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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 10:13
Un article très intéressant sur les risques liés à la prise de boissons énergisantes chez le sportif : élimination urinaire, désordre éléctrolytique, aggravation de la désydratation, etc...
On y explique également la différence entre le Red Bull français et US et l'absence de différenciation de l'emballage, histoire de semer la confusion.

Bref, un petit apport de connaissances non négligeable!

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 09:21
L'air du large....
Couleurs du soleil couchant

Il n'en fallait pas moins pour me décharger la tête des préoccupations qui encombrent mon trop petit cerveau ces derniers temps.

Loin, très loin de constituer la préparation idéale pour la Grande Boucle dans 9 jours, un petit séjour à l'Ile d'Yeu - terre de ma jeunesse insouciante - s'imposait pourtant pour se refaire à neuf! Me voilà donc partie pour un week-end prolongé en compagnie de ma fidèle "morue" Anne pour rejoindre la maison familiale. 5 jours loin de la foule parisienne qui envahit pourtant la petite Ile de Vendée durant les 2 mois d'été!

Pour y parvenir le programme est simple :
Eviter le port le matin et le soir, éviter les plages l'après-midi

Nous optons donc pour l'emploi du temps suivant :
Footing + plouf le matin sur les plages désertes,
Apéro, déj en début d'après-midi,
Sieste en mode larve pour digérer,
Vélo / canoé / pêche à la morgate en fin d'après-midi,
Replouf en début de soirée,
Apéro, dîner pour finir la journée


La pêche à la morgate : toute une tradition


La pointe du Chatelet


Les spots de baignades dans une eau translucide


Le Vieux Chateau classé


Le Courseau du Risque de Vie en canoé


Le Grand Vilain (rocher visible tout au fond)

Après quelques jours de détente et d'insouciance, me voici donc de retour dans l'Est pour préparer ma tête à affronter la Grande Boucle de l'UTMB  !!!


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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 08:41
A 8 jours du départ pour la Pologne, lieu des Championnats du Monde d'aviron, il est temps de faire l'état des lieux des troupes chez les Bleus. Aujourd'hui quelques mots de notre Benjamin Rondeau national, membre du 4 sans barreur toutes catégories:

A 8 jours du départ, comment vous sentez-vous dans le bateau?
"Salut Caro!! Eh bien tout va bien à Bellecin, nous avons réalisés un bon B4 ce matin et sommes en pleine forme pour attaquer sérieusement les championnats du monde de Poznan!
Le stage s'est-il bien passé?
On a réalisé un bon stage term, très intensif (le plus intensif de ma carrière, à mon avis) peut être aussi pour rattraper le retard accusé cette hiver (reprise tardive...personnelle) avec beaucoup de travail collectif!
Pas de gros passage difficiles dans le stage, car une grosse envie d'aller chercher un titre de champion du monde avec cette équipage qui est maintenant bien expérimenté!
Quels sont vos principaux adversaires à Poznan ?
Nos principaux adversaires sont les Anglais, mais tous les autres équipages sont aussi dangereux (très grosse densité).
Et toi, tu fais quoi après les Championnats du Monde?
Après les Chpts, gros programme avec les Europes en 8+ en septembre, ou nous tenterons de garder notre titre, le mariage de Dorian Mortellette et la tête de rivière de Boston en Octobre où nous irons prendre la première place avec le 8+ du pôle de Nancy!...lol on verrra.
Merci Benj et bon courage dans la dernière ligne droite !
Grosses bises à toi, @ bientôt, Benj.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 17:42
Cela va en étonner certains, mais il m'arrive aussi parfois de partir en vadrouille avec mes congénères féminines.


Après une période de négociation serrée avec ma copine Elod en lui promettant qu'elle n'allait pas "mourir d'épuisement en montagne par ma faute", nous voilà parties sur la route des Bauges pour découvrir les beautés cachées et préservées du Grand Roc, de Chaurionde et de l'Arcalod.

En ce dimanche du mois d'aout, à l'heure où la vie touristique bat son plein aux 4 coins de la France, nous ne croisons que quelques rares randonneurs au détour du sentier. Ici, la place est laissée libre aux herbes folles et aux marmottes!

