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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 10:47

Dans le monde du trail, il y a du nouveau... du sang neuf. Et la marque Salomon n’a pas l’intention de manquer le coche ! Pour rester au top, la marque a décidé de sélectionner les meilleurs espoirs du trail.
Durant 2 jours (les 24 et 25 septembre derniers), 20 jeunes traileurs nés entre 1989 et 1991 ont ainsi participé à un stage de sélection, avec comme objectif majeur de figurer parmi les 4 meilleurs pour intégrer le team espoir Salomon 2012. Ces jeunes ont été sélectionnés à partir de leur performance dans des courses en partenariat avec Salomon sur l'ensemble de la saison 2011.

Le principe du week-end était le suivant : 6 épreuves de formats et de profils différents permettant de sélectionner les athlètes les plus complets. Et parmi eux se trouvait un voisin… Cyrille Gardet, jeune skieur alpiniste de Crest Voland… Cyrille qui a brillé lors de ces tests de sélection et qui s’est donc  vu offrir une belle place parmi les meilleurs dans le team Salomon ! Forcément, je ne pouvais pas le manquer !

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La marque du sportif : le bronzage uniforme...

Après ces 2 jours intensifs, Cyrille s’est donc gentiment prêté au jeu des questions pour Carotte pour Tous…

Salut Cyrille ! Avant toute chose peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Alors j'ai 21 ans, Je vis à Crest-Voland Cohennoz dans le Val D'Arly. Côté études, je suis en 3ème année d'une licence en commercialisation des produits et services sportifs que j'effectue en e-learning.

Et le trail dans tout ça ?
En 2011, je termine 2ème du challenge de km verticaux à Manigod (derrière le célèbre Kilian Jornet), 2ème du km vertical du Mirantin, 9ème de la TDS et 1er du trail de Combe Bénite.

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Cyrille sur le podium de la TDS 2011

Une bien belle saison ! Peux-tu nous raconter comment t'es venu l'idée de participer à la sélection des espoirs du team Salomon? Comment tu t'es fait repérer?
Quand j'ai appris que Salomon voulais faire un team espoir j'ai sauté sur l'occasion car c'était pour moi le meilleur moyen d'arriver à progresser rapidement pour atteindre mes objectifs.
J'ai obtenu ma place pour la finale sur le trail des Glaisins et le Marathon du Mont Blanc.

Cette finale justement parlons en… A ton avis, qu’est-ce qui a fait que tu as été retenu ?
Je pense que j'ai été retenu sur mes capacités physiques et mentales car j'ai assez bien résisté tout au long des courses en remportant le km vertical et en ayant la meilleur valeur en VMA.*
(* Les formats de course sur cette sélection étaient le suivants : rando course roulante, VMA, 1000 mètres positif, rando course technique, sprint par élimination, 1000 mètres négatifs)

Selon toi, quel est l’avantage d’intégrer une telle équipe ?
Le team va m'apporter une aide matérielle mais aussi un encadrement structuré avec un entraineur (Christophe Malardé).
En tous cas, ce week-end a été une très belle expérience car cela m’a aussi permis de côtoyer quelques membres du team sénior dont Thomas Lorblanchet et Christophe Malardé.

Quels sont tes objectifs dorénavant, qu'allez vous faire au sein du team?
Mon objectif pour l'année à venir est d’abord de me construire une réelle expérience sur différents formats de courses en participant au challenge Salomon et quelques autres courses en parallèle.
A partir du mois de Mars, je serais surement sur les skis pour courir sur les courses de ski alpinisme...

Ok plein de beaux projets en perspective! Alors bonne chance à toi Cyrille dans cette nouvelle aventure et merci d’avoir répondu à mes questions !




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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 13:48

Les années se suivent et ne se ressemblent pas.... Pourtant, 4 ans après la toute première édition de l'Oxygen Challenge, je suis toujours liée à l'événement. Les premières années en tant qu'Ambassadrice traileuse, puis en tant que traileuse-co-consultante.

