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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 07:44

Voici un petit article dont j'ai pris connaissance avec étonnement et qui me laisse relativement perplexe quant aux méthodes utilisées par les vignerons "nouvelle génération"... Je me permets de vous le faire partager ce matin.

Extrait de "Métro", 9 février 2007

"Plus de 21000 bouteilles de vin d'Arbois, qui ont effectué un tour du monde depuis novembre dernier à bord d'un cargo pour les bonifier, feront leur retour dans le Jura le 19 février pour y être dégustées."

"Les mouvements de houle, les variations rapides de pression, de température, sont des facteurs qui permettent de gagner des années et de bonifier le vin" a expliqué hier le propriétaire, la société Henri Maire...

Finie la bonne vieille bouteille toute poussiéreuse cachée dans un recoin de la cave?

Mais où va-t-on?

PS: Fort heureusement, ce matin, la connexion de mes neurones semble être opérationnelle: car oui... Après 3,5 ans de tranquilité et de repos intellectuels, me voilà replongée dans les joies des exams et des évaluations...

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 08:36

On estime que le système nerveux humain comprend environ 100 milliards de neurones. Il semblerait que chez moi, parfois, la connection ne se fasse pas toujours de façon optimale...

En effet, hier soir, n'ayant que 45' devant moi pour pratiquer une activité physique, me voilà en train de me demander... "Mais que faire?"

17h30: je file au pôle et je monte sur l'ergomètre, cet engin de torture tant redouté par grand nombre de rameur(se)s. Jusque là, tout va bien , je me dis, "allez, 30/45 minutes tranquilloux feront l'affaire..." C'était sans compter sur mon environnement proche et ma faculté à "débrancher" le cerveau...

En effet, en ce moment, au pôle, tout le petit monde de l'aviron prépare assiduement le test sur 2000m, qui aura lieu la semaine prochaine et qui fait partie du "chemin de sélection officiel et obligatoire" pour l'Equipe de France.

Au programme d'hier, pour tous: séance B4. Comprenez 2000 mètres avec accélération progressive de la cadence et augmentation de l'intensité. Bref, le genre de séance qui fait plus que décrasser le poumons... Au début, tout va bien, mais plus tu es déchiré, plus tu dois en rajouter!

Enfin, bref! J'étais sur mon petit ergomètre, toute tranquille et puis, au bout de 3' d'échauffement, ça m'a démangé! Alors, sans plus me poser la question, je me suis dit: "Allez, on va voir si j'ai encore le pêchon, je vais faire un B4!"

17h33'40": Je me suis lancée... Et pour tout dire, ca c'est plutôt bien passé: bien régulière, j'ai vraiment eu de bonnes sensations (pour peu qu'on puisse en avoir sur cet appareil)... Je le termine en 7'28", ce qui n'est finalement pas si éloigné de mes perf  habituelle, compte tenu du fait que je n'ai pas touché une barre de muscu de l'année et que j'ai du faire 2, 3 séances d'ergomètre à tout casser!

 

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 07:57
Je débuterai cet article en vous faisant partager ces quelques lignes, histoire de planter le décor et de situer la personne... Voici la lettre de félicitations adressée par M. Jacques CHIRAC Président de la République à Thomas MONIER pour sa médaille de bronze lors des championnats du monde de Canoé-kayak à Bourg Saint Maurice, le 24 aout 2002

" Cher Thomas Monier,

Vous avez, malgré une première manche difficile, réussi à vous hisser sur la troisième marche du podium des championnats du Mondial de canoë kayak à Bourg Saint-Maurice.

Vous avez su, avec vos coéquipiers, mobiliser tous vos efforts et votre volonté pour réaliser une deuxième course déterminante.

Au nom de tous les Français, je vous félicite de tout coeur pour cette belle performance qui est la juste récompense de vos efforts communs.

Mes meilleurs voeux de réussite vous accompagnent pour la suite de votre carrière.

Je vous prie d'accepter, cher Thomas Monier, l'expression de mes bien cordiales amitiés.

Bravo ! Bien amicalement,

Jacques CHIRAC

 
 
 
PORTRAIT EXPRESS DE THOMAS:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
35 ans,
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Marié avec Sandrine
Papa de Mathieu, Eva et Noé
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Professeur de sports,
formateur aux métiers du sport à la DDJS de l'Ain
 
Titulaire du BEES 2è degré en canoé-kayak
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
PALMARES INTERNATIONAL EN KAYAK
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Médaillé de bronze aux Championnats du Monde à Bourg Saint Maurice en 2002
15 ans au sein de l'Equipe de France de slalom
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
MAIS TOM, C'EST AUSSI....LES RAIDS
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2è au Raid Transmassif en 2005 en masculin par 4, 3è en 2006
Vainqueur du triathlain en 2005 et 2006
Vainqueur du raid du castor en 2005
Vainqueur au raid ESC Chambéry en 2006 en masculin par 2
 
 
 

 

 

 

 

 

Derrière son regard bleu, on devine tout de suite la détermination et la gentillesse qui caractérisent Thomas Monier. A 35 ans, ce dernier a accepté de faire un petit retour en arrière pour nous faire partager quelques beaux moments de sa carrière.

 

Petit échauffement avant d’aborder des questions plus complexes: A quel âge as-tu commencé le kayak ?

 

 

Trop dure comme question d’entrée de jeu !

J’ai eu envie d’essayer le kayak vers l’âge de 14/15 ans, à cette époque, j’habitais en région parisienne avec ma mère. C’était vraiment du loisir, de la balade. Mais très vite, j’ai eu envie d’aller plus loin, pas forcément en terme de résultats, non... Je voulais faire du kayak, beaucoup de kayak, tout le temps ! J’ai réfléchi et le seul moyen d’y parvenir pour moi était de m’inscrire en sports/études. Là, au moins, j’aurais eu les moyens de naviguer…

Alors au bout d’un an, j’ai foncé tête baissée et j’ai participé aux sélections pour entrer en lycée sport/études à Périgueux. Je n’avais aucun passé dans la discipline ni aucun résultat à mon actif (à part une place de 88è aux Championnats de France cadets !). Mais les entraîneurs ont tout de même détecté en moi un potentiel, et ont décidé de m’intégrer.

Et me voilà parti de chez moi à 15 ans, pour faire du kayak…

 

 

Ben dis donc, toi… on peut dire que tu ne te poses pas trop de questions dans la vie ! Et ton premier résultat est arrivé longtemps après ?

 

 

Et bien pour tout dire… j’ai gagné les championnats de France cadets dès l’année suivante ! C’est-à-dire pour ma deuxième participation… (et aussi ma deuxième année de pratique). Je m’éclatais tellement dans ce sport, que tout est arrivé très vite et sans que je me prenne la tête.

 

 

En quoi le kayak « t’éclate » justement ? (Attention tu as droit à 2 mots pour résumer la situation !)

 

 

Pas exigeante la Carotte…

Le premier c’est « plaisir » : le plaisir d’être en communion avec le milieu dans lequel tu évolues. En eaux vives, tu dois sans cesse t’adapter aux changements de courants, de vitesse, d’appui, et faire corps avec ton bateau. Quand tu y parviens, tu as tout gagné.  Et puis c’est vrai que la plupart du temps, on pratique dans des endroits plutôt sympas, ça te permets vraiment de t’évader, de t’aérer l’esprit.

 

Le second c’est « accomplissement » : accomplissement d’un objectif, accomplissement de soi. Pour parvenir à ton but, tu dois y mettre d’énormes moyens, une extrême rigueur, faire des concessions. Et quand tout cela paie, c’est un vrai bonheur, une sensation d’accomplissement quoi. Monter un projet, se donner les moyens et réussir à aller au bout, c’est plutôt sympa non ?.

 

Finalement, j’ai vraiment trouvé ce que je cherchais dans le kayak. Plus que le haut niveau ou la recherche de résultats à tous prix, ce sont ces deux aspects qui ont dictés ma conduite et mon état d’esprit durant toute ma carrière. Et encore aujourd’hui je fonctionne sur ces principes.

 

 

Comment t’entraînais-tu l’année des Championnats du Monde ?

 

 

A cette question je répondrais par… moins que les autres ! Ca devait représenter 8/9 fois par semaine, tandis que la moyenne se situait aux alentours de 12/13 fois pour mes collègues. En fait, j’ai énormément ciblé le travail sur mes points faibles. L’année des Championnats du Monde, j’étais déjà relativement âgé par rapport aux autres, « j’avais de la bouteille », je connaissais donc mes points forts, et je pense qu’à ce stade de ma carrière, ils étaient acquis, stabilisés. Certains gestes, certaines réactions face aux éléments étaient véritablement automatisés. Bien sûr, il fallait que je conserve ces qualités mais, j’ai choisi d’axer mon entraînement sur les « points de progression ». J’ai joué la carte du qualitatif…

 

 

Quel est le meilleur souvenir de ta carrière ?

 

 

Paradoxalement, ce n’est pas mon meilleur résultat ou une course à proprement parlé. Pour tout dire, mon meilleur souvenir reste incontestablement les deux minutes qui ont précédées ma finale en individuel aux Championnats du Monde de Bourg Saint Maurice en 2002.

J’avais d’ores et déjà rempli mon contrat en m’étant qualifié pour cette finale. Tout ce que j’allais faire dans les minutes à venir ne seraient que du bonus et du pur plaisir. Pour ajouter à cela, j’étais dans mon pays : tout le public était rassemblé autour de l’événement pour soutenir l’Equipe de France, je savais que ma famille était là, quelque part au bord du bassin et qu’ils étaient tous avec moi par la pensée. Ils n’étaient pas dans mon bateau mais c’était tout comme !

Et puis là…avant de prendre le départ, j’ai regardé au loin. J’ai vu toute cette foule sur la berge, les premières portes que j’allais bientôt franchir, l’écran géant affichant ma tête (de tueur, dixit ma femme) et, plus loin, la rivière qui plongeait en contre bas, faisant disparaître les portes suivantes pour laisser la place au ciel. C’est là-bas que j’allais…

Ce moment là a été un moment magique, 2’ de vrai bonheur et de plénitude. En plus, je savais que j’arrivais à la fin de ma carrière, j’ai donc profité à 200%... Le résultat, 5è, a été ce qu’il a été, j’ai tout donné. Mais ce qui restera gravé dans ma mémoire, c’est ça, l’avant course…

 

 

Et cette médaille de bronze en « Patrouille » (comprenez par équipe) avec Benoît Peschier et Fabien Lefebvre, peux-tu nous en parler un peu ?

 

 

Oui, d’ailleurs, c’est toujours avec beaucoup d’émotion que j’évoque cette médaille. J’ai même encore du mal à en parler « sereinement ». Cette course a été la traduction d’un véritable esprit d’équipe, chacun a apporté ses qualités et ses forces et a su les mettre au service de l’équipe. Pourtant, le slalom est une discipline individuelle par essence, on s’entraîne généralement dans son coin (des fois, on ne voit son coach qu’une fois par semaine pour dire !).

On était plutôt mal classés après les séries, mais on a su rebondir, garder notre cohésion et, au final, alors que personne ne nous attendait là, on obtient une médaille.

Ok, on a tous les 3 fait des petites erreurs durant le parcours, mais malgré ça, personne n’en a jamais voulu à l’un ou à l’autre. On a accepté les choses et on est resté très fiers de ce résultat.

A bien y réfléchir, je pense que cette médaille n’est pas arrivée là par hasard. Elle m’a « montrée la voie » des sports d’équipe et m’a conforté dans l’idée que l’entraide, le respect mutuel, l’effort commun sont des aspects que j’apprécie vraiment dans le sport. D’où certainement, ma reconversion dans les raids !

 

 

Ton plus mauvais souvenir ?

 

 

Le plus dur pour moi, sans conteste, ça a été 1999. Je ne me suis pas qualifié pour les Mondiaux, alors que je m’étais énormément investi.

Je dis « je », mais en fait, c’est « nous ». Parce que ma femme et mes enfants étaient aussi embarqués dans l’aventure, par la force des choses. Durant toute ma carrière de haut niveau, Sandrine m’a suivi, a dû s’adapter aux déménagements, gérer les enfants que nous avons eu très jeunes (elle avait 22 ans pour le premier), y compris pendant mes absences, être à mon écoute. J’en suis conscient, elle faisait partie de ma préparation. Elle a toujours été là pour me soutenir dans les moments difficiles et j’avais vraiment besoin d’elle pour être performant. Elle a été d’une patience infinie et ne m’a jamais « suggérer » de mettre fin à ma carrière. Une chose est sûre, Je lui dois beaucoup.

Pour toutes ces raisons, j’avais vraiment à cœur de réussir.

Malheureusement, ces sélections ont été un échec. Pourquoi ? Avec du recul, je dirais que pour la 1ère fois, j’ai cherché à pagayer comme on me disait de le faire et non pas en écoutant mes propres sensations, mon bateau. Tous mes gestes étaient dictés, je voulais trop bien faire… J’ai mis très longtemps à m’en remettre et à remonter la pente.

 

 

 

 

  Aujourd’hui, 5 ans plus tard, est-ce que tu estimes avoir atteint tes objectifs ?

 

Alors… je dirais que oui…

Je suis conscient que j’aurais certainement pu aller plus loin dans mes résultats (en toute modestie bien entendu), parce qu’à cette époque j’avais une bonne technique gestuelle.  Je pourrais aussi me sentir frustré d’avoir été 2 fois remplaçant aux Jeux Olympiques sans jamais avoir obtenu une place de titulaire. 

Mais en fait, pour rejoindre mes propos en début d’interview, les résultats ne sont que la cerise sur le gâteau.  Moi ce que je voulais avant tout c’était m’amuser au contact de la nature, aller au bout d’un projet, développer des qualités, une force de caractère. C’est chose faite.

 

 

Aujourd’hui, tu t’es lancé dans les raids multisports? Mais… quelle mouche t’a piquée?

 

 

C’est un pote, un collègue de boulot qui m’y a amené progressivement… Il était dans une équipe de raids. Entre midi et deux, il m’emmenait courir ou faire du vélo. J’étais un peu son « sparring-partner », jusqu’au jour où ils ont eu besoin de quelqu’un pour courir sur un raid, mais…pas n’importe lequel ! Le Raid Transmassif : Un raid de sept jours, la tête dans le guidon !  Un truc de fous !

Je l’ai su 3 mois avant, autant dire que je me suis mis la pression à l’entraînement !

Pour tout dire, les kayakistes sont plutôt recherchés dans les raids. D’abord parce qu’on a une bonne lecture de rivière et de l’eau vive et ensuite parce qu’on a une culture « roots » bien ancrée ! Après tout courir, dans la boue, la nuit, se faire mal, dormir dans le froid n’a jamais tué personne…

 

 

 

 (Ca c’est toi qui le dit !)

Avant de te rendre ta liberté, j’aurais 2 ou 3 petites questions

Ton idole dans la vie:

Ouh là, quelle question !… alors moi, je n’ai pas d’idole. Il y a des gens que j’admire mais pas au point de vouloir leur ressembler à tous prix… Non… A cette question, je répondrais que je suis fan… de ma petite femme !

 

 

Ton moment préféré de la journée ?

Sans hésitation : le petit déj’ ! C’est le seul instant de la journée où on se retrouve tous les cinq autour de la table, et ça, c’est un grand moment ! Comme je suis le premier debout dans cette maison, j’ai toujours l’immense plaisir de les voir arriver les uns après les autres (toujours Sandrine en queue de peloton…), avec des têtes de vrais ahuris ! C’est un moment génial !

Une bonne adresse ?

Alors comme on ne sort pas beaucoup de notre fin fond de campagne… (Poncin city), ce ne sera pas une boite de nuit ou un resto. La bonne adresse du coin, c’est Mr et Mme Bottex, viticulteurs à La Cueille, Poncin. Ils vous fournissent un des meilleurs « Cerdon » du coin pour un prix à portée de toutes les bourses !

Pour info : j’ai testé pour vous (quel dur métier que celui de reporter sans frontière), et effectivement, ce petit vin rosé à bulles naturelles se boit très (trop) bien ! Un petit goût fruité de « reviens-y » !

 

 

Attention tout de même : tout cela ne vaut pas un bon Vouvray Pétillant Brut de Rochecorbon! Non mais !

 

 

Merci infiniment Tom d’avoir livré quelques uns de tes souvenirs et merci à toi Sandrine de m’avoir fait découvrir la raclette au Morbier et au Bleu de Gex !

 

 

Non vraiment, je vous le dis, cette mission d’enquête que je me suis auto-administrée est un véritable sacerdoce !

 

 

 

 

 

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 09:30

Au programme avant hier soir, une nouvelle expérience (décidemment... que de premières pour moi cette année...) qui fût fort sympathique!

Les Milmils c'est quoi?

Un regroupement d'excentriques, un soir, autour d'une idée insolite: visiter Lyon de nuit, au pas de course, en empruntant les incontournables marches qui font le charme de cette ville.

L'originalité?

Tout réside dans la convivialité qui règne autour de ce petit trail urbain, à l'issue duquel chacun peut tout de même s'enorgueillir d'avoir fait 1000 mètres de dénivelées!

Le tout sans dossard ni résultat, ce qui, soit dit en passant, m'a fait le plus grand bien vu l'état de forme de mes mollets ... J'avoue d'ailleurs, avoir discrètement bifurqué aux alentours des 22H00, au détour d'un escalier pour aller me restaurer et me mettre au chaud sous ma couette... Mais chutttt, sinon Arnaud, Gentil Organisateur du Clud M...ilmils, va me tirer les oreilles!

Je vous invite à aller faire un petit tour sur le site de l'organisation, lequel, j'en suis sûre, vous donnera des envies de rando urbaine pour la prochaine édition!

http://milmils.free.fr/

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 07:53

Faisant suite à mon grand jeu concours, voici comme promis,  le témoignage de Jean-Christophe BETTE, qui nous fait partager ici son expérience et quelques anecdotes de la vie d'un rameur de haut niveau. En espérant susciter une vocation chez certains de mes lecteurs... on ne sait jamais?

 

Jean-Christophe BETTE

29 ans

1,86m pour 72 kg

Marié (avec moi....)

 

Club: Société Nautique de Compiègne

Situation professionnelle: technicien EDF

 

 

 

PALMARES INTERNATIONAL:

 

 

 

- Champion Olympique: Sydney-2000

- 3 fois Champion du monde: Gifu-2005, Lucerne-2001, Cologne-1998

- Vice Champion du Monde: Eton-2006

- Médaillé de bronze aux Championnats du Monde: Lucerne-2001

- Vainqueur de la Coupe du Monde en 2000

- Vainqueur des Jeux Méditérrannéens en 2005

 

 

Chevalier de la légion d'honneur

 

 

 

 

 

 

Une première question pour nous mettre en jambes: comment t'es venue l'idée de faire de l’aviron ?

A vrai dire… tout a fait par hasard ! En arrivant sur Compiègne, lorsque j’avais 10/11 ans, je ne savais pas quel sport pratiquer. En fait, c’est ma mère qui m’a parlé de l’aviron. Je ne connaissais pas et l’idée m’a tentée. Au collège, j’avais des copains qui étaient déjà inscrits au club de Compiègne, donc je me suis dit, « pourquoi pas moi » ?

 Et tu as commencé directement par la compétition ?

Ma première licence date de 1989, je devais avoir 11 ans, j’étais minime. J’ai fait les championnats de France pour la première fois en 1991, en Quatre Barré, à Mâcon.

 

 Ton résultat ?

On a dû faire 13è, pas sûr…

 Si tu devais résumer en 2 mots ce qui te plait dans ce sport :

Je ne peux pas répondre comme ça ! En gros, c’est tout ce que tu dois faire pour arriver à te faire plaisir. C’est un sport tellement exigeant pour arriver avoir des sensations, comment dire ? …ça se mérite… Ce qui me plait c’est la recherche permanente du moment où tu peux atteindre ce plaisir et des entraînements que tu dois encaisser pour ça.

 Tu es un peu maso quoi…

Ben… on l’est tous non ? Quand on fait de la compétition, on a un peu ça dans le sang je crois…La deuxième chose qui me plait, c’est qu’un résultat en attire un autre

C’est comme une drogue si je comprends bien… (Réflexion personnelle à ce moment de l’interview : Mon mari est maso et drogué ! Aïe…)

Quand tu arrives à un certain niveau, dès que tu te fais battre ou accrocher, ça te rend malade. C’est ça qui me fait continuer, être devant fait partie de mes motivations… Tu vois par exemple : je viens d’apprendre que 2 rameurs du mythique bateau danois (Champions olympiques en1996 et 2004) viennent de reprendre les rames. Ca c’est le genre de chose qui me donne la hargne!

 Et en 2 mots, ce qui ne te plait pas ? (et ne réponds pas « ta femme » s’il te plait !)

Ce qui ne me plait pas… Ce n’est pas forcément lié directement à l’aviron. C’est plutôt propre au haut niveau en général: tu ne peux pas faire tout le temps ce que tu veux. Par exemple, j'aimerais bien te suivre quand tu pars t’entraîner, crapahuter en montagne. Ou bien encore, trouver le temps de faire ce voyage de noces dont on rêve (15 jours de ski de rando au Canada…). Ce sont des choses comme çà qui sont contraignantes. 

Sans commentaire de l’intervieweuse… (Objectivité du journaliste oblige …)

Quel est le meilleur souvenir de ta carrière ?

Pour moi, c’est d’abord le titre de Champion Olympique à Sydney en 2000.

 

 Il y a aussi le titre de Champion du Monde en 1998 avec Vincent (Montabonel) en Deux sans barreur qui fût une grande surprise pour nous et pour notre entourage!  Ce titre a été comme une sorte de rampe de lancement. Et puis, il y a toute la saison 2005, grande année… J’ai gagné les Jeux Méd avec Franck, on s’est marié, on a participé ensemble aux Championnats du monde et, pour finir en beauté, on obtient la médaille d’or en quatre!

Et le plus mauvais ? 

Je pense que ça restera les Championnats du monde de Milan en 2003…. On ne s’attendait pas à un tel résultat (14è), pour dire, on ne s'est même pas qualifiés pour les JO d’Athènes…

 Ton but ce sont les JO de Pékin… Alors comment fais-tu pour concilier cet objectif avec ta vie professionnelle ?

J’ai la chance d’être agent EDF et d’avoir une convention qui me permet de faire un mi-temps sur l’année afin d’être détaché pour les compétitions et les stages d’entraînement. De plus mon emploi du temps chez EDF, 32h par semaine, me permet de réaliser mes 10 à 12  entraînements par semaine, tout en gardant un contact réel avec la vie professionnelle.

Et tu arrives à avoir une vie privée et du temps libre ?

Jocker… Il faut demander à ma femme…

Est-ce que tu t’estimes suffisamment reconnu vu ton palmarès?

Ben…Ce n’est pas ce que je cherche à la base. Dans le milieu de l’aviron, c’est sûr que je suis reconnu. Après, en tant que Champion Olympique, on a souvent des remarques de gens extérieurs au milieu. Ils ne comprennent pas qu’on ait à travailler, à gagner sa vie comme tout le monde et qu’on ne gagne pas des fortunes, comme les joueurs de foot. Ca te fait réfléchir mais tu reviens vite à la réalité !

Comment tu te prépares une semaine avant les Championnats du Monde ?

Une semaine avant, on rentre dans une préparation plus spécifique, c’est-à-dire qu’on réalise des entraînements plus courts et plus axés « vitesse ». On a des entraînements bien ciblés, qui visent normalement à arriver « frais » pour la finale. Mais il est vrai que dans un équipage, si on n’est pas tous dans le même état de forme, ça peut devenir délicat à gérer… Il faut être à l’écoute des autres, échanger en permanence avec le coach. Il faut être dans les bonnes dispositions pour arriver confiant le jour J et que tout soit réglé comme du papier à musique. Paradoxalement, ces automatismes ne doivent en rien, enlever ton envie de gagner, ta hargne, le grain de folie qui fait que tu vas passer la ligne devant, à la bataille pour 9 centièmes de seconde !

A quoi est-ce que tu penses avant une finale importante (JO, Mondiaux ?)

C’est différent pour chaque course, pour chaque événement, pour chaque saison…Même si en gros on retrouve toujours les mêmes choses : tu repenses à tout ce que tu as investi dans la saison, et tu penses à des choses plus ponctuelles, des images marquantes qui précèdent la compétition. Avant un départ, il y a 3 ou 4mn où tu attends sans rien faire, donc tu penses forcément à ta course mais, involontairement, tu as des flashs qui te viennent à l’esprit. (Par exemple, des paroles échangées avec le coach, avec tes proches (toi par exemple)…)

Je ferai attention à ce que je dis la prochaine fois !

A ton avis, est-ce que ton entourage (moi par exemple…) comprend ce que tu fais ? Te soutient ?

Je dirais que dans la logique, oui… puisque tu as été dans ce cas là, même si c’est vrai, ce n’est pas facile tous les jours de mener une vie de couple « classique » quand on est parti entre 120 et 160 jours dans l’année…

Jocker de l’intervieweuse…

Grande question ! Et après ? (Après ta carrière de haut niveau ?)

Là, l’intervieweuse remplit son rôle en toute objectivité, et se doit de retranscrire coûte que coûte !

Ce qui me fera arrêter le haut niveau… ce sera l’envie de fonder une famille (= enfants….). Mais, à vrai dire, tout de suite, je ne sais pas comment je vais réagir. Me connaissant, voyant les autres rameurs de ma génération continuer, ce sera difficile pour moi de rester sur le bord d’un bassin sans prendre les pelles (= rames)!

Petites questions subsidiaires :

Tes idoles ?

Stevie Ray Vaughan

 

Ton plat de prédilection ? 

Ca dépend de la façon dont c’est fait, du moment… Mais je ne dis pas, une bonne carbonnade flamande préparée par ma petite femme, ça ne se refuse pas!

Ton moment préféré de la journée ? 

La petite bière après l’entraînement…

Une bonne adresse ou un bon plan à nous faire partager ? 

« La Cauette à Bière » à Saint Sauveur, un petit village perdu à côté de Compiègne. Jean-Paul et sa femme seront ravis d’aiguiller les amateurs de bières dans leurs choix ! C’est simple, on y trouve tout ! 

Merci à toi !

 

 

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 13:15

2 jours après mes péripéties au Val Cottey, me voilà skis au pieds prête à affronter la deuxième étape des Noctibauges à Margériaz (lieu de rapatriement de l'épreuve initialement prévue à la Sambuy, faute de neige!). Certes, j'ai encore quelques séquelles "fibro-musculaires" de ma course de dimanche, mais quel bonheur de se retrouver à nouveau en plein coeur des Bauges pour respirer le bon air de la montagne et passer un pur moment de convivialité.

 

En quoi consiste le jeu? 3 boucles de 150 mètres de dénivelées, de nuit à la frontale.

19h...c'est parti! on colle les peaux sous les skis, on grimpe le plus vite possible en haut des pistes, on enlève les peaux (avec plus ou moins de dextérité)  et on redescend tout schuss. Simple non? Ben... pas tant que ça, quand on a du matériel de loc, des chaussures trop grandes et surtout une réelle INEXPERIENCE en matière de changement de peaux (et de ski de rando tout court d'ailleurs)! 

Résultat, je termine 10è chez les filles, et 99è au général à une quinzaine de places de la lanterne rouge...après 1h05mn d'efforts intenses.

Impressionnants, les premiers skieurs franchissent la ligne en 36' pendant que moi je suis me débats encore sur le 2è tour, ce qui me laisse penser que ce sport est vraiment un truc de "montagnards aguerris"!

En tous cas, le petit vin chaud de l'arrivée et les diots furent appréciés!

Une fois de plus, merci à Lo qui, de son côté termine 71è après avoir perdu une peau dès le départ. Sans toi, j'en louperais des grands moments!

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 22:20

Quelle ne fût pas ma surprise en lisant la page des sports du Progrès d'aujourd'hui: Un petit article sympa sur moi suite au Trail du Val Cotey et une photo du podium!

Le titre résume bien la situation: "Caroline Freslon est passée avec un égal bonheur de l'aviron à la course à pied"

Et la conclusion en fait de même: " Ma victoire au Val Cotey lance mon année sportive 2007 en toute décontraction!"

Il a tout compris ce journaliste!

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 08:45

Une omission impardonnable! je n'avais encore pas créé de lien avec le site de l'équipe PLANETE TONIQUE.

Maintenant c'est chose faite, alors n'hésitez pas à aller visiter ces quelques pages sur le site nouvellement refait d'une équipe qui envoie ! (En +, je suis en photo dedans alors...)

http://abaventures.free.fr/

 

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 21:27

Avant toute chose, je tiens à remercier l'ensemble des personnes qui ont pris la peine de se creuser les méninges pour trouver la solution au problème posé!

Vous noterez au passage que, nous aussi, nous avons été contraints de prendre notre petite calculette afin d'établir un classement, le plus objectif possible. Maître Bette, s'est chargé du dépouillement officiel.

Après moults calculs et sacrifices (en effet, je loupe toute la 1ère partie de Bridget Johnes pour vous!), voici le résultat OFFICIEL à l'issue de ces 4 jours et quatorzes participations!

Afin de maintenir le suspens jusqu'au bout, nous avons choisi de vous faire découvrir le classement par ordre décroissant!

- 14è et lanterne rouge officielle: Ma copine Alexia avec 13 000 tonnes!

- 13è et bon avant-dernier: Eric avec 11 000 tonnes! Entre nous soit dit, les masteriens de l'EM n'ont pas un sens inné de la muscu j'ai l'impression

- 12è: XXL de Roanne avec seulement 130 tonnes... JC est PL, mais quand même!

- 11è: Anonymous voisin, notre voisin le plus proche par la distance mais pas par le résultat! 7800 tonnes... Pfff, on ne dirait pas que tu fais de la muscu toutes les semaines toi!

- 10è: Dudu, mon papi préféré avec 7500 tonnes

- 9è: Julien avec 7000 tonnes

- 8è: Lo et Melissa: 6300 tonnes (eh eh.. dommage pour les massages!!!!!!!)

- 7è: Sebuuu et ses 6000 tonnes: finalement, se la jouer calculs savants, ca ne sert à rien!

- 6è: Tom avec 5500 tonnes: comme quoi, un cul de jatte est quand même capable de s'approcher de la vérité

- 5è: Gaëlle avec 5200 tonnes

- 4è et au pied du podium..... Beau papa, ou "l'ex président du SN Compiègne" avec 5100 tonnes, bravo!

- 3è, mais hors classement car n'aurait JAMAIS dû intervenir dans ce jeu du fait de son statut....Jérôme  (ce sera donc beau papa sur la 3è marche du podium!!!! non mais!!!!! L'entraîneur qui s'en mêle, on aura tout vu!)... L'estimation tout de même: 5000 tonnes pfffff....

- 2è et vice championne interplanétaire qui aura donc mérité au moins un repas (avec nous 2... Eh oui, tu n'as pas gagné...): Pat et ses 4500 tonnes

-ET LE GRAND VAINQUEUR dont nous pouvons souligner l'excellente estimation, digne des plus grands spécialistes, à seulement 64,95 tonnes près du résultat officiel, avec 4680 tonnes!!!!!!

Bravo donc au "con pas normal qui positive" et qui semble-t-il, est originaire de Roanne le Coteau

En effet, JC a soulevé en 2006, l'équivalent de 4744,95 tonnes de fonte lors de ses séances de musculation!!! Cette somme représente 210 circuits de muscu type 2 auxquels s'ajoutent les tests musculation effectués au mois décembre!

Alors voilà, nous nous proposons d'offrir la récompense promise au "con pas normal qui positive"... Ce superbe T-SHIRT "Bearing Point" acquis lors d'une manche de Coupe du Monde, et si bien porté...

Je te propose donc de me laisser ton adresse postale afin que nous puissions te l'envoyer dès que possible!

Et encore merci à tous les participants...

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 14:08

16h hier après-midi... Me voilà en plein questionnement: "A quoi vais-je occuper mon dimanche matin?"...

Regarder Turbo en pygama? Réviser mes cours? Courir au parc de la tête d'or pour la 112 432ème fois? Hummmm voyons voyons... Rien de tout ça n'est très réjouissant...

Mais, c'était sans compter sur l'intervention salvatrice de Cédric et Flo qui m'annoncent alors leur intention de participer au Trail du Val Cottey, près de Dagnieux dans l'Ain!  23km avec 500m de dénivelée à travers chemins, bois et champs. Ah! Voilà un programme qui me plait bien, moi qui ai tant besoin de me défouler en ce moment!

9h ce matin: me voilà prête à en découdre! c'est donc parti pour 1h55 de course "nature" durant laquelle j'ai eu la joie de faire connaissance avec un certain Renaud, sympathique coureur de trail qui m'a généreusement accompagné, encouragé et avec qui j'ai tapé la discute (entre deux inspirations quand même...)!

Résultat, me voilà en haut du podium féminin, devant Martine Volley du team Running Conseil Lyon, avec une 26è place au scratch... Bien contente d'avoir loupé Turbo!

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