Itinéraire d'une journée parfaite :
Après avoir laissé la voiture au parking du Nant Fourchu (980m), nous traversons le ruisseau sur notre droite pour attaquer la montée en sous bois vers Combe Fort (1571m), au pied de la pointe de Chamosseran. La végétation est abondante et nous atteignons la première étape de notre périple, trempées jusqu'à la taille (et jusqu'aux os)!

La pointe de Chamosseran tout au fond du cirque

Une portion de sentier en balcon nous conduit au col de la Fougère (1685m) au pas de course. L'occasion de taper la discute avec un vieux du coin :
Extrait : "Vous allez où comme ça mes p"tites dames?"
Et moi de lui montrer la carte : "Là puis là puis là"
Réaction immédiate : "Oùhh là là mais vous n'arriverez pas à boucler ça avant la nuit les jeunes! Faudrait dormir aux Drison pour faire tout ça! Parce que là, vous en avez pour 1h jusque là, puis 1h30 jusque là, puis 1h pour atteindre ci, et encore 1h30 pour atteindre ça etc... "
Je souris discrètement...

Le col de la Fougère et le Grand Roc dans une ambiance mystique

C'est à ce moment précis que ma p'tite Elodie commence à regretter sérieusement d'être venue avec moi....
Je la gratifie d'un regard bienveillant et lui promet qu'on pourra bifurquer si le temps se gâte et si les jambes ne suivent plus.

"Elle est si belle cette Chaurionde, on ne peut pas la snobber comme ça! Et puis... promis, on sera à la voiture à 15h, juste avant les orages"

Et nous voilà reparties de plus belle sur un nouveau sentier en balcon jusqu'aux Chalets du Haut du Four (1508m). (Au passage nous mettons 30mn de moins que les prévisions de l'Ancien...)

De là, grimpette continue jusqu'au col du Drison puis dernier "coup de cul" jusqu'à la fameuse Pointe de Chaurionde à 2173m, point culminant de notre balade dominicale. Elod', en fidèle rameuse de haut niveau, me demande environ toutes les 2mn combien de temps il nous reste si on veut atteindre le sommet en moins d'1H... Je rigole en la voyant tête baissée et souffle court, prête à tout pour faire un chrono ! C'est étrange, elle me rappelle quelqu'un.
Au sommet, le spectacle est une alternance mouvante de nuages cotonneux et de sommets ensoleillés. Nous partageons le traditionnel saucisson/tome des Bauges avec une équipe de normands. (manquait plus que la Mondeuse!)


Puis il est temps de basculer de l'autre côté de Chaurionde en direction du Col d'Orgeval par un petit sentier en arête avant d'emprunter le GRP Tour des Bauges qui nous ramène 1200m plus bas jusqu'à la voiture, avec l'Arcalod en toile de fond.

Les sommets de l'Arcalod, Tré Molard, Mont de la Coche...

5H30 pour boucler la boucle sous un beau soleil et encore un bel itinéraire à faire partager...
(1h plus tard, l'orage grondait et la pluie se mettait à tomber drue... Timing parfait!)
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 08:23
L'institut de médecine du sport de la Région Nord Pas de Calais a son site web. Pour tous ceux qui souhaitent compléter leurs connaissances, voici un site médical qui regorge d'informations sur le sport, ses tenants et aboutissants, les trucs et astuces pour améliorer son quotidien...

On y trouve des remèdes et thérapies pour soigner ses pieds, des informations sur la nutrition du sport, des articles intéressants sur le sport et les femmes, le cancer chez les dopés, etc...On peut même y parcourir actuellement un article intéressant sur l'hyperthermie du sportif et les bienfaits du pédalo!

Bref, un clic à conseiller aux plus curieux!



Merci à Fred, médecin de l'Equipe de France d'aviron pour ce lien et sa brillante contribution aux infos contenues dans le site!
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:11
Quoi de mieux pour méditer et faire une pause dans une vie qui file à vive allure, qu'une balade en solitaire dans la montagne? Rien je crois...

Alors samedi, me voilà partie avec ma petite Kangoo 4x4 en direction du fin fond des Bauges dans l'idée de rendre une visite de courtoisie au Pécloz (2197m), un des sommets les plus remarquables du massif avec l'Arcalod, l'Arménaz, le Trélod ou encore le Colombier...

Une fois garée à Bellevaux (au dessus du village d'Ecole), je décide d'attaquer la montagne par l'arête Nord Ouest, histoire de corser l'affaire. Me voilà donc dans un petit sentier qui serpente sous les bois au milieu des champs de fraise et de framboises, que du bonheur!