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Caro, ambassadrice en 2008 et 2009

Pendant quelques temps, j'ai eu la chance de pouvoir à la fois m'investir dans l'organisation tout en relevant le challenge de participer aux Series. 3 victoires consécutives sur le 70km et 3 podiums aux Series : un événement qui a forcément une valeur particulière à mes yeux, évocateur de tant de souvenirs, de tant d'émotions...

Copie de XTF 1115O² CHALLENGE 12-copie-1
Caro, traileuse et baliseuse en 2010 et 2011

Il est temps cette année de céder la place, de troquer la casquette de traileuse contre celle de consultante à part entière.

C'est donc avec plaisir que je serai en charge de tracer l'Enduro Trail Traking 2012. Une mission qui a dores et déjà débuté sur le terrain cette semaine, en compagnie de Jean-Claude, Peter et Alex, à pied et en VTT... au Lioran et sous un soleil resplendissant !

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Caro et Peter, traceurs ...
Une chose est sûre, nous mettrons tout en oeuvre pour proposer des formats adaptés et des parcours magiques. Rendez-vous en mai dans le Cantal pour 3 jours de sport nature !

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 09:10

Robert Telliez nous a quitté ce samedi à l'âge de 97 ans.

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Crédit photo : Sport Nautique Compiégnois

L'aviron français perd ainsi une de ses figures, un personnage qui a oeuvré toute sa vie pour la cause de l'aviron en général et de l'aviron féminin en particulier. Je me souviens de sa fierté et de son oeil pétillant quand il me racontait son engagement sans limite pour que les équipages féminins soient reconnus et performants.

Robert Telliez était un personnage attachant et qui s'attachait; Preuve en est, les lettres qu'il écrivait régulièrement à JC pour lui faire part de son admiration et de sa fierté.

J'adresse toutes mes condoléances à sa famille et à son entourage, toutes mes pensées vont vers lui.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 21:34

Il est simple, il est sympa, il aime le partage, il aime la convivialité... il s'appelle Sébastien Chaigneau et il a un palmarès gros comme la lune (avec notamment 2 podiums à son actif sur l'Ultra Trail du Mont Blanc).

Enumérer ses résultats prendrait toute la place sur cette page tellement la liste est longue pour ce traileur qui fait partie des meilleurs athlètes mondiaux du moment, alors du coup, je vous laisse le soin d'aller jeter un oeil sur son site : http://www.sebchaigneau.com/

Ce fut donc un réel plaisir de crapahuter en sa compagnie et celle de nos 6 stagiaires, lors du dernier week-end trail organisé à Manigod.

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La tribu, 100% mâle!

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Passages de chamois! 

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Petite explication au sommet...

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Une expérience partagée à renouveler dès que possible !

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 16:54

Tandis que je redescends doucement sur terre après l'expérience du Mont Blanc, mon esprit vagabonde et je me surprends à retourner là-haut de façon spirituelle, à revivre cette ascension inoubliable : les sentiers en sous-bois d'abord, puis les singles rocailleux, le passage délicat du couloir du goûter et ses pierres qui dévalent, l'escalade sans fin pour atteindre le refuge puis l'univers de glace, de neige et de vide du sommet...

Et bien souvent, je ne peux m'empêcher de penser à Kilian... Kilian Jornet, traileur d'exception aussi discret que célèbre... Kilian à qui il  faut moins de 4 heures pour gravir le toit de l'Europe depuis les Houches.... en short et en basket.

Kilian, modèle à suivre ou contre exemple ? La question est à la mode alors posons là. Depuis que ces escapades "sans filet" en haut du Mont Blanc ont fait le tour des médias et sont connues du grand public des amateurs de trail, le débat fait rage. Comment concilier l'esprit de conquête et la liberté qui semblent si chers à Kilian, avec un statut d'icône du trail, de modèle et d'exemple que tout le monde rêve de suivre?

