niveau des épaules, très intéressant pour nous, les filles qui avons moins de force sur le haut du corps. (90g en 110 cm, 120g en 123cm)
2. Le modèle pliable peut s'avérer très pratique en rando ou sur les longues portions roulantes en trail, pour ceux qui prennent le temps de les ranger. (car faciles à fourrer dans le sac : 30cm de long une fois pliés)
3. La poignée en mousse est relativement agréable dans la main

Points faibles :
1. Le système pour les déplier qui, à l'usage, semble vite fragile. A manier avec précaution (mais quand on est en course, la précaution... on ne connait pas toujours!)
2. Les dragonnes qui manquent un peu de confort et ont tendance à cisailler légèrement la main sur plusieurs heures de course. Je vais tenter une session "bricol'girl" pour rendre les dragonnes plus agréables au toucher (ou alors tout simplement mettre des gants!). Mais là je rentre vraiment dans le chipotage.

Au final, c'est un matériel que j'emporte sans hésitation dans mon aventure au long cours !!

* Et pour la culture générale, renseignements pris, le zicral est un alliage d'alu et de zinc généralement utilisé dans la fabrication des skis!

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:22
Après 10 jours de repos forcé, agrémentés du port d'une minerve, de la prise d'anti inflammatoires et autres décontracturants laissant la carotte dans un état végétatif quasi-permanent, le phoenix renait enfin de ses cendres !
(j'en fais un peu trop là non?)


Crédit photo : Zofka
(Toufik l'alligator : mon nouvel animal de compagnie)

En ce jour de fête nationale, il est temps de reprendre le chemin de l'entraînement, avec pour commencer en douceur, un petit tour du côté du Lac Genin. L'occasion d'aller fouiner dans les sentiers montagneux alentours et surtout... d'aller piquer une tête dans l'eau vivifiante du lac après 1 heure de footing !



C'est donc reparti pour une session "entraînements" avec comme prochaine et dernière étape - si tout va bien - : l'UTMB !!
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 08:37
Lucerne, sa vieille ville, son casino, son lac...
Lieu hautement touristique de la Suisse, Lucerne aura été le théâtre de belles courses d'aviron encore cette année.


La France de son côté, rentre avec une belle moisson de médailles à quelques semaines des Championnats du Monde. 3 médailles d'argent obtenues de haute lutte pour le 4 sans barreur poids légers, le 4 de couple poids léger et le 2 de couple. 1 médaille de bronze pour le deux de couple poids légers
Et une médaille d'argent pour mes préférés... JC et Fabien en 2 sans barreur derrière les Italiens et devant... des Italiens !

Il sonne comme un air de revanche fin aout à Poznan pour les Championnats du Monde!




Prochaine étape pour JC : l'étape du Tour Mondovélo Montélimar - Le Ventoux avant d'attaquer la phase finale de préparation pour les Mondiaux... Un sacré programme!
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 21:03
Lucerne... Un nom qui parle à tous les rameurs du monde.


Traditionnellement théâtre de la dernière manche de Coupe du Monde, Lucerne est LE lieux où il faut se montrer lorsqu'on est rameur. Un peu au même titre que les marches du Midem à Cannes quand on fait partie du showbiz...

Alors voilà, JC et son éternel coéquipier fabien seront de la fête en 2 sans barreur poids légers.
Début des festivités à 10h06 ce matin.

Et hop! Voici les résultats des éliminatoires:
1. France en 6.51.36
2.Danemark en 7.00.70
3. Allemagne 2 en 7.05.85


Ces 3 équipages sont qualifiés directement pour les 1/2 finales qui ont lieu demain matin.
Et là.... je serai dans les tribunes! donc... Bon week-end à tous!