Après 1 heure de grimpette j'atteins le découvert et admire avec une pointe de circonspection, l'arête qu'il va me falloir gravir. J'aperçois au loin un petit groupe de 3 randonneurs et me sens un peu rassurée de trouver du monde car jusque là... personne à l'horizon!

L'itinéraire en arête vu d'en haut.

Au fur et à mesure, le sentier se transforme en partie d'escalade. Je poursuis, m'aidant de mes mains en m'assurant que quoiqu'il arrive, je pourrais faire 1/2 tour si le jeu devient trop risqué. Je rattrape rapidement les 3 jeunes hommes qui me précèdent, un petit salut avant de poursuivre ma route à travers les rochers. Le sommet du Pécloz est tout proche, la croix me tend les bras ...



Mais il me reste à franchir une petite arête un peu aérienne à mon gout... Courageuse mais pas très téméraire la carotte! J'attends donc mes éphémères compagnons pour passer avec eux... Puis la vue s'offre enfin à moi en 360°; Encore une fois, je m'éprends des lieux.


Les Arlicots?


L'Arcalod


Le Mont Blanc... encore et toujours lui...

J'abandonne la bande de copains à leur pique nique et entame la descente par la face Sud.
Quelques passages sur les fesses sont nécessaires pour descendre au milieu des rochers avant d'atteindre une partie plus roulante.


Belle portion descendante depuis le sommet!


Avec à ma gauche un surplomb impressionnant!!
J'ai quand même réussi à prendre la photo... belle maîtrise de soi
.


Petit panneau à l'adresse de ceux qui montent en sens inverse.

La suite est un sentier descendant, caillouteux qui me conduit jusqu'à la Chapelle Notre Dame de Bellevaux, lieu de culte inattendu, planté au milieu des bois.



L'histoire raconte que durant l'occupation en 1944, un soldat allemand impatient, irrité de voir que la porte de la chapelle ne s'ouvrait pas comme il l'entendait, planta son piolet dans la porte qui en porte encore le stygmate.



Voilà, la boucle est bouclée, je rejoins le kangoo avec la tête aérée et une sérénité propre à ces instants passés dans les hauteurs...

Place à un un petit voyage de 2 jours en mes terres d'origines (la vallée de la Loire)
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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 15:10
Après une virée dans le désert, rien de mieux pour se rafraîchir les idées qu'une balade au pied des glaciers!
Les Chalets de Miage, spot idyllique pour y installer sa résidence secondaire...

C'est toujours en charmante compagnie que je crapahute à travers la montagne. Cette fois, Seb et moi jetons notre dévolu sur le Glacier de Miage au dessus des Contamines Monjoie.


C'est partie pour une virée au départ de la Gruvaz à 1100m d'altitude avec l'objectif d'atteindre le refuge du Plan Glacier à 2700m pour le pique nique.  Après 1 petite heure de mise en jambe nous atteignons le petit hameau champêtre des Chalets de Miage, niché au creux d'un cirque dominé par le glacier. Un refuge y propose plats savoyards et tarte aux myrtilles mais l'heure est à la crapahute! Le sentier monte sévèrement jusqu'au Plan Glacier et le Seb est en grande forme... Je le laisse donc filer et prend l'allure tranquille/pépère pour le rejoindre au sommet.
Le refuge de Plan Glacier agrippé à la falaise

Là haut, l'ambiance est à la bonne franquette. Nous sommes accueillis par 2 anciens du cru, attablés là depuis un moment, béret vissé sur la tête, vieux gilet en laine sur le dos, gros godillots aux pieds et surtout...un verre de Génépi à 40° à la main. Ils en ont vu des sommets ces deux là, et des touristes aussi... D'ailleurs "les p'tits jeunes, y savent plus c'que c'est qu'la montagne... D'nos jours c'est à fond à fond à fond.... pff j'vous jure, y'a pu d'jeunesse..., tiens mon vieux, goute donc ça, c'est du vrai Génép!'"

Allez zou un casse croute et il est déjà temps de redescendre dans la vallée au trot ... (histoire de donner raison aux anciens!)

Bilan pour la journée : 5H de balade, 17,6km  et 1736m D+.
Hmmm vivement la prochaine, y'a vraiment que là haut qu'on est bien...
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 14:05
Qui aurait pensé qu'un véritable désert se cache sur les hauteurs de Passy, à quelques encablures du Mont Blanc?