Comment, en évoluant en dehors des règles traditionnelles de sécurité, sans corde, sans crampons, sans équipement de haute montagne, avec tous les risques que cela comprend ... comment ne pas risquer d'emmener dans sa trace de nombreux amateurs inconscients du danger? "Si Kilian le fait... j'aimerais tenter"

Un article très bien fait du Nouvel Observateur (aout 2011) soulève la question... Point de polémique ici, non juste des questions... Libre à chacun de juger... La liberté ou le devoir ? Une éternelle question !

kilian-1-001.jpg kilian-2-001.jpg

Pour lire l'article, il suffit de cliquer dessus...

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 14:05

Tout commence par une discussion autour d'un verre avec l'ami Tony Sbalbi, coéquipier du team Garmin, militaire de son état et guide de Haute Montagne à Chamonix. Tony, c'est aussi un sportif de haut niveau en ski alpinisme : vainqueur de la Pierra Menta, vice champion du monde militaire et bien d'autres résultats à son actif encore ! Bref, un montagnard plus qu'aguerri... Attablé chez lui, à Passy, nous parlons de nos métiers respectifs qui ont tous deux un point commun : le Mont Blanc. Lui monte au sommet, et moi j'en fais le tour. La boucle ou le sommet ? : nos clients ne sont pas les mêmes, mais l'envie de défier le géant blanc, par le bas ou pas le haut, elle, est toujours là, aussi puissante.

Je lui dis que j'aime bien les prés à vaches et que l'idée de monter  tout là-haut ne m'attire pas plus que ça... Trop de monde, trop "classique", trop haut... Alors, en réponse, il me lance une idée comme ça : et si on se faisait l'ascension du Mont Blanc depuis le fond de la vallée, tout en bas? Et pour corser le tout, sans s'arrêter dormir au refuge... comme ça, d'une seule traite et du plus bas possible ?

En voilà une idée : Faire l'intégrale du Mont Blanc, comme l'ont fait les premiers alpinistes autrefois. 4000m d'ascension d'un seul trait. Un sacré défi, un peu fou même... surtout quand on n'a jamais fait d'alpinisme comme moi. Il n'en faut pas plus pour que l'idée fasse son petit bonhomme de chemin dans ma tête...Une période est fixée : ce sera en septembre!

Il est 22H38 ce jeudi soir 15 septembre, lorsque nous nous élançons JC, Tony et moi depuis la gare du téléphérique des Houches (1010m) à l'assault du mastodonte blanc.

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Les Houches, 22H38 !

Plus de 4000m de dénivelé positifs à avaler d'une seule traite dans la nuit. Un défi physique assez faramineux pour moi, qui entre dans l'univers de l'alpinisme par la grande porte. La lune est presque pleine et le ciel est totalement dégagé, donnant à la montagne une ambiance particulière.

Nous prenons un rythme soutenu dès les premiers virages (trop soutenu pour moi mais avec les 2 gazelles, il faut bien que je tente de rester au contact si je ne veux pas me perdre dans la nuit...). Nous atteignons le col du Mont Lachat, 1000m plus haut à 23H10. Nous empruntons ensuite la voie de chemin de fer du Tramway du Mont Blanc jusqu'à la gare terminale du Nid d'Aigle. Pour les prétendants à l'ascension du Mont Blanc, cette gare terminale constitue le point de départ classique d'une course de 2 jours, incluant une étape pour dormir en refuge à Tête Rousse ou au Goûter...

La lune éclaire les sommets, je me dis que je resterais bien là, à observer la nature endormie et les ombres des crêtes, allongée dans un duvet... Mais non, je ne suis pas là pour ça et je ne l'oublie pas ! Mon coeur bat très fort mais il reste encore 770m D+ avant d'atteindre notre première étape au refuge de Tête Rousse ! Il est 2H15 du matin lorsque nous ouvrons la porte de l'abri.... Les premières cordées sont déjà en route pour le sommet. Les alpinistes encore là terminent de ranger leur duvet et nous observent avec un oeil interrogateur.. "Mais d'où ils arrivent ces 3 là, à cette heure çi?" Le gardien du refuge nous accueille avec un thé chaud et le sourire. Du pur bonheur pour moi qui suis déjà en vrac ! Il nous traite de dingues mais comme il connait Tony, il n'est finalement pas plus étonné que ça...

