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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 13:53

J-5 avant de retrouver la Clusaz, terre d'élevage de champions. Vincent Vittoz, Seb Michaud, Régine Cavagnoud ou encore Candide Thovex en sont la preuve vivante. 

Une journée dédiée au Magellan Winter Raid en compagnie de Mélissa!  Un raid multisports en autonomie avec, en toile de fond, le magnifique massif des Aravis.

Une chose est sûre, je suis trop motivée pour envoyer... Ben oui quoi!... moi j'veux la bise du beau Vincent Vittoz!

(Y'en a bien qui y ont eu droit avec Marc Raquil samedi dernier... http://raid2nature.blog4ever.com/blog/lirarticle-71576-265406.html)

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 19:02

Samedi 3 mars: à son tour, Fabien vient de mettre un pied dans le monde des grands. (Quoique, du haut de ses 1M86, on peut dire qu'il l'était déjà relativement...)

 ... 27 ans... Alors pour fêter l'événement, cette grande saucisse (un diot savoyard en l'occurence) nous convie à la tartiflette partie du club d'aviron d'Annecy hier soir. Il fallait bien ça pour attaquer les pistes de ski de fond de la Clusaz aux aurores ce matin (...11h00).

Forts motivés, nous sommes tous les 5 bien résolus à avaler les kilomètres avec autant d'avidité que le repas de la veille... Malheureusement, au bout du 15è km, notre opiniâtreté s'envole comme par enchantement, laissant place à une soudaine et irresistible envie de flânerie et de farniente!

C'est donc sans véritablement de remords que nous passons notre après-midi à lézarder au soleil!

Un repos bien mérité et un pur moment de détente pour les gars qui reviennent d'un stage d'entraînement de 2 semaines qui fût "psychologiquement éprouvant", du fait de conditions difficiles...  

Notez que la tartiflette n'a laissé aucune trace chez ces 4 athlètes affutés comme personne!  Un constat s'impose pour moi...  La vie est vraiment faite d'injustices!

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 14:11

A une semaine du Jura Raid Blanc, voici un petit extrait de l'article paru dans "Le Progrès".

A noter que parmis tous ces coureurs de l'ombre, un seul homme nous illumine de ses couleurs vives (tel, Madonna dans son dernier DVD)... J'ai nommé... Laurent!

Pour ma part, je suis cachée derrière le grand monsieur en bleu, ne laissant entrevoir qu'une partie de ma jambe gauche... c'est déjà ça!

Mais, dans un geste de grande charité, le photographe a eu la bonne idée de mettre d'autres photos en ligne.

Le départ sous un autre angle...

Lequel sera la plus rapide à enfiler ses chaussures?

Ca, c'est... avant la gamelle...

Le raid... un sport "nature"!

Toujours les mêmes à proximité du bar...

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 10:55

Quand certaines craquent pour un nouveau sac à main ou une paire d'escarpins, moi je m'extasie devant la belle mécanique de cet engin, ce qui suscite certaines interrogations, sans doute légitimes, chez mes homologues féminines à l'Ecole...

Car ca y est! J'ai cédé à la tentation et me suis offert cette "belle bête"! Un Commencal Meta 4.20.

Il ne reste plus qu'à tester ce nouveau compagnon de route (et de chemins...) et à faire plus ample connaissance avec ses capacités (et les miennes par la même occasion).

Plus d'excuses maintenant! A moi les descentes techniques à toutes berzingues et les montées qui picotent les jambes!

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 22:04

Mais qui sont ces fous de l’effort?

Il y a celui pour qui courir une heure seulement ne vaut pas la peine. Il y a aussi ceux qui se lancent des défis sportifs comme d’autres passent des masters professionnels (parfois on fait même les deux...), et ceux qui courent pour mieux se trouver.

En surfant sur le web, je suis tombée par hasard sur une poignée de récits qui ont suscité mon intérêt, et à travers lesquels je me suis trouvée quelques similitudes

Rencontre avec quelques-uns de ces fous de l’effort..