Le Désert de Platé bénéficie, à juste titre, de l'appellation "Site classé". On y découvre avec surprise et émerveillement une immensité naturelle aux lignes épurées de presque 2000 ha. Le monde minéral y règne en maître. Mais loin d'être un milieu hostile et aride, le désert de Platé regorge de richesses insoupsonnées. C'est également un balcon avec vue imprenable sur le massif du Mont Blanc.

Un désert loin de tout ce qu'on imagine. A chaque pas, c'est un angle de vue différent qui nous laisse découvrir une nouvelle ambiance, une végétation toujours changeante, un sommet jusque là caché...et parfois même la silhouette élégante d'un chamois haut perché.


Pour Seb et moi, la découverte relève presque du miracle tant et si bien que notre conversation est régulièrement entrecoupée de formules plus ou moins élégantes du genre: "p... que c'est beau". Impossible de trottiner car les paysages sont trop saisissants.


Nous décidons de pousser jusqu'au refuge de Sales pour y engloutir un coca avant de prendre le chemin du retour avec une "petite boucle" plus longue que prévue par le Dérochoir : un cul de sac impressionnant où la paroi abrupte se jète 1000m plus bas! Mieux vaut avoir le pied montagnard!

(on y aperçoit même une cordée de grimpeurs fous en tout petit au milieu de la falaise!!)

Retour à la voiture après 7h53 de marche, 24 km et 2170m D+

Pour s'y rendre : carte IGN 3530ET (Samoëns, Haut Giffre)
En voiture : Direction le Plateau d'Assy (à côté de Passy) puis Plaine Joux
Parking à Praz Coutant
Prendre le sentier balisé vers les Chalets de Platé puis suivre le Col de Portette pour atteindre les Chalets de Sales.
Mais chutttt... Ne le dites à personne....

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:57
Dans le sport et dans l'outdoor en particulier, nombreux sont celles et ceux qui possèdent leurs "trucs et astuces",qui, une fois révélés aux copains copines, font le tour de la terre en un rien de temps tellement l'idée est ingénieuse.

Qu'il s'agisse du matériel, de l'entraînement, de la forme, etc... nous avons tous des idées et des conseils à apporter. Preuve en est, la semaine dernière, au fil d'une discussion avec ma copine Coco, je découvre LE truc du siècle pour épargner à ma pauvre poche à eau des éternels soucis de moisissures et autres bactéries qui se logent dans le fond et dans le tuyau où l'eau croupit lentement.

Avant de vous livrer ce secret révolutionnaire, je vous annonce donc la création de cette nouvelle rubrique dans laquelle j'invite chacun, sans exception, à venir apporter sa petite pierre à l'édifice. Pour cela il suffit de m'écrire via le formulaire de contact situé tout en bas de la page, rubrique "contact", et je me ferai un plaisir de publier vos ingénieux écrits (en précisant l'auteur bien sûr!)

Loin de moi l'idée de concurrencer le concours Lépine mais celle simplement d'apporter une petite contribution au mieux être de tous les sportifs que nous sommes dans leur pratique quotidienne!

Voilà donc la découverte du jour, transmise par Coralie (ex ambassadrice VTT du Merrell O² Challenge) qui a elle même reçu le précieux conseil de notre ami Christophe Vérité (rédacteur / photographe du magazine Vélo Tout Terrain).

Pour garder une poche à eau saine et propre, il suffit tout simplement après chaque utilisation de mettre le tout ...
... au congélateur !!!
Il suffit ensuite de le sortir juste quand on en a besoin en vidant les petits bouts de glace restants...
C'est tout bête mais ça évite le développement de tous les microbes!



Et déjà une seconde astuce possible en la matière de la part de Vincent !