Notre chef nous accorde une pause de 20mn pour nous changer, enfiler des affaires sèches, mettre le pantalon de montagne et le baudrier, ranger les baskets pour mettre les chaussures de montagne (que nous portions jusque là sur le sac) et manger une barre. Jamais le temps n'a défilé aussi vite ! A peine le temps d'avaler le bol de thé que nous saluons le gardien et repartons encordés à l'assault du couloir du Goûter puis de l'éperon rocheux qui nous conduit au refuge suivant.

La Haute Montagne commence ici... Nous quittons mon univers pour rentrer dans celui de Tony... Mes 2 équipiers tiennent la forme. Quant à moi, pas vraiment... Depuis qu'on a passé la barre des 2700m d'altitude, je sens que mon coeur bat de plus en plus fort et que mes jambes sont lourdes. Mais je prends sur moi et je mets un pied devant l'autre sans trop rien dire.

Il est temps de traverser le fameux couloir du Goûter, passage délicat dans l'ascension. Ici de nombreuses chutes de pierres rendent le couloir dangereux, parfois meurtrier, surtout lorsque les températures d’été font fondre le ciment de glace et de neige qui les retiennent. D'ailleurs, au moment où nous décidons de passer, les pierres se mettent à dévaler... Pas de temps à perdre par ici ! Nous traversons les 200m du couloir d'un pas rapide ... et sans encombre ! OUF Ca, c'est fait! Reste maintenant à escalader l'Eperon du Goûter, un sacré morceau ! 1H30 de varrape dans les rochers. Je suis obligée de faire des micro-pauses pour que mon coeur ne sorte pas de ma poitrine. Je dois bien l'admettre, je suis HS. Plus on se rapproche du sommet du Mont Blanc, plus dans ma tête ... il s'éloigne. Au milieu de l'escalade, je commence à penser que je ne monterai pas en haut... Je ne suis plus en état et je ne veux pas risquer de faire échouer ma cordée. Tony le voit bien et me prend entre 4 yeux : "Caro, la montagne c'est comme ça. C'est un milieu hostile, incertain. C'est toujours elle qui décide et il faut l'accepter, rester humble. Et toi, tu n'es pas là pour prouver quelque chose, tu es là parce que tu en as envie. C'est tout. Alors si tu n'es pas en état et que tu ne peux pas monter en haut, personne ne te le reprochera. C'est déjà bien d'être montée jusqu'ici. De toute façon, on fera le point au refuge. S'il faut tu restes là-bas et tu nous attends, le temps qu'on monte au sommet avec JC".

A 5H15 du matin, nous atteignons le refuge du Gouter. C'est le moment de prendre une décision mais mon cerveau fonctionne déjà au ralentit, abruti par l'altitude, la fatigue et un énorme mal de tête. Je le sais, si je m'engage, c'est pour aller au bout car renoncer en route, c'est faire échouer toute la cordée. Pourtant, malgré mon état physique, l'envie est trop forte... Ce sommet, à la fois si proche et si lointain. Je demande aux garçons comment c'est au dessus. "C'est de la marche, une longue ascension mais moins technique que l'éperon". Je me dis "la marche, je connais... mettre un pied devant l'autre je sais faire, alors je dois tenter". Pas le temps de réfléchir plus longtemps, Tony m'a déjà arnaché : crampons, corde, casque, doudoune... Le temps de prendre 2 cachets d'aspirine et je suis parée. 

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Refuge du Gouter, 5H du matin... Sourire crispé!

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JC en pleine action pour mettre ses crampons

Nous reprenons la route en direction du Dôme du Gouter. Adieu la roche, place à la neige et à la glace.

La suite est assez floue, un peu comme dans un lointain rêve. Mes facultés de réflexion sont réduites au minimum. Avancer, mettre un pied devant l'autre, ne pas trébucher car le moindre faux pas pourrait s'avérer fatal... C'est tout ce auquel je pense. Au fil de l'ascension, l'effort s'intensifie. Chaque pas est une lutte, mon coeur sort de ses gonds et mes membres pèsent une tonne. Les rares pauses sont de vraies bouées de sauvetage, permettant au coeur de redescendre et au cerveau de refaire surface.