Albin Currat (Semsales), 55 ans.
«Je suis devenu sauvage»

Albin Currat aime bien passer pour un fou. En 2005, il a bouclé le Tour du Mont-Blanc en 34 heures, après deux nuits et une journée de course à pied dans les Alpes. «C’était peut-être ma crise de la cinquantaine», raconte celui qui a joué au foot jusqu’à l’âge de 47 ans.
Le Tour du Mont-Blanc – The North face ultra trail – c’est 158 km pour 8500 mètres de dénivelé à réaliser en une seule étape. «L’idée est de voir ce que l’on supporte, jusqu’où on peut aller, explique le Veveysan. Ma voisine, Patricia Vuichard, est médecin aux soins palliatifs de Châtel-St-Denis. Elle m’a proposé de ne pas courir pour rien, mais de le faire pour ceux qui sont malades. Contrairement à eux, notre souffrance en course ne représente pas grand-chose, c’est normal d’aller au bout.»
Dans le massif du Mont-Blanc, Albin Currat a pourtant connu des moments difficiles. «Avant de partir, j’ai mangé du fromage, ce que je n’aurais jamais dû faire. La première nuit, je me suis complètement vidé. C’est
allé mieux par la suite, mais j’ai à nouveau énormément souffert dans les dix derniers kilomètres.»
Le Veveysan a retrouvé le moral sitôt la ligne d’arrivée franchie. «J’étais content d’avoir fini et de pouvoir déguster une bonne petite bière. Sur le moment, je me suis quand même dit que je ne me lancerais plus dans un truc pareil. Maintenant, je commence à changer d’avis.»
L’homme a pris goût à l’effort longue durée. Travaillant à la poste de Bulle, il rentre souvent à pied chez lui, en passant par le Niremont. Il s’est aussi mis au ski de randonnée. «Beaucoup ne comprennent pas pourquoi je fais ça. Je passe un peu pour un forçat. Mais si on est bien préparé, on ne souffre pas tellement. Mon nouveau hobby m’a changé, je suis plus individualiste et sauvage. Le sport est devenu comme une drogue. Mais j’adore ça!»

Nicolas Dubey (Neyruz), 38 ans.
«Moins dans le rouge»
C’est en s’entraînant pour le Défi des entreprises, compétition d’un week-end regroupant plusieurs disciplines, que Nicolas Dubey a pris goût aux épreuves multisports style raids aventures (course à pied, VTT, canoës ou roller, atelier de cordes). Il a participé aux épreuves de Gstaad et du Jura.
Outre le fait de se faire du bien par la pratique sportive, c’est l’ambiance décontractée qui a plu à cet ingénieur de formation. «Au départ, même la paire Begin/Berger, championne du monde de la spécialité, discute et rigole. Contrairement à ce que l’on peut voir lors de certaines compétitions, personne ne se bouscule.»
Nicolas Dubey ne se dit pas exténué par les sept ou huit heures d’effort réalisées durant ces raids. «En fait, il s’agit de gérer sa course. Et puis, cela se pratique à deux, l’esprit d’équipe compte beaucoup. Quand l’un est mal, c’est à l’autre de le tirer en avant et les rôles changent au fil de la journée. J’ai terminé de simples courses à pied en étant bien plus fatigué, car je m’étais mis dans le rouge toute la durée.»
Pour ce genre de manifestation, l’un des publics cibles se compose d’adultes, ayant plutôt bien réussi professionnellement, à la recherche de nouveaux défis. «Cette image me correspond assez bien. C’est intéressant de progresser, d’apprendre de nouvelles disciplines. Certains collègues passent des masters professionnels, moi, je me lance dans le roller et le VTT.»