"Cool l'idée de cette "rubriques". Dans le même genre, et quand on n'a pas le congélateur qui va bien sous la main (ce qui arrive parfois en rando, en raid). Pour faire sécher ma poche, au lieu de la laisser ouverte, justement je la ferme, non sans l'avoir bien gonflée d'air... l'eau ruisselle au fond (un petit coup d'essuie tout et hop c'est fini) et la poche peut sêcher sans problème. Des années sans cette jolie couleur noire qui donne envie ;) (truc donné par tatie "Sylvette" à l'époque où elle ne faisait pas le tour du monde en vélo, mais courrait les raids aventure...)"
Vincent H.
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 15:20
Même la Mégane F1 team n'aura pas suffi à rattraper le peloton lancé à toute allure sur la route de Montélimar au Ventoux.
Après avoir tenté d'atteindre à temps le col des Aires au km 94 pour lancer 2 gourdes au vol à JC,  je m'aperçois que l'allure des coureurs est bien trop rapide pour moi et que mon poulain est passé depuis déjà plusieurs minutes! Pas au top l'assistance!!

Je file donc à vive allure au Mont Serein pour garer la voiture en vitesse et grimper les 6km qui me séparent de la ligne d'arrivée située au sommet (inaccessible aux véhicules). La balade prend des allures de trail du Ventoux! Je n'ai que 45mn pour atteindre la cîme à temps et apercevoir le premier coureur alors que l'organisation prévoit 1h30 à 2h de marche... J'opte donc rapidement pour le mode "course à pied" sur la route puis "trail" droit dans les cailloux sous un tire fesse qui me conduit en trace directe au sommet ! (c'est vrai ça... pourquoi se compliquer la vie à faire des virages...)
La carotte prend une bonne suée mais j'ai droit à une belle petite récompense puisque je tombe nez à nez avec un magnifique chamois, surpris autant que moi dans le pierrier ! Encore quelques centaines de mètres et  j'arrive en haut tout juste 4mn avant le passage de Dimitri Champion, vainqueur de l'étape...  Juste à temps pour sortir l'appareil et immortaliser l'instant. La classe!

Puis 56 mn plus tard, c'est JC que j'aperçois au loin, tête dans le guidon, à la sortie du virage. Il est 13h. Quelques encouragements, le fameux dernier virage en épingle puis JC atteint enfin le sommet sous les applaudissements!

Ca, c'est l'étape du Tour vue du bas côté. Pour la vue de l'intérieur, je ne résiste pas à la tentation de poser mes petites questions au principal intéressé...

Comment ça s'est passé avant le départ ?

J'ai été impressionné par le nombre de sas!
Rien que le fait de faire plusieurs km pour rejoindre la ligne de départ devant les coureurs déjà installés, on se dit qu'on a vraiment de la chance d'être dans le 1er sas.

(photo carotte)
Les coureurs de première ligne prêts à en découdre 

As tu eu l'occasion de croiser des champions ?
J'ai effectivement croisé le Champion de France (Dimitri Champion), je lui ai même serré la main la veille dans la caravane VIP. Et derrière moi dans le sas, j'ai aperçu quelques têtes connues comme Zabel par ex.

(photo carotte)
Au centre en blanc: Antoine Deneriaz, pensif...
En haut à droite : Dimitri Champion (récent Champion de France) en pleine interview
En haut à gauche : Stephane Mifsud (recorman du monde d'apnée statique)

Pas trop chaud de prendre le départ au milieu d'un peloton de 9500 coureurs??

Le départ en lui même n'a pas été trop chaotique malgré le nombre de cyclistes. Par contre les 20 premiers km, il faut être super vigilant pour pas tomber. Du coup je n'ai pas cherché à doubler, j'ai préféré assurer pour rester sur le vélo!

(photo carotte)
As-tu assisté à des chutes?
Non pas de chutes, par contre des crevaisons à gogo.

Et ensuite, comment s'est passé le parcours?
Dès la 1ère montée ça s'est décanté (au km 19 environ). Les écarts se font petit à petit, du coup j'ai pu me relâcher un peu sur le vélo sans risquer de tomber.
J'ai toujours cherché à avoir une gestion prudente de la course. Je n'avais pas d'objectifs en terme de résultats, ce que je voulais c'était avant tout finir la course sans subir ! J'appréhendais pas mal la dernière difficulté, le Mont Ventoux, que je ne connaissais pas. Du coup, j'ai essayé de bien gérer mon effort jusqu'au pied de cette dernière ascension... Quitte d'ailleurs à être frustré à certains moments car je n'ai pas tenté de m'échapper de mon groupe pour rejoindre celui de devant.

Le Mont Ventoux, célèbre montagne qui fait tant rêver les cyclistes par sa difficulté? Qu'en as-tu pensé toi?