Un pas après l'autre, nous atteignons le sommet du Dôme du Gouter puis le refuge Vallot, 4261m. Il est à peu près 6H45 du matin lorsque nous arrivons à l'Observatoire Vallot. Les premières lueurs du jours ont déjà commencé à poindre sur le sommet de l'Aiguille du midi. Magnifique spectacle...

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Premières lueurs sur l'Aiguille du Midi

Le vent souffle fort et le froid pince les doigts (d'ailleurs mon nez a bien failli geler. Mais heureusement, l'ami Tony était là pour veiller!)...

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Tony, toujours là pour veiller sur moi

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Magnifique spectacle sur l'horizon depuis le refuge Vallot

Cachés derrière l'Observatoire nous enfilons la doudoune et attrapons nos piolets. C'est reparti pour l'ascension finale. Pas à pas, à une allure frôlant celle d'un escargot en fin de vie, nous franchissons l'arête des Bosses. Le sommet est tout proche et pourtant, je n'en vois pas la fin ! Régulièrement, Tony m'explique ce qu'il reste à gravir, j'en ai besoin pour avancer et garder le moral. Chaque bosse constitue un micro-objectif a atteindre, chaque replat est pur moment de soulagement.

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Tony, encore et toujours là pour m'expliquer, patiemment...

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L'arête des Bosses puis le sommet, tout la-haut!

Dernière grimpée, encore quelques mètres sur l'arête sommitale, et nous voici enfin à la cîme du Mont Blanc ! Un sourire incontrôlé pointe au coin de mes lèvres... J'y suis arrivée! Incroyable instant de satisfaction sur le toit de l'Europe. Embrassades et accolades de rigueur puis quelques petites photos prises sur le vif (ne nous mettant pas forcément en valeur mais tanpis, c'est tellement bon d'être arrivés jusque la-haut!).

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Notre petite cordée au sommet !

La suite est une looooongue descente en sens inverse et un mal des montagnes qui, curieusement, ne fait que s'accroître au fil des heures... jusqu'aux environs de 15 ou 16H.

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Descente sur l'arête du Gouter

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La France vue d'en haut...

Au passage à Tête Rousse pour récupérer nos vêtements de traileurs laissés à la montée, nous sommes connus comme des loups blancs : "ahh revoilà les grands malades qui sont passés à 2H du matin! Alors alors??"

Alors?, ben.... Je dirai une expérience assez incroyable. Dure, très dure, épuisante même... mais tellement belle! Paradoxalement, je ne me suis rarement sentie aussi vivante que quand j'étais au plus mal. J'ai senti mon corps réagir au quart de tour, passer par toutes sortes d'états, j'ai vécu des instants de détresse physique, d'absence morale, tout ça mêlé à de l'émerveillement et une réelle satisfaction personnelle d'être allée au sommet.  

Je remercie du fond du coeur l'ami Tony pour nous avoir conduit tout là-haut. Dorénavant, grâce à toi, je regarderai le Mont Blanc d'un autre oeil !

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:31

Rien ne me prédisposait  à aller courir hier soir...

Un temps maussade, une grosse fatigue, pas beaucoup de temps... Et pourtant! Je décide malgré tout de sortir la tête de l'ordinateur pour tenter un petit footing autour de Crest Voland, histoire de faire tourner les jambes.

Et bien j'aurais dû m'abstenir!

15mn après m'être élancée, je débouche à l'angle d'un chalet. En un millième de seconde, un énorme chien blanc surgit de la maison et me bondit dessus en aboyant, le truffe collée à mon mollet... L'angoisse... Heureusement, mon sang froid et la présence du maître dans son jardin semble faire effet, puisque la bête décide finalement de me laisser tranquille. Le temps que le propriétaire s'excuse, je recupère mon souffle et reprends la route.