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 18:43
C'est avec grand plaisir que je vous présente le nouveau blog de Alpes Bivouac


Mon ami Ju, spécialiste de la montagne et raideur de l'extrême, vous invite au voyage et vous propose des sorties extraordinaires en pleine nature. A ses côtés, vous dégusterez repas au feu de bois au milieu de la forêt, passerez la nuit dans un igloo, découvrirez les joies des balades en tractant votre pulka... et bien d'autres choses encore ! Tout ça à quelques encablures d'Annecy, sur le plateau du Semnoz.
Bonne ambiance, convivialité et authenticité garantie...
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 12:27
Une histoire incroyable extraite du Figaro ce matin:

Perdue en montagne, elle survit onze jours sans manger

Bastien Hugues (lefigaro.fr)

Partie à l'écart d'un groupe de randonneurs, une Bretonne de 61 ans a passé une semaine et demi dans un ravin, dans les Pyrénées espagnoles.
Ce sont sans doute les onze plus longs jours de sa vie. A 61 ans, Thérèse Bordais jure qu'elle ne remettra plus les pieds en montagne. Passionnée de randonnée, c'est au beau milieu des Pyrénées espagnoles que sa mésaventure débute, il y a maintenant deux semaines. «Nous étions un groupe de 14 randonneurs. C'était le début d'après-midi. Nous cherchions un sentier que nous avions déjà emprunté, il y a quelques années, mais que nous ne retrouvions pas et nous avons décidé de rebrousser chemin. J'ai alors commis une erreur que je n'aurais pas dû commettre : j'ai quitté le groupe et je suis partie devant», raconte-elle aujourd'hui dans Le Télégramme.
La nuit tombe. Thérèse comprend alors qu'elle devra la passer sur place. «J'ai décidé de redescendre un peu pour trouver un endroit plat pour dormir. Là, j'ai glissé et j'ai dévalé une pente. J'ai alors passé la nuit sur des feuilles», se souvient-elle. «Le lendemain, je suis repartie vers le haut pour retrouver un sentier au sommet, mais c'était impossible. J'étais dans un état second, comme absente. Puis j'ai retrouvé ma lucidité. Je suis redescendue tant bien que mal dans un ravin où il y avait un ruisseau et je me suis installée là.» Marcel, son mari, passe trois jours sur place à attendre, puis finit par rentrer chez lui, en Ille-et-Vilaine, sur les conseils des responsables des secours.
«Quand on voit l'hélicoptère repartir, on perd espoir»
Pour Thérèse, les heures puis les jours passent, sans la moindre nourriture. «Je n'avais pas faim», dit-elle. Tous les matins, elle étale ses affaires autour d'elle, espérant être vue par les hélicoptères. En vain. «Ils étaient trop haut pour me repérer. Quand on voit l'hélicoptère repartir, on perd espoir.» Et puis vient la délivrance, lundi. Un tee-shirt rouge étalé sur le sol la sauve. «J'étais allongée sous un abri, et soudain l'hélicoptère était là, je ne savais pas comment. C'était un moment d'excitation terrible !».
Hospitalisée à Huesca, à mi-chemin entre Pau et Saragosse, Thérèse espère désormais rentrer bientôt en Bretagne, «peut-être le week-end prochain». «Je recommencerai la randonnée, mais la montagne, plus jamais !», assure-t-elle.
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 18:45
Résumé d'une belle aventure autour des glaciers de la Vanoise, un dimanche de juillet.



Samedi, le temps du doute...

Sous le soleil radieux de Pralognan, la carotte entourée de ses amis et de sa maman, n'est pas au mieux de sa forme... Un blocage des cervicales et de toute la partie supérieure gauche me fait des misères depuis maintenant 8 jours. Impossible de tourner la tête et de me servir correctement de mon bras gauche malgré l'intervention de l'osthéo.
A l'instar de la douleur, la question est lancinante : "Vais-je pouvoir prendre le départ demain, pour une course de 72km et 3800m+"? Mais la réponse qui suit est à chaque fois la même : comment ne pas tenter l'aventure sur un terrain de jeu aussi fantastique! Le Tour des Glaciers de la Vanoise... Rien que le nom de la course fait rêver. Et puis l'an passé les alertes orageuses nous ont privé de ce parcours mythique! Alors quoiqu'il arrive, je prendrai le départ et j'aviserai le moment venu...
Flo, Elie et moi allons donc retirer notre dossard avant d'enfiler l'éternel plat de pâtes rituel de veille de course.
Accompagné pour ma part, d'une bonne dose de cheval d'anti inflammatoires.