J'avais entendu beaucoup de commentaires (livres ou témoignages) sur le Ventoux. Personne ne dit " oh ce n'est pas si difficile que ça". Du coup ça impressionne! Quand j'ai commencé l'ascension, je me disais que "finalement c'est plutôt gérable". Je me sentais bien malgré les 150 km déjà parcourus.

Puis petit à petit, la pente se fait plus raide et il n'y a vraiment pas de moment de relâche pendant 12km jusqu'au Chalet Reynard. J'ai attendu ce ravito avec impatience! Dans la dernière partie, la pente est plus douce. J'ai pu reprendre un peu mon souffle,  j'ai alors doublé pas mal de coureurs. Jusqu'à la stelle de Simpson, ça allait vraiment bien.
Evidemment les 2 derniers km ont été très durs mais je suis quand même super content de mon ascension parce que j'ai réussi à bien gérer et à arriver au bout en ayant utilisé toutes les cartouches !!

(photo carotte)
Plus que quelques coups de pédales avant le sommet

Tu as pensé à quoi dans le Ventoux ?
Pendant la course, au loin, avant d'arriver au pied de la montagne, je me suis dit "on va vraiment en chier"! (Parce que tu le vois de loin le sommet !). Et dans le dernier virage, tu confirmes! Dans les derniers 30m, tu es obligé de te mettre debout sur les pédales pour ne pas tomber alors tu te dis qu'effectivement .... il est vraiment dur jusqu'au bout.

(photo carotte)
Dernier virage avant l'arche

Comment as-tu vécu l'ambiance dans le peloton?
Ca ne parlait pas beaucoup, même au début. D'une manière générale, pour avoir fait des courses en trail ou en aviron, le vélo c'est quand même bien indivualiste même si l'ambiance reste cordiale.
Ce que je note de positif, c'est qu'à l'avant de la course, les gens faisait assez attention à ne pas jeter leurs déchets en dehors des zones prévues (sauf un!!!... j'ai son numéro de dossard et son nom mais je me tairais! et de toutes façons il s'est fait insulté par tout le monde...)

Est-ce que tu penses que tu aurais fait beaucoup mieux avec plus de km en vélo?
C'est certain que le manque de course et d'expérience en cyclo, c'est quelque-chose qui m'a fait défaut par rapport aux autre coureurs, notamment dans la gestion de la durée.
Je pense que j'aurais pu avoir plus confiance en moi sur la course, et finir un peu plus fort avec plus d'expérience. Physiquement, c'est sûr que je suis loin d'avoir fait la préparation idéale! (la veille je crapahutais dans la montagne!) Oui désolée, c'est "un peu de ma faute"....
Tout ça pour dire que le fait de l'avoir fait une fois, ça me donne très très envie de recommencer. Et la prochaine fois, j'aurais vraiment à coeur de la préparer sérieusement pour faire un bon résultat!!
(Un peu comme mes 2 coéquipiers de Sydney Xavier Dorfman et Laurent Porchier qui terminent respectivement 10ème et 25è il y a quelques années)

Alors c'est quoi ton objectif pour l'année prochaine?
J'espère déjà pouvoir m'aligner! Et ca dépend aussi du profil! S'il y a une grosse difficulté dès le début, ca serait mieux pour moi.

Ah? Pourquoi?
Parce que ça décanterait beaucoup plus vite et du coup pour moi qui n'ai pas l'habitude de rouler en peloton, je pourrais mieux mettre à profit le côté physique pour me détacher.

Ce que tu retiens le plus de cette nouvelle expérience ?
C'est un événement énorme en terme d'organisation et de nombre de participants, de moyens, etc...
J'ai eu la chance d'être invité et d'avoir une place privilégiée dans le peloton. C'était une expérience vraiment extra.
Ce que je retiens aussi, c'est que c'est l'unique occasion pour un gars comme moi de faire une course sur route fermée. C'est vraiment agréable de rouler sans se préoccuper des voitures !!

(photo carotte)
JC les traits tirés après 6h07:18 de course et l'ascension du Mont Ventoux

Au final:
Dimitri Champion, vainqueur haut la main avec un temps de 5h11:31
Et JC, 174ème avec un temps de 6h07:18 (1h35:55 pour grimper le Ventoux depuis Bédoin)

Retour à la saison d'aviron avec le stage de préparation terminale pour les Championnats du Monde qui débute jeudi (demain quoi) !

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