45mn plus tard, je déroule les jambes dans la descente jusqu'à ce que, levant les yeux, j'aperçoive un gros chien (oui ils sont toujours gros dans ces cas là) errant tout seul au milieu de la route, 50m devant moi. Mais pourquoi moi??

L'animal décide de camper là en m'attendant.

Coup d'eil à droite, impossible de passer. Coup d'oeil à gauche... je tente une échappée à travers les champs dans la montagne, sauf que je dois traverser un enclos rempli...d'oies ! Forcément, elles se mettent à hurler en me voyant débarquer. J'ai donc le choix : me faire mordre par un chien ou me faire chiquer par une oie ! Demi-tour, retour à la case départ et le chien qui est toujours là.

Une voiture arrive enfin. Après une tentative pour le repousser avec sa voiture, le chauffeur constate que l'objectif de l'animal est clair : s'occuper de mon cas! Résultat, il fait marche arrière, me prend en stop et me pousse 200m plus loin avec sa voiture ! Et d'après lui, j'ai bien fait de m'arrêter car il connait le chien et m'avoue qu'il n'est pas très fin...

Bref, j'aurais mieux fait de rester devant mon ordi ce jour là!

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:44

Qu'elles sont belles ces rares journées de temps libre où le soleil brille et où l'on peut s'évader librement sur les sentiers... Malgré une belle fatigue générale, je choisis ce mardi pour aller repérer un itinéraire que j'avais imaginé pour mon prochain stage trail. Et une fois de plus, je ne suis pas déçue!

Des panoramas en veux-tu en voilà... Que du bonheur ce massif des Aravis!

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La vue sur le Mont Blanc se mérite après 1000m D+ et une belle ascension au  sommet du Treu

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Le Charvin, majestueux, se laisse découvrir après une belle grimpée en forêt.

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Formes voluptueuses des montagnes, façonnées par les mouvements millénaires de la Terre.

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S'il y a un Dieu pour gérer tout ça, alors je lui dis... bravo !

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 20:24

Une semaine ne suffit pas pour découvrir tous les trésors cachés des Alpes Juliennes slovènes, une région montagneuse et forestière, nichée au carrefour de l'Italie et de l'Autriche, où se cotoient dans un juste équilibre monde minéral et hauts sommets, cascades, lacs et torrents d'une eau limpide et transparente. Pour les amoureux de montagne et de nature, le parc national du Triglav est une destination à ne pas manquer!

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Les eaux translucides des gorges de Vintgar à côté de Bled. Photo Caro

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Le Triglav et ses sommets de 2000 à 2800m d'altitude. Photo Caro

Et pourtant, à l'issue de ce périple, ce n'est malheureusement pas le sentiment d'émerveillement qui domine... mais plutôt celui de l'incompréhension et de la colère, mélangé à une impression d'injustice (et oui rien que ça!). En effet, pour ceux qui l'ignoreraient, cette semaine se déroulaient en Slovénie, les Championnats du Monde d'aviron. Championnats dont l'enjeu était particulier puisque cette année, ils servaient également de sélection pour les prochains Jeux Olympiques de Londres (aout 2012).

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Lumières de fin de journée sur le bassin de Bled. Derniers entraînement pour les équipes. Photo Caro

Et il faut le dire, lors de ces mondiaux, la France a brillé.... par son absence...

A l'issue des finales, seulement 3 bateaux ont obtenu leur billet pour l'Angleterre, et un seul, le deux de couple, a réussi à grimper sur la 3ème marche du podium (bravo à eux). Une bien maigre récolte pour une nation qui se targuait jusque là, de faire partie du top 4 ou 5 au classement mondial...

La faute à pas de chance? Un malheureux hasard? Une mauvaise passe? Personnellement, je dis non...Non le problème est réel et profond, et il faut chercher les solutions à la racine. L'aviron français souffre d'un réel manque de communication entre les responsables, les entraîneurs et leurs athlètes. Je suis triste et en colère de voir qu'à l'issue des courses de ce week-end, chacun règle ses comptes à coup de déclarations cinglantes dans la presse... On dirait que ce biais est devenu la seule voie de communication pour se faire entendre.