Dimanche, l'heure des réponses

Le départ

Il est 3h30 quand le réveil sonne. Silencieusement, consciencieusement, chacun revêt ses habits de lumière: cuissard, t-shirt, manchons, buff, chaussettes, guêtres, casquette vissée sur la tête, pieds enduits de noc, la panoplie complète du parfait traileur est de rigueur pour cette longue journée qui s'annonce. Un petit déj rapide, j'enfile ma 2è dose de cheval d'anti inflammatoires et nous rejoignons nos condisciples sur la place de Pralognan. L'ambiance est comme à son habitude, cordiale.
5h : dernières congratulations entre Flo, Elie et moi puis les fauves sont lâchés!

Première ascension
L'aventure commence par 1100m+ jusqu'au col de la Vanoise à travers un sentier assez étroit pour les quelques 450 coureurs que nous sommes. Mais l'heure n'est pas aux incivilités. Ici, chacun sait que la route est longue avant de boucler la boucle. Alors on emboite le pas de celui qui est devant, on s'excuse, on laisse passer. Bref, un départ comme on les aime. Tandis que Flo prend le large avec le groupe de tête, Elie se cale quelques dizaines de mètres devant moi. J'emboite le pas d'une autre coureuse, Claudine Trécourt, qui me convient parfaitement : une montée énergique mais régulière, sans se mettre dans le rouge. Une allure de fille quoi...
Sur le chemin je retrouve quelques connaissances : j'aperçois Thierry des 3D Trail qui me salue, puis Dom avec qui je partageais mes innombrables tour du Parc de la Tête d'Or autrefois. Nous atteignons le magique Lac des Vaches puis le col de la Vanoise à 2500m où je rejoins Elie.
Le Lac des Vaches

Premier ravito, premier contrôle puis nous repartons pour 14km en direction du refuge de l'Arpont sur une partie plus roulante. L'occasion de courir un peu, toujours aux côtés de Claudine puisque notre allure est identique. Son pied montagnard (elle habite à Bourg Saint Maurice) se révèle efficace dans les gros blocs de pierres que nous traversons sur cette section! J'ai du mal à suivre et manque d'assurance avec mon épaule gauche en vrac. Je la rejoins donc une fois le pierrier franchi.  Les km s'égrènent tranquillement, jusqu'au  refuge (km 21) où nous rechargeons un peu en eau. Les paysages sont grandioses depuis le col de la Vanoise, les glaciers se découvrent au fur et à mesure, accueillant les premiers rayons du soleil teintés de couleurs orangées. Dommage que mon torticoli m'empêche de regarder autour de moi et de lever les yeux car le spectacle est vraiment magique!

Refuge de l'Arpont - Refuge de Plan Sec : la course commence
C'est reparti pour 15km entrecoupés d'une ou 2 belles grimpettes sous le soleil qui commence à chauffer. Je trempe ma casquette dans l'eau glacée des torrents pour maintenir la t° du cerveau (ça peut toujours servir!). Claudine passe derrière moi dans les montées, histoire qu'on se relaye un peu. J'essaie d'imprimer à mon tour un rythme régulier. Tout pourrait rouler pour le mieux dans le meilleur des mondes... Oui mais voilà ... je le ressens depuis un moment mais je tente de ne pas y penser .... j'ai mal au ventre...
Sans doute l'effet implacable des anti inflammatoires sur mon petit ventre sensible. Le temps passe et les choses ne s'arrangent pas. Pourtant, à quelques km du troisième ravito, je me sens vraiment bien physiquement, prenant progressivement mes distances avec Claudine dans un faux plat montant jusqu'à ne plus la voir. A l'approche de Plan Sec, je me motive en pensant à ma copine Maud Giraud qui m'attend de pied ferme. J'atteins Plan Sec (km 36) en tête chez les filles, Maud et ses filles sont là pour m'encourager. Elle attrape mon sac au vol pour remplir ma poche à eau tandis que je me jette dans les toilettes, les boyaux tordus. Exactement le même scénario que l'année dernière! Zut!
J'avale 3 abricots secs et je reprend ma route sous les applaudissements. Maud fait quelques foulées à mes côtés et me lance un "prend soin de toi ma belle!" Ok message reçu on va tâcher!

Refuge de Plan Sec - refuge de l'Orgère : une section tord boyaux
Une section de 15km surplombant le lac du Plan d'Amont nous hisse - après quelques hésitations - sur la direction à prendre jusqu'au col du Barbier à 2400m. Je me joins à 2 coureurs sympathiques histoire de ne pas me perdre au milieu de la montagne. Mon ventre fait des siennes même dans les montées. A tout hasard, je demande à mes 2 compères s'ils n'ont pas un smecta qui traîne dans leur sac. Et comme tout traileur averti qui se respecte, l'un d'eux me répond oui!
Gentillement il me lègue un précieux sachet. Je met la poudre directement dans la bouche, un peu d'eau du camel puis me gargarise.  Malheureusement, le smecta tant espéré ne fait pas son effet... 1/4 heure plus tard, je suis obligée de les abandonner pour faire une pause urgente ! Une fois repartie je les aperçois au loin et me met en tête de les rattraper. Ce que je fais dans la grande descente qui nous conduit à travers les bois jusqu'au refuge de l'Orgère. Une descente de 500m - qu'il faut gérer car la suite s'annonce très corsée!
J'atteins le ravito de l'Orgère en compagnie de Matthieu (dont je ne connais pas encore le prénom à ce stade de la course!) et sous les applaudissements des bénévoles. Tant d'encouragements font vraiment plaisir. Le temps de boire un mélange coca / eau plate censés faire du bien à mes boyaux et nous attaquons tous les 3 la montée d'enfer jusqu'au col de Chavière....

Refuge de l'Orgère - refuge de Péclet-Polset : l'ascension finale

Nous voilà unis dans la difficulté... Tous les 3 décidons de nous lancer dans l'ascension du col avec prudence. Il y a 900m+ et nous sommes déjà à 51km de course. Pas le moment d'y laisser des plumes car il faut penser aux 14km et 1400m- de descente qui nous attendent derrière le col avant de rejoindre la ligne d'arrivée... Je repense à Dawa, qui grapille souvent des places dans les descentes et me dis que je n'aimerais pas voir débouler une fille à toute allure à quelques km de l'arrivée! Une première grimpée nous conduit à mi-hauteur. L'occasion de voir au loin le sommet de la difficulté! Pas une mince affaire ce col! Chacun notre tour, nous passons devant pour varier les plaisirs et imprimer un rythme constant. Je suis souvent obligée de m'arrêter pour laisser mes boyaux se reposer un peu. A chaque fois, les garçons m'encouragent et me pousse à avancer. J'apprécie leur présence et leur solidarité. Allez Caro, en haut c'est fini, après tu n'as plus qu'à dérouler...
Un dernier raidillon nous conduit au pied du col, dans un névé. Mes 2 coéquipiers sont exténués, à mon tour de les encourager. Nous franchissons le col, je regarde ma montre : 9H15 de course. Un dernier coup d'oeil en arrière, personne à l'horizon en contre bas. Il est temps de descendre vers le dernier point de contrôle quelques centaines de mètres plus bas : Péclet Polset.
Dans la descente, je m'égare à travers les rochers et entraîne Matthieu dans mon sillage. Heureusement, quelqu'un nous fait signe tout en bas qu'il faut revenir vers la droite. Je peste de perdre quelques précieuses minutes! Un peu plus bas, spectacle étrange et magnifique : nous traversons une vallée de cairns, d'innombrables cairns qui balisent le chemin... témoins du passage de centaines d'amoureux de la montagne.
Péclet Polset... Dernière étape d'un long périple. J'arrive en frissonnant, toujours une barre lancinante au ventre. Une nouvelle fois, je confie mon sac aux bénévoles pendant que je m'enferme dans les toilettes. J'ai envie d'y rester des heures mais je sais que je suis en train de perdre un temps précieux. Et encore une fois, impossible de manger autre chose que quelques abricots secs. Je remercie chaleureusement les bénévoles et randonneurs présents qui applaudissent avant d'entamer la descente, seule, laissant mes 2 compères au ravito.

Peclet Polset - Pralognan : une descente ébouriffante
C'est parti pour plus d'une heure de descente ! Le large chemin est emprunté par de nombreux marcheurs qui me regarde avec un mélange de curiosité (une fille... 72km... faut être timbrée), de compassion (ils doivent lire dans mes yeux que le chemin a été long et semé d'embûches) et d'enthousiasme. Les plus vifs encouragements viennent d'ailleurs souvent des femmes (solidarité féminine oblige). Un jogger qui montait décide de faire 1/2 tour pour m'accompagner quelques km mais il est difficile pour moi de tailler la bavette à ce stade de la course. Il finit par regagner sa voiture garée un peu plus bas après avoir immortalisé le moment avec son appareil photo.
Matthieu me rejoins progressivement, lui aussi, les traits marqués par l'effort. Quelques km plus bas, nous atteignons le hameau des Prioux où j'aperçois maman. Ca sent la fin tout ça! Mon coéquipier m'annonce encore 25mn. 25mn à tenir jusqu'à la ligne salvatrice, 25mn à se retourner régulièrement pour voir si une silhouette féminine ne pointe pas à l'horizon et 25mn à se retenir d'aller aux toilettes...
Nous aperçevons les premières habitations, le camping, le pont... Ludo Pommeret, grand vainqueur arrivé plus de 2H avant est là pour nous applaudir. Un virage et nous voilà dans la rue principale de Pralo sous les tintements des cloches et la chaleur des applaudissements des spectateurs et de mes amis! Quel soulagement de voir l'arche jaune. Main dans la main et bâtons brandis vers le ciel, nous franchissons la ligne en 10h30mn10sec à la 23è position au général (et 1ère chez les filles).



Quelques mots au micro de Philippe Delachenal (GO du TGV... pour parler en abbréviations)
Un squatt dans les WC publics (avec l'envie de vomir qui s'ajoute au reste), une douche pour se réchauffer
Et voilà Elie qui arrive, 37mn après moi sous une pluie battante et l'orage qui gronde.

Mon bilan :
Quelques chiffres à mon actif :
- conso pendant la course : 2 gels, 2 barres (dont une pas finie), 1 pâte de fruit, une dizaine d'abricots secs.
- Arrêts urgents : 3
- Km parcouru : 73, D+ : 3800m, heures de courses : 10h30
=> ratio calories consommées / calories évacuées = hmmm je vous laisse faire le calcul mais une chose est sûre ... "j'avais pu d'jus à l'arrivée!"
- Une multitude de remerciements aux bénévoles sur le parcours qui ont tous été plus gentils les uns que les autres et qui ont dû affronter les intempéries de fin de journée
- Un immense bravo et respect pour tous les coureurs qui sont arrivés après parfois plus de 15H de course, sous l'orage et dans la nuit!
- Mes félicitations à mon pote Flo qui termine de la plus belle des manières sur le podium en 3è position!!
- Mes excuses à Elie pour ne pas l'avoir fêté comme il se doit à l'arrivée (la carotte était vraiment cuite à ce moment là)
- Merci à Maman et Julie pour les encouragements, l'assistance, les repas, les médocs etc...
- Merci à mon fournisseur officiel de smecta et à Matthieu pour le (long) bout de chemin partagé, RV fin aout à l'UTMB!

- Une course à inscrire dans son calendrier tant par la beauté des paysages, que la difficulté du parcours et l'ambiance conviviale et sans prise de tête qui règne parmi le peloton...

Reste maintenant à se reposer pour donner un peu de vacances à mes vicères et à mon dos qui ont pris cher ce we !

Le trio Zoom Zoom Husky : Flo - Caro - Elie
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