Fabien Juan (Chézard-St-Martin), 26 ans.
«J’aime souffrir»
Le Neuchâtelois a participé au raid le plus haut du monde, La Boliviana, compétition de douze jours mélangeant course à pied, VTT, course d’orientation et atelier de cordes à une altitude allant de 3800 m à 5300 m. «La souffrance physique est surtout due à l’altitude, car dès que ça monte, on est essoufflé. Mais les paysages sont tellement grandioses, les gens tellement sympas que l’on oublie la douleur. J’ai apprécié aussi le côté humanitaire. Chaque soir, les participants distribuaient du matériel aux villageois qui nous accueillaient.»
Pour ce collaborateur dans un département comptabilité et finances, les motivations étaient multiples. «C’est l’occasion de découvrir un pays différemment, de traverser des endroits où je ne serais jamais allé. Finalement, j’aime bien souffrir. Ça rend les images encore plus belles.»
Depuis, le Neuchâtelois, président de l’Association Neuchaventure, a mis sur pied un raid dans sa région. Le Jura Raid Aventure a eu lieu pour la première fois en juin dernier, attirant 55 équipes de deux. «En France, il existe près de 500 raids par année, c’est énorme comparé aux quatre compétitions du genre disputées en Suisse.»
Faut-il être un peu masochiste pour se lancer dans de telles aventures? «Un peu, sûrement. Mais les gens ne sont pas vraiment là dans une envie de compétition et de résultats. Et le côté multisports est très agréable.»
Pour le Neuchâtelois aussi, ces disciplines s’adressent à un public plutôt aisé financièrement. «Un raid comme La Boliviana demande des moyens matériels et financiers (1000 euros pour l’inscription, ce à quoi il faut ajouter le vol). Ceux que j’ai pu rencontrer, la plupart âgés d’une trentaine d’années, n’étaient pas à plaindre de ce côté-là. Mais ce sont surtout des sportifs qui aiment la nature et qui veulent vivre quelque chose différemment.»

Isabelle Macheret (Romont), 32 ans.
«Aller chercher loin au fond de moi»
Isabelle Macheret a participé en février 2005 au Raid Sahara, un marathon de 220 km dans le sable à parcourir en cinq étapes de 40 à 60 km. Un pari complètement fou. «Encore maintenant, certains font de grands yeux quand je leur parle de cela.»
La Glânoise était spécialement motivée: «Epileptique, j’ai été opérée par deux fois et j’ai même fait une hémorragie interne. Une fois guérie, j’ai vraiment voulu aller au-delà de mes limites pour me relancer sur de nouveaux rails, vers une nouvelle vie. Depuis cette expérience, dont je suis très fière, je me sens capable de faire plein de choses. Je rentre d’ailleurs du Niger, où j’ai travaillé six mois comme bénévole pour Médecins sans frontières.»
Employée dans une entreprise informatique, la jeune femme a énormément souffert lors de son aventure saharienne. «Dans l’étape de 60 km surtout. Partie à 8 h le matin, j’ai rejoint le camp à 22 h, tout le monde dormait déjà. Mes pieds étaient couverts d’ampoules! Le lendemain, je suis repartie. C’est une expérience personnelle très forte qui demande un gros travail psychique. Pour arriver au bout, j’ai dû aller chercher très loin au fond de moi.»

 

Quelques itinéraires de gens "hors du commun" qui m'évoquent une pensée d'André Gide:

"Il y a bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées"

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 08:38

Lendemain de raid blanc, courbaturée mais heureuse... j'ai le plaisir de vous livrer le récit de cette aventure et de mes impressions d'un dimanche en compagnie de Laurent:

L'édition 2007 du Jura raid Blanc fût placée sous le signe du mauvais temps: neige, vent, et même orages nous ont accompagnés tout le long du parcours.

Après de minutieuses préparations et de multiples tests pour savoir comment disposer au mieux skis, raquettes, baskets, poche à eau et autres accessoires sur notre sac à dos, nous voilà fins prêts à tout donner!

8h45, les dernières consignes sont données et mes jambes commencent à trépigner d'impatience.

9h, c'est parti! 40 équipes se lancent, arnachées comme des mules, à l'assault des 5 premiers km de course à pied en montée pour atteindre le départ de l'épreuve de skate. A peine 200m et mes skis commencent déjà à balloter dans tous les sens... pas si au point que ça notre installation!  Dès le deuxième km , mes jambes brûlent comme jamais et à l'issue de cette montée, mon coeur sort de ses gonds.

Pourtant.......21 km de skate nous attendent.

Le temps que Lo rattache une basket et une raquette qui lui avaient faussé compagnie (décidement, la prochaine fois on revoit notre système!) et nous voilà skis au pieds dans la forêt jurassienne sous une rafale de flocons! Mes débuts sont laborieux, mais je retrouve miraculeusement mes sensations après que 2 skateuses d'un "certain âge" nous doublent... (Question d'amour propre peut être...)

A l'issue de ce parcours, mon coeur n'ayant toujours pas connu de répit.,.. hop! On remet les skis sur le sac (qui tiendront environ 45 secondes, après quoi je les garderai à la main) et on rechausse les baskets pour une descente à toutes berzingues.

1,5 km et 3 belles gamelles plus tard (comme en témoignent mes bleus ce matin), me voilà en train de tirer à la carabine. 5 cibles à toucher le + vite possible pour pouvoir repartir de plus belle vers l'épreuve de course d'orientation...  Les cuisses brûlent, le dos est fourbu mais nous sommes annoncés 3è et il reste plus de 8 km et 12 balises à pointer! Alors pas questions de lever le pied, sauf pour éviter la chute bien sûr!

C'est donc la tête dans le guidon que nous repartons à l'assault de la forêt, plongeant avec bonheur nos pieds dans la poudreuse (là c'est ironique bien sûr) après avoir estimés que les raquettes sont bien, là où elles sont (c'est-à-dire sur le sac)! Grâce l'oeil et au sens de l'orientation aguerris de Lo, nous maintenons notre position jusqu'à la dernière section de Tir, où une équipe masculine nous passe sur le fil.

Au terme de cette aventure, nous sommes 3è mixte derrière d'intouchables vainqueurs (qui terminent 3è au général!!!! Des extraterrestres!) et 12è au général.

Le bilan: Un beau raid malgré des conditions difficiles, une ambiance sympathique, des efforts surhumains, bref... j'adore!

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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 11:33

A la fois passionné et aguerri des sports qui me font rêver et pétiller, vous comprendrez en lisant cette interview, toute mon admiration et pourquoi j'ai eu envie d’en savoir un peu plus sur ce garçon bien connu du petit monde de la montagne!

PORTRAIT EXPRESS:

 

Sébastien Sxay alias Oizo
Né le 28 Octobre 1968 à Saumur
Poids : 72 kg - Taille : 1.81 mètres
Célibataire

Vo2 Max : 72
Profession : Vendeur
Vit à Grenoble

Membre du Team Wilsa Sport Helly Hansen

Son blog que je mets dans mes liens par la même occasion http://oizzo.skyblog.com

PALMARES :

 

Vice champion du Monde des Raids en 2006 (Team Wilsa Sport Helly Hansen) Membre de l’équipe de France d’Orientation à VTT
Champion du monde
de relais 2002 en orientation à VTT
Vainqueur de la Coupe de France des Raids SFR 2002

 

Et j’en oublie certainement beaucoup, quand on sait tout ce que fait Seb!

Raids, Trails, course d’orientation, ski de montagne… Tiens donc… ne serait-il pas un peu « hyperactif » comme moi ?  

Alors Seb dis moi...

 

Comment es-tu arrivé dans le milieu du raid et des trails, tu as fait d’autres sports avant ?

Oui j’ai commencé le sport très tôt, je me suis mis à la natation vers 5 ans et le cross a été ma première discipline en compétition dès 1975.

Puis, l’orientation a rapidement pris une place importante dans ma vie sportive. Mais j’ai toujours eu soif de découvrir d’autres disciplines ce qui m’aide beaucoup en raid…

Si tu devais résumer ce qui te plait dans les raids en 2 mots:

 

Oui ce qui me plait en raid c’est le fait de pratiquer des activités diverses en pleine nature avec tes coéquipiers.

Et ce que j’aime aussi, c’est porter un dossard !  

 

Et ce que tu détestes ?

L’enregistrement des bagages...

 

Quel est ton meilleur souvenir?

Mon meilleur souvenir, c’est le dernier « Raid World Championships 2006 »  au Québec et plus particuièrement, la dernière heure passée en kayak.

Et il y a aussi l’ascension du Lanin en 2004.

Et le plus mauvais ?

 

Je dirais que c’est l’enregistrement des bagages des saisons de raids 2000 à 2006!

Décidement!

A part ça, je repense aux mauvais souvenirs des premières heures de « RWC 2004 » en Patagonie avec la visite des bambous en compagnie de Nike, Salomon Suisse, et les Quech !!! (Warning Don’t cross the bambous forest !!!).

Nous avons été obligé d’abandonner et cela m’a vraiment bouleversé. J’en garde un très mauvais souvenir…

Si tu veux le récit en détail, il est sur mon blog: http://oizzo.skyblog.com/56.html .

Le dernier truc qui me marque, je dirais que c’est l’erreur que j’ai commise lors de la manche en France cette année alors que cette épreuve était à notre portée .

Est-ce que tu t’es déjà fait de grosses frayeurs ?

Non je ne pense pas mais des inquiétudes oui !  

 

 

J'aimerais bien savoir en quoi consistent tes entraînements pendant la saison...

 

 

Je m’entraîne seul à Grenoble durant l’hiver. Essentiellement à ski de randonnée et à pied.

Puis aux beaux jours, je passe à la course d’orientation, au roller, au bateau, à la via ferratta, au VTT, à la montagne, et à l’escalade.

Pour autant, faire des regroupements réguliers avec les équipiers est inévitable pour la motivation. Mêler nos expériences, faire le point sur le niveau de chacun, car nous sommes tous aux 4 coins de la France

Et puis, le remaniement de l’équipe nous a demandé du travail au sein de l’équipe afin de créer la cohésion nécessaire et de s’organiser.

 

 

 

Et pour The Raid 2006 ?

 

 

 

Je me suis entrainé à raison de 10 à 20 heures par semaine, de jour comme de nuit jusqu'à mi aout ensuite plus rien, histoire de retrouver l’envie et la fraicheur.

Tu as mangé quoi la semaine avant de partir, plutôt pâtes sans beurre ou pizzas aux 3 fromages ?

 

J’ai vraiment mangé de tout, mais j’ai mis l’accent sur le stockage de glucide et une cure de pro-biotique dans le mois qui a précédé;

Certains raideurs m'ont dit que lors d'un raid long, ils pensent à pleins de trucs qui n'ont rien a voir  avec la compétition (ce qu'ils ont à faire la maison, ce qu'ils vont manger en rentrant, etc... En ce qui te concerne, vers où se dirigent tes pensées dans ces moments là?

J’essaie de rester concentré et lucide.

Je répète mentalement les consignes que je me donne avant course : calme, économie du geste, concentration et nutrition.

Aux assistances, les cartes passent avant tout. En oublier une et c’est mort !!!

Seulement ensuite, je m’occupe de moi.

Je prends la course comme une succession de petites épreuves dans laquelle l’équipe doit être la plus efficace possible.  Ca aide beaucoup, tu trouves l’épreuve moins longue et tu restes motivé.

Et puis, tu penses au bon coté de ta vie de raideur et de l’après course quand tu sens que tu approches de l’arrivée.   

Une fois dans l’aventure d’un raid long, comment gères-tu la fatigue, le sommeil ?

J’ai la chance de bien résister au sommeil, bien que cette année j’ai eu une demi-heure vraiment dure avant une assistance la deuxième nuit. C’est le seul moment qui a été difficile, ensuite plus de soucis ! 

Est-ce qu’il t’es déjà arrivé d’avoir envie d’abandonner (ou de le faire) ? Comment tu arrives à gérer les périodes difficiles ?

 

Non, jamais je n’ai eu envie d’abandonner mais des moments difficiles, ça oui.

Et c’est là que d’avoir un mental énorme et des coéquipiers aguerris et très forts physiquement auprès de toi est essentiel. Cela t’aide à gérer et à gommer les moments difficiles.

Lors de l’étape Française en 2006, j’ai lutté pour ne pas me laisser envahir par la déception suite à cette grosse erreur dont je parlais tout à l’heure et qui a couté la victoire à l’équipe.  J’ai essuyé une petite défaillance (déshydratation), preuve que j’avais autre chose en tête… J’ai pu compter sur Karine à ce moment là, et on a géré la nuit au mieux. Le lendemain, j’étais remonté à bloc et nous avons comblé beaucoup de notre retard. 

 

Pour m’aider à gérer le côté psychologique, je travaille aussi en m’appuyant sur des exercices de sophrologie.

 

Le raid est un sport d’équipe, tu as déjà connu des périodes de conflits pendant une épreuve?


Oui et c’est normal qu’il y ait des hauts et des bas dans une équipe, c’est que l’équipe vie, évolue, essaie, teste, prend des risques…

Tant que ça reste bénéfique à l’équipe, il n’y a rien de malsain. Les conflits sont gérés en discutant et en vivant ensemble lors des entraînements et des compétitions.

Si je comprends bien, il est nécessaire de bien s’entendre pour que l’équipe avance...

 

Oui, bien sûr qu’il faut bien s’entendre pour que l’équipe fonctionne ! Mais pas nécessairement sans conflits.

Je trouve hypocrite au possible, les équipes qui veulent nous laisser croire que, chez eux, tout est beau, tout est rose...

 

Est-ce que tu estimes être suffisamment reconnu à travers ton sport, tes résultats?

Non… mais ce n’est pas ce que je cherche dans le raid alors tout va bien de ce coté là.

 

Mais alors, est-ce que tu trouves facilement des partenaires pour t’aider dans tes projets ?

Oui les partenaires matériels, ce n’est pas compliqué à trouver pour peu que l’on se donne la peine. Les partenaires financiers, eux, demandent plus de travail et de savoir faire. Il faut savoir se vendre et ce n’est pas donné à tout le monde !

 

Moi qui suis novice en la matière mais que ce monde attire beaucoup, quels conseils aurais-tu à me prodiguer pour devenir une « féminine qui envoie » dans une équipe?

 

 

Le travail technique, l’amélioration des points faibles et l’endurance bien sûr.

 

 

Quels sont tes prochains gros objectifs?

 

 

Mon prochain défi c’est l’Ecosse au mois de mai au « Wilderness ARC 2007 »

Ce sera la revanche face à Nike !

Pour terminer, quelques petites questions

 

Ton idole dans la vie: Mike Horn 

Ton moment préféré de la journée: Le matin tôt au petit déjeuner une terrasse un café chaud et l’Equipe …

 

Ton petit plat: les pâtes Pesto emmental râpé

 

Une bonne adresse, un bon plan à nous faire partager ? Allez mangez des pâtes au Cinecitta ou au Cia A Té , et venez achetez vos chaussures de trail et de raid chez Training7!

Merci beaucoup Seb d'avoir accepté de te soumettre à mes questions... en espérant te croiser au détour d'un chemin pentu et caillouteux, une carte de CO à la main!

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 15:59

Après avoir passé 4 jours à trotter dans les Monts d'Or et 2 jours skis au pieds à La Féclaz accompagnée de ma nouvelle montre GPS (dont je n'ai pas encore eu le temps de percer tous les secrets), me voilà enfin lessivée mais fin prête et vraiment motivée! Encore une semaine et je vais peut-être enfin découvrir les joies d'un raid blanc!

Une course par équipe de 2 qui promet d'être vraiment sympa, avec un équipier de choix, Lo, (mon "prof de raid" dixit mon père...). J'espère que cette fois sera la bonne après l'annulation du Raid blanc de la Féclaz et la traversée du Vercors!

Au programme, une distance de 38.5KM avec 720m de dénivelée

Les réjouissances devraient débuter par 4.5km course à pied sur route (120m +).

Puis 17km de ski (270m + et 390m -),

du biathlon,

5km de ski

7km de raquettes orientation (280m +) (là, c'est Lo qui prendra la carte...)

5km de ski

Et pour finir, encore un coup de biathlon

Aie aie, ca va piquer comme le diraient si bien les frères Frno!

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 11:00

A 22 ans Franck possède dores et déjà un palmarès plus qu'éloquent et peut se vanter d'avoir pris le chemin le plus direct pour devenir un "très grand" du monde de l'aviron...

Je vous propose aujourd'hui d'en savoir un peu plus sur ce phénomène qu'on appelle francky!

PORTRAIT EXPRESS: FRANCKY SOLFOROSI

22 ans

1,84m pour 72kg

Club: Aviron Union Nautique de Lyon

Etudiant en Ecole de Kinésithérapie à Lyon

Parrain de l'association ELA: "Association Européenne contre les Leucodystrophies", en compagnie de nombreux autres sportifs et célébrités comme Zizou, Luc Alphand, Florent Pagny, ou encore Mathilde Seigner, Djibril Cissé, etc...

http://www.ela-asso.com/

PALMARES INTERNATIONAL

3 fois Champion du Monde: 2005-Gifu, 2004-Banyolès, 2002-Champion du Monde Junior

Vainqueur de la Coupe du Monde: 2005, 2006

Vainqueur des Jeux méditerrannéens: 2005

Vice-champion du Monde: 2006-Eton

 

 

 

 

 Alors pour débuter mon cher Francky, qu'est-ce qui t'a amené à pratiquer l'aviron ?

Au collège j'ai fait connaissance avec un gars, Yohan Charlon, qui faisait de l'aviron depuis déjà 2 ou 3 ans, il me racontait comment se passaient les compétitions, les entraînements, et ca m'a donné envie tout simplement. 

Un jour, le club est venu proposé l'activité dans mon collège, malheureusement ce jour là, j'avais le bras dans le plâtre!

Finalement, j'ai eu la bonne idée de m'inscrire quelques temps plus tard, à un stage d'été et, de là tout a commencé !

Est-ce que tu a fais de la compétition tout de suite ?

J'ai commencé par ramer « tranquille », dans des grosses yolettes bien stables. C'était du loisir. Mais en fait, ce qui me faisait rêver, c'était de voir passer les bateaux de compétitions, tout en carbone!

J'ai eu la chance d?arriver au club alors qu'il y avait une bonne émulation, un groupe de cadets motivés et un super entraîneur (spéciale dédicace à Fabrice Bonhomme). J'ai tout fait pour monter dans le bateau n°1, c'était un huit avec barreur. J'ai réussi et, au final, on termine vice-champion de France. J'étais plutôt content pour ma 1ère saison!

L'année suivante, nous sommes restés le même groupe de copains, ce qui nous a permis de progresser ensemble, de stabiliser les choses et de vraiment s'éclater. Tactique payante puisque nous obtenons le titre de Champion de France.

Les raisons de ta passion pour l'aviron en 2 mots :

Ce serait plutôt un seul : plaisir. Pour moi l'aviron ce n'est que du plaisir !

Plaisir.. Ce mot revient souvent: Qu'est-ce que tu entends par là?

 

 

 

Tu es au contact de la nature, en plein air. Et puis pour moi, l'aviron c'est LE sport collectif par excellence ! Aussi bien en course qu'à l'entraînement, tu te dépasses avec tes potes, et ça, c'est un truc essentiel pour moi. Je crois que je ferais un mauvais skiffeur (traduction : celui qui rame tout seul) ! Moi j'ai besoin d'être en d'équipe pour aller de l'avant.

Quel est ton plus mauvais souvenir ?

Ce n'est pas évident pour moi de répondre, je dirais 2004. Cette année là, on m'a dit que j'étais trop jeune pour ramer dans le bateau olympique (Celui dans lequel je suis maintenant). Et ça, c'était plutôt dur à entendre.

Et ton meilleur ?

Gifu ! Les championnats du monde 2005. Plus que le résultat en lui-même, c'est la symbiose qui existait entre nous 4 qui restera dans mon esprit. On ne craignait rien ni personne. On avait dominé toute la saison, toutes les courses. On maîtrisait tout quoi, alors on est arrivé sur la compétition sans peur et sans reproches.

Avant un départ de finale des championnats du monde tu penses à quoi ?

Ne pas faire d'erreurs techniquement, physiquement, ramer aussi bien qu'on le fait d'habitude. Je me dis que ça va être dur, mais que ce sera pour tout le monde pareil. C'est à celui qui gèrera le mieux la difficulté. Voilà ce à quoi je pense avant le départ..

C'est une fois la ligne passée que je pense à d'autres choses : là, tu peux commencer à réaliser tout doucement, ce que tu viens de faire. Mais, pour ma part, en 2005, c'est seulement au ponton d'honneur que j'ai compris que nous étions Champions du Monde ! Avant, finalement, c'était une course comme une autre où il fallait donner le meilleur de soi. Tout simplement. 

 

Par simple curiosité... tu as des petits rituels, des objets fétiches qui ne te quittent jamais?

Je sais que ça va en faire rire certains, mais allez...je m'lance: J'avais des lunettes INVAINCUES depuis 2005, je les portaient tout le temps. Et depuis la finale des championnats du monde en 2006, elles ont perdu leurs "pouvoirs magiques"!

Par contre! Un truc auquel je ne déroge JAMAIS: je mets toujours de la gomina avant une course importante

Un vrai rital ce Solforosi!

 

Que penses-tu de la médiatisation autour de toi et de ton sport ?

Après les championnats, on a parlé de nous pendant une semaine, Mais c'est déjà ça... Moi qui suit lyonnais, je suis habitué à toujours voir du foot en première page des sports. On s'habitue à n'être qu'en arrière plan. Moi je dis, il n'y a qu'une seule solution au problème : Il faut faire champion olympique c'est tout !

Pour parvenir à ton objectif (et quel objectif!) justement, Comment fais-tu pour t'entraîner comme tu le fais, 10/12 fois par semaine et gérer tes études de kiné ?

Mon école est vraiment conciliante en ce qui concerne l'aménagement de mon cursus. J'y suis entré en tant que sportif de haut niveau, je suis donc libéré lors des stages et des compétitions qui prennent une bonne partie de l'année. Et pour le moment j'ai toutes les conditions pour m'entraîner comme il faut.

Et ton entourage en pense quoi de tout ça?

Là encore, mon entourage est très compréhensif. C'est vrai que par rapport à un couple « normal », on se voit relativement peu avec mon amie (Angèle), mais elle comprend et me soutient. Quant à mes parents, ils ont l'habitude et, au moins, ils savent ce que je fais quand je ne suis pas en cours! et puis, ils apprécient d'autant plus quand je suis présent aux réunions de famille !

Intervention d'Angèle :

Moi c'est vrai que jusqu'à présent, je ne souffrais pas vraiment de ses déplacements puisque je terminais mes études aux USA. Qu'il soit en stage ou ailleurs, je ne le voyais pas plus ! Mais maintenant que je suis rentrée en France, je me rends vraiment compte quand il n'est pas là et que les mois à venir (jusqu'aux JO) vont être durs à gérer! Mais quoiqu'il arrive je le comprends et le soutiens, il va aller au bout de ses rêves et ça, ça n'a pas de prix.

Question d'Angèle ;

Alors moi, une question me taraude...qu'est-ce que vous ressentez quand vous entendez la Marseillaise retentir sur un podium?

Réponse de Franck: (bon ben moi, je vais les laisser! Y me piquent mon job!)

De mon côté, j'avoue ne pas penser à mon pays en premier lieu. En fait, la Marseillaise, ça te fait réaliser que, ça y est, tu es Champion du Monde ! Ca c'est fort!... pas très patriote certes, mais tellement bon !

(Je reprend les rennes de cette interview, non mais...) Que comptes-tu faire après les Jeux Olympiques de Pékin ?

Et bien, en ce qui me concerne, je ne vais pas m'arrêter là, je vais continuer encore une olympiade, jusqu'en 2012. Cependant, je me pose la question de l'année 2009, année post olympique, durant laquelle j'ai bien envie d'y aller un peu plus « soft » côté aviron, relâcher un peu la pression pour profiter d'activités que je ne peux pas faire aujourd'hui et qui me tiennent à coeur, des sports outdoors: des raids, du vélo, du ski de fond...

Mais tu seras super jeune ! 24 ans !

Oui, pour l'instant je vois les choses comme ça : une année moins intense mais, sans pour autant lâcher la compétition ! Je compte quand même maintenir mon niveau international. Mais de toutes façons, j'ai encore le temps avant de prendre des décisions concernant cette année post-olympique. J'y réfléchis sans me prendre la tête, on verra le moment venu en fonction du résultat et de ma motivation !

Notre interview arrive à son terme, nous concluerons donc par les inévitables petites questions subsididaires:

Les gens que tu admires: En toute sincérité, Jean-Christophe Rolland, Franck Bussière et Jean-Christophe Bette. Pourquoi: parce que ce sont des gens remarquables sur le plan sportif et de l'hygiène de vie, qui ne se plaignent jamais et surtout restent humbles en toutes circonstances. Pour moi, ce sont vraiment des exemples à suivre!

Ton plat préféré: Hummm le foie gras de canard poëlé

Ton moment préféré de la journée: 16h l'heure du goûter!!!

Une bonne adresse à nous faire partager?: Ah ça oui! Chez les Bette, on est toujours aussi bien reçu et on y mange bien!

 

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 08:44

6h ce matin, je me lève, quelque peu "déphasée" par une journée de révision...

Je me regarde dans le miroir et là! Une petite ridule vient d'apparaître au coin de mon oeil durant la nuit! Serait-ce le stress des exams?...non j'ai mangé un Bio hier soir...

Je réfléchis 30" et c'est la révélation...

Aujourd'hui, nous sommes le 15 février, Eh oui! C'est mon anniversaire! 27 ans de bons et loyaux services! Et ben dis donc, c'est qu'elle commence à être en phase de maturité la carotte...

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