Jusque là, la solution de facilité a été de jeter la faute sur les athlètes, prétextant un "manque d'entraînement et de rigueur". Il est temps d'ouvrir les yeux : les sportifs s'entraînent dur parce que ce sont eux qui gagnent ou qui perdent les médailles, parce que la majorité sait très bien ce qu'il faut donner et produire pour être performant au plus haut niveau mondial.

A l'heure où plus rien de va, n'est-il pas temps de faire confiance aux athlètes, d'écouter ce qu'ils ont a dire, de les respecter tout simplement?? Certains ont de l'expérience, du vécu, des choses à apporter alors pourquoi ne pas en profiter?

Pendant que les autres nations ont pour seul but de performer aux prochains JO, dans notre bonne vieille France, l'objectif suprême est de s'accrocher à son poste, à ses responsabilités, à son pouvoir... Dans les hautes sphères et même au plus près des rameurs, on semble avoir oublié que l'aviron... c'est avant tout du sport, de la sueur, de l'effort ... et non de la politique !!! et moi ça m'énerve ...

La locomotive est déjà passée mais il nous reste le dernier wagon... alors s'il-vous-plait la haut, ne le loupez pas !

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Le 8+ poids légers, équipage constitué au dernier moment, avec seulement 3 semaines de préparation. Il termine à la 4ème place des mondiaux. Est-ce une solution pour être performant? non je ne crois pas.... Photo Caro

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:10

Voilà plusieurs semaines que mes genoux me font souffrir, m'obligeant à faire forfait sur tous mes principaux objectifs de l'année (6000D, CCC etc). Pour moi, les montées sont un plaisir mais les descentes qui suivent se transforment à chaque fois en un véritable calvaire....

Alors pour me consoler et surtout pour me défouler, hier matin, je décide de tenter une nouvelle expérience : le Kilomètre Vertical organisé au plateau d'Assy. Le principe : grimper 1000m D+ sur une distance de 4km. Au moins là! pas de problème de genoux puisque ca ne fait que grimper sec ! Ce n'est pas du tout le type de course sur lequel je me sens la plus performante (gabarit oblige...) mais tanpis, je me lance ! Ce sera l'occasion de tester un nouveau format et surtout de me mettre une bonne cartouche !

Nous voilà donc partis direction le Plateau d'Assy avec l'ami Jérémy, embauché pour l'occasion pour que lui aussi se mette de l'acide lactique plein les jambes ! (plus on est de fous, plus on rit).

Au départ, une petite quarantaine de participants, c'est peu, mais pour nous c'est très bien!

Après avoir tergiversé pendant un long moment, je choisis de prendre les bâtons. C'est parti pour 4km de grimpette. Je pars en première position chez les filles. 1km, puis 2... Le coeur bat fort et le soleil tape. Je me retourne dans le dernier tiers du parcours et j'aperçois la seconde féminine qui me suit quelques virages en dessous. Ne rien lâcher...  Je me retourne quelques mètres plus haut : elle me remonte à vitesse grand V! Aie aie... il reste encore au moins 200m D+ et 10 virages ... Ca sent le roussi!

3 virages plus haut, elle est à mes trousses... plus que 10 secondes nous séparent avant le dernier virage et je suis déjà bien entamée! Je met quand même un coup d'accélérateur et balance tout ce qu'il me reste dans les jambes et le coeur... Dernier virage, il me reste 3 mn d'effort. Au mental !... J'entend Jérém qui m'encourage "allez Caro lâche rien, c'est l'arrivée". Encore 10m et je franchis la ligne en tête quelques secondes devant la deuxième.... Oufff!

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Le podium hommes et femmes dans une ambiance conviviale

Une sacrée expérience, bien sympa en tous cas! L'occasion de papoter avec Jérém et mes deux poursuivantes à la redescente et de profiter des panoramas magnifiques en cette chaude journée.

Brevo à Jérém qui, pour sa première expérience, termine 4ème non loin du troisième et du second. Vivement le prochain "KV"!

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Aux côtés de Manu Vaudan, recorman de la discipline... La